13 mai 2017
LEGISLATIVES 2017
La candidature de Jean-Claude RENAUX comme suppléant de Pascale BOITARD,n'est pas une décision qui engage la section de Camon. C'est un choix qui engage Jean-Claude RENAUX qui en a fait part à ses camarades. Chacun reste libre de ses choix.
29 avril 2017
2ème tour des élections présidentielles
VOTONS MACRON
le 7 mai prochain
le 7 mai prochain
Aujourd'hui, la menace fasciste est supérieure à la menace capitaliste. Une Marine Le Pen cheffe de l'Etat et donc des armées, contrôlant une armée et une police aisément loyaliste, ne laisse rien augurer de bon pour notre démocratie. S'abstenir c'est donc ne pas être sûr de pouvoir revoter avant longtemps et prendre le pouvoir quand il est aux mains des fascistes, nécessite une guerre civile... Évitons la tant que nous le pouvons.
Il n'y a donc pas à tergiverser, il faut bloquer le FN. Ce même Front National qui, si il fait un bon score, s'invitera, soyez-en sûrs, dans les élections législatives et municipales avec un appétit féroce.
Le 30 avril, nous commémorerons la journée nationale des Déportés. N'oublions pas le sang versé par nos aînés dans la lutte anti- fasciste. Il est de notre devoir, au moment de fleurir la tombe de nos anciens, de savoir que l'on a tout fait pour contrer les porteurs de haine.
17 novembre 2016
NE NOUS TROMPONS PAS D’INDIGNATION !
N
L’émission « Rue des Allocs » a fait couler
beaucoup d’encre. Quelle honte de montrer les gens ainsi! Les pauvres sont
jetés en patûre à l’audimat ! Journalisme poubelle et sans conscience…
Bref l’indignation bien pensante et policée a déversé son flot habituel.
Mais ce qui était réellement révoltant c’est l’état de
pauvreté voire de misère dans lequel vivent ces habitants de Saint Leu obligés
pour certains de plonger dans les rieux pour récupérer quelques piécettes afin de
survivre. Être pauvre, c’est terrible effrayant pour ceux qui ont peur de le revenir. Être pauvre au 21ème siécle dans
des conditions proches des misérables de Victor Hugo est dimplement révoltant.
Dans quelle société vivons-nous pour que des hommes et des
femmes vivent dans de telles conditions alors que les milliards des plus riches
s’envolent par la grâce de l’optimisation fiscale et que les dividendes
emplissent les coffres des financiers . Les années de libéralisme féroces
passées et à venir ne ferons qu’aggraver et amplifier la pauvreté et la misère
si d’autre choix politiques forts et déterminés n’y mettent pas un terme.
Quant à la qualité des programmes de télévision …Peut-être
verra-t-on un jour un reportage en immersion mettant en présence Pierre Gattaz,
les banquiers d’HSBC et le premier ministre devisant cordialement dans un
palace. Mais on vient de me taper gentiment sur l’épaule pour me dire que
l’émission « faut pas rêver » exite déjà.
12 novembre 2016
Pourquoi pas nous ?
Ronald Reagan, acteur de seconde zone, Georges W Bush,
milliardaire du pétrole et maintenant Donald Trump, milliardaire de
l’immobilier : on peut reconnaitre un talent certain des Américains qui votent pour porter au pouvoir des personnalités "atypiques" et fortunées.
Cela ouvre par ailleurs de grands espoirs pour Les Républicains
qui présentent parmi leurs candidats un ancien président de la République, avocat
d’affaires, qui va transformer le jambon en frites et bouter le migrant hors de
France.
A l’instar des Etats Unis pourquoi n’aurions-nous pas la
chance d’avoir un énergumène à ,lElysée ?
De surcroît il s'agirait d'un énergumène expérimenté, nous serions alors proche du sublime.
29 octobre 2016
20 octobre 2016
Soutien aux Goodyear à Amiens les 19 et 20 octobre
Forte mobilisation dès le 19 octobre pour soutenir les 8 de Goodyear lors de leur procès. Malgré cela le parquet s'entête à poursuivre les militants et requiert deux ans de prison avec sursis. Rappelons que les dirigeants de Goodyear avait retiré leur plainte, aucune violence n'ayant été commise contre les cadres retenus. Il s'agit bien là d'un acharnement du pouvoir contre l'action syndicale qui défend l'emploi. Ce pouvoir préfère plaire aux milliardaires qui auront reçu 40 milliards de CICE à la fin du quinquennat...
3 septembre 2016
Une brèche dans le mur TAFTA !
Matthias Fekl,
secrétaire d'État au Commerce extérieur, a annoncé que la France
retirait son soutien politique aux négociations menées par la Commission
européenne avec les Etats-Unis sur le TAFTA et qu'elle demandera, au
Sommet de Bratislava fin septembre, l'arrêt pur et simple des
négociations à l'échelle européenne.
Le PCF, satisfait de cette prise de position française, demeurera extrêmement vigilant quant à sa mise en œuvre.
Cette annonce
est le résultat d'une mobilisation citoyenne, politique et sociale sans
précédent à l’échelle européenne contre un projet opaque, négocié dans
le secret, et faisant courir le risque aux peuples européens et
américains, d'un abaissement généralisé de leur qualité de vie au profit
des seules multinationales. C’est une première victoire à son actif !
La déclaration
de M. Fekl, confirmée par François Hollande, ne doit pas être l’arbre
qui cache la forêt. Le chef de l’Etat a confirmé la volonté française de
ratifier le CETA (Accord de libre-échange entre l’UE et le Canada) et
le gouvernement laisse « vivre sa vie » à traités du même acabit le TISA
(Accord qui vise la libéralisation des services publics).
Le PCF appelle
le président et l'Exécutif à la cohérence et à la défense des intérêts
économiques et sociaux de notre peuple et des peuples européens, et donc
à retirer de la même façon son soutien au CETA et au TISA pour initier
au contraire des traités de maîtrise des échanges visant le
développement humain, social et écologique, et celui des biens communs.
Ce qui est
aujourd’hui contesté par la France et l’Allemagne dans le TAFTA, c’est
la faiblesse des retombées économiques pour l’Europe et non l’opacité,
l'affaiblissement des souverainetés nationales, le contenu néfaste de
ces accords de libre-échange pour les droits sociaux, les services
publics, l'alimentation, la culture de tous les peuples concernés. Il
s’agit d’attaques en règle pour abattre non seulement les normes de
protection, mais également les États, et à travers eux la souveraineté
des peuples. Leur objectif est de sanctuariser la puissance de la
multinationale comme forme de gouvernement, au service des intérêts des
« 1% ».
Un autre
chemin, celui d’une régulation commerciale mutuellement bénéfique pour
les peuples, ayant le souci du bien commun au niveau international, est
pourtant possible. La France devrait en être la promotrice.
Dans cette
perspective, le PCF sera de celles et de ceux qui, dans de nombreux pays
européens, participeront à la poursuite de la mobilisation dans les
semaines à venir pour dire non au TAFTA et au CETA, et particulièrement
en France le 15 octobre prochain.
Parti communiste français,
Paris, le 31 août 2016.
Les communes de Camon, Longueau, Roye, le Conseil Général de la Somme, la région de Picardie et la Région Nord Pas de Calais s’étaient prononcées en 2014 et 2015 contre la ratification en l'état du TAFTA
30 août 2016
Besnier et le pot au lait
Pour
vivre heureux, il préférerait rester caché, loin des projecteurs
médiatiques. Cette discrétion, il l’applique même aux comptes de son
entreprise : top secret !
Même
les délégués syndicaux ne sont pas capables de chiffrer ses immenses
bénéfices. Tout juste évalue-t-on sa fortune personnelle à 7,6 milliards
d’euros, au 13e rang français. Tout cela circule dans l’opacité d’une
holding belge. Le système est rodé. Lactalis paie aux producteurs le
lait moins cher qu’il ne leur coûte. À eux de gérer leurs pertes ! Et
pas de discussion surtout, le capitalisme branché a des allures de
féodalité bien comprise et quelques fois prêchée par certains
syndicalistes agricoles qui ont eux-mêmes de solides intérêts dans le
système. Mais cette addition de la dîme, des corvées et de la taille
provoque dans les campagnes une nouvelle jacquerie. Fini, l’accumulation
paisible comme l’avait pratiquée les générations précédentes de ce
marquis du lait. Aujourd’hui, Emmanuel Besnier est dans les phares des
tracteurs qui bloquent une quinzaine de ses sites.
Soyons honnêtes. Lactalis n’est pas la seule entreprise à
faire son beurre sur le dos des éleveurs. C’est même le fond du système
qui pressure le travail de paysans souvent aveuglés par l’impression que
leur travail est indépendant et qu’ils en sont les maîtres, tandis
qu’un nœud coulant les étrangle, les poussant à surinvestir – et donc à
s’endetter – pour produire plus ce qu’ils vendront moins cher. Souvent
le souffle manque… Les suicides, plus ou moins déclarés comme tels, sont
légion dans les campagnes. Et combien perdent tout dans ce jeu inégal !
Emmanuel Besnier veut rester inflexible. Il sait qu’il a
des amis. Certains lui ont offert le CICE, d’autres ou les mêmes le
pacte de responsabilité additionné de la loi El Khomri, et on lui fait
même miroiter la fin de l’impôt sur la fortune. La toute petite minorité
qui profite du système économique fait bloc pour le protéger. C’est une
force. Mais elle reste une toute petite minorité…
4 juillet 2016
Que demande le Peuple ? La grande consultation citoyenne
Vous voulez être entendus
Comme nous, vous en avez assez de voir la parole populaire méprisée, ignorée, trahie.Le Parti communiste lance une grande consultation citoyenne dans le pays pour débloquer la situation. Pour avoir un grand débat public, faire émerger les exigences populaires, ouvrir des solutions face à la crise. Un grand débat pour donner votre avis sur la France, l’Europe, le monde.
Nous avons tous un bout de la solution
Vos exigences, exprimées et rassemblées doivent former un mandat populaire à rendre incontournable. Donc, à vous d’écrire la politique, à vous la parole !Prenez la parole !
Le questionnaire, proposé à 500 000 personnes dans le pays est un point de départ. Vos réponses seront synthétisées au niveau national et rendues publiques.Vous pouvez remplir le questionnaire directement par internet sur le site
www.lagrandeconsultationcitoyenne.fr
10 juin 2016
Le système social allemand qui fait rêver Valls, Macron et la CFDT...
7 juin 2016
Retrait de la loi El Khomri : renforçons la mobilisation ! Votation sur la loi travail
En 2012, nous avons entendu "mon ennemi c'est la finance".
En 2016, après la loi Macron 1, le CICE, etc... la loi El Khomri
protège les plus riches et précarise les jeunes, les employé-e-s,
les ouvrières, les ouvriers dans le monde du travail. Nous refusons
cette logique. Nous voulons le retrait de la loi El Khomri et écrire un
nouveau code du travail plus favorable aux ouvrières et ouvriers,
employé-e-s, aux entrepreneurs, à celles et ceux qui produisent par leur
travail de la richesse.
Depuis des semaines les mobilisations s'élargissent touchant des pans entiers de notre économie.
Les motivations de cette mobilisation sont claires.
Si la loi passe, la hiérarchie des normes serait renversée. Pour
abaisser les droits et protections des salarié-e-s, l'accord
d'entreprise prévaudrait sur le Code du travail.
Si la loi passe, les licenciements seraient facilités.
Si la loi passe, le patronat pourra faire approuver un accord par
référendum en contournant les délégué-e-s syndicaux. Bel outil pour le
chantage à l’emploi.
Si la loi passe, le taux des heures supplémentaires pourrait être
réduit, vos dates de vacances déplacées, vos journées de deuil familial
refusées, la visite médicale d'embauche remplacée par une visite
d'information, les temps d'astreinte décomptés des temps de repos…
Face à cette mobilisation, le gouvernement et le patronat usent de la provocation et de la surenchère.
Non, Monsieur le premier Ministre, ce ne sont pas les syndiqué-e-s
qui sont minoritaires et qui veulent tordre l'intérêt général ». C'est
votre gouvernement et ce qui reste de votre majorité parlementaire qui
sont minoritaires :
Minoritaire chez les syndicalistes, puisque 4 centrales syndicales,
la CGT, FO, la FSU et Solidaires sont opposées à la loi Travail.
Minoritaire chez les jeunes, qui devaient être la priorité du mandat
présidentiel, puisque les grandes organisations dont l'UNEF, la JOC et
la JC sont mobilisées dans les facs et les lycées, dans les rues et sur
les places.
Minoritaire dans l'opinion. Après le million de signatures dépassé
pour le retrait de la loi El-Khomri, depuis un mois, les sondages
donnent plus de 70 % des Françaises et des Français opposé-e-s à la loi.
Minoritaire même à l'Assemblée nationale puisque le gouvernement a
choisi d'arrêter les débats et de passer la loi en force, en première
lecture.
Face à ce rejet massif, le gouvernement, le patronat, la droite et
son extrême font déferler un flot d'injures, de calomnies et de
violences contre les acteurs du mouvement social. Cette stratégie
grossière illustre l'enjeu qu'il y a derrière cette loi et vise, dans un
moment déterminant, à ne plus parler de son contenu.
Nous ne tomberons pas dans ce piège et le Parti communiste, ses militant-e-s et ses élu-e-s sont déterminé-e-s, fort de la mobilisation qui s'amplifie, à soutenir
et participer à toutes les initiatives jusqu'au retrait de la loi
El-Khomri. Le Parti communiste français invite ses organisations
départementales et locales à contribuer à faire du 14 juin, journée de
grande manifestation nationale, une réussite.
Déterminé-e-s, les parlementaires du Front de gauche poursuivront le
combat . Ils ont déposé, avec des parlementaires socialistes et
écologistes une proposition de loi Travail alternative . Ils seront à
l'initiative d'une motion de censure de gauche si le gouvernement
utilise de nouveau le 49.3.
Déterminés, nous demandons des comptes au patronat sur l'utilisation des 40 milliards d'euros du CICE.
Déterminé-e-s, nous proposons une alternative aux logiques libérales du gouvernement :
● d'écrire un code du travail du 21e siècle qui permette de contester la mainmise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.
● d'augmenter les salaires et baisser le temps de travail à 32 heures
par semaine pour permettre la création de centaines de milliers
d’emplois.
● de créer une sécurité d’emploi et de formation garantissant à tout
salarié la possibilité d’alterner périodes d’emploi et de formation sans
passer par la case chômage.
● de prendre le contrôle du crédit bancaire, de l’argent public donné
aux entreprises pour financer des programmes de créations d’emplois et
de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.
● de donner aux salariés des droits et pouvoirs nouveaux d’intervention dans les choix des entreprises.
● de réformer le financement de la protection sociale, de financer le développement de la formation professionnelle.
31 mai 2016
Une rescapée du massacre d'Oradour sur Glane refuse d'être honorée par Manuel Valls
Camille Senon, l'une des dernières rescapées du massacre d'Oradour sur
Glane, vient de refuser la proposition du premier ministre de l'élever
au rang de commandeur de l'ordre national du mérite. Opposée à la loi
travail elle ne veut surtout pas trahir les convictions
de toute une vie.
A 93 ans , Camille Senon, garde un caractère bien trempé. C'est le 18 mai dernier qu'elle a reçu un courrier de Matignon l'informant qu'elle allait être nommée commandeur de l'ordre national du mérite, mais c'était sans compter sur son passé de syndicaliste et qui plus est à la CGT. Pour Camille Senon qui suit l'actualité au jour le jour et qui soutient les opposants à la loi El komri, "Pas question d'accepter une décoration venant d'un gouvernement qui ne respecte pas les salariés" explique t-elle.
"Je veux rester fidèle à mes convictions"
Moins de 48 heures après avoir reçu la proposition de Manuel Valls, Camille Senon lui a adressé un courrier pour expliquer son refus d'être élevée au rang de commandeur de l'ordre du mérite . Elle explique avoir toujours milité pour plus de justice, de fraternité et de paix et que le contexte actuel déclenché par le gouvernement, estime Camille Senon ne va pas dans ce sens. "Accepter d'être décorée ce serait renier les engagements de toute ma vie ". Lors des dernières élections municipales à Limoges Camille Senon s'était présentée sur la liste du Front de gauche.
J'ai consacré ma vie à lutter en faveur de la paix
"Le massacre d'Oradour sur Glane je vis avec depuis 72 ans" explique aussi Camille Senon qui témoigne auprès des jeunes depuis des décennies pour qu'on n'oublie pas ce qui s'est passé ce 10 juin 1944 dans ce village de la Haute Vienne où 642 personnes ont été tuées par la division SS Das Reich. Ce jour là Camille Senon était dans le tramway la ramenant de Limoges à Oradour sur Glane, lorsqu'elle a vu les flammes dans le village. Elle faisait partie de la vingtaine de passagers qui ont échappé au massacre . Et " tout ce que j'ai fait depuis c'est pour le devoir de mémoire, ce n'est pas pour des décorations " conclut aujourd'hui Camille Senon.
"Le massacre d'Oradour sur Glane je vis avec depuis 72 ans" explique aussi Camille Senon qui témoigne auprès des jeunes depuis des décennies pour qu'on n'oublie pas ce qui s'est passé ce 10 juin 1944 dans ce village de la Haute Vienne où 642 personnes ont été tuées par la division SS Das Reich. Ce jour là Camille Senon était dans le tramway la ramenant de Limoges à Oradour sur Glane, lorsqu'elle a vu les flammes dans le village. Elle faisait partie de la vingtaine de passagers qui ont échappé au massacre . Et " tout ce que j'ai fait depuis c'est pour le devoir de mémoire, ce n'est pas pour des décorations " conclut aujourd'hui Camille Senon.
Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin lundi 30 mai 2016
25 mai 2016
La lutte s'amplifie pour le retrait de la loi El-Khomri
► Une manifestation nationale aura lieu le 14 juin à Paris. Le gouvernement doit se rendre à la raison et écouter l'opinion des citoyennes et citoyens
Retrait du projet de loi El-Khomri Appel à la mobilisation du Parti communiste français
La mobilisation contre la loi El Khromri s'amplifie : blocage des raffineries, grève à la SNCF, à La Poste, à la RATP, chez les routiers, des actions locales, dans des universités, dans des entreprises… Plusieurs manifestations et actions se préparent dans les jours et semaines qui viennent. Le Parti communiste soutient toutes les initiatives, toutes les grèves de branches, de secteurs, locales qui voient le jour.Ce mouvement s'amplifie parce que le cœur du projet de loi El Khomri, avec notamment l'inversion de la hiérarchie des normes, est confirmé par le gouvernement, la droite et le patronat, malgré l'opposition archi-majoritaire à ce texte dans le pays.
Sans chercher le moindre début de discussion, le gouvernement vient de s’illustrer dans une opération de police brutale contre les salariés en lutte, devant le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer. Cette attitude en dit long sur les dérives de ce pouvoir qui ne supporte pas la contradiction populaire et refuse d’entendre raison. Le PCF condamne ce choix politique qui n'a rien à envier à celui de la majorité précédente face au mouvement contre la loi sur les retraites de 2010.
En agissant de la sorte, le gouvernement de François Hollande et Manuel Valls achève de se disqualifier. Le peuple de gauche doit en tirer les leçons. Refusant de céder à l'intimidation, il faut d'urgence que les hommes et les femmes qui se reconnaissent dans les combats de la gauche se rassemblent pour tracer une autre perspective
Après le passage en force en première lecture à l'Assemblée nationale, le texte va passer au Sénat le 13 juin. L'ambition de la majorité de droite est de durcir encore le projet de loi en renforçant son caractère libéral, anti-social, pour essayer de le faire adopter en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Pour contrer ce scénario, les mobilisations et les grèves doivent s'élargir encore pour le retrait du texte, et pour censurer le gouvernement s' il tente encore une fois de passer en force.
Face au bras de fer qui est engagé, nous soutenons la Manifestation nationale du mardi 14 juin à Paris. Réussir le 14 juin, c'est donner du poids aux exigences et aux revendications populaires et de la voix aux parlementaires communistes et du Front de gauche à l'Assemblée nationale et au Sénat qui ne lâchent rien pour obtenir le retrait du projet de loi.Manifestation nationale contre la loi TravailMardi 14 juin à Paris
D'ici là, participons nombreux à la votation proposée par les organisations de jeunesse ainsi qu'aux différentes manifestations, rassemblements comme le 26 mai et le 6 juin.
17 mai 2016
12 mai 2016
Votons une motion de censure citoyenne
Sans l’avouer ouvertement, le projet de loi met fin de fait aux trente-cinq heures. Des régressions, en voici quelques autres :
1. On travaillerait plus pour gagner moins, jusqu’à douze heures par jour par simple « accord ».2. Les licenciements seraient facilités. Les risques encourus par les patrons pour licenciement abusif seraient réduits.
3. Les femmes seraient particulièrement pénalisées, notamment à travers la déréglementation des temps partiels.
4. Les patrons auraient toute liberté pour décider quand commence la semaine et contourner la majoration du dimanche.
5. La médecine du travail, les prud’hommes, les institutions représentatives du personnel seraient laminés.
6. Contrairement à un principe fondateur de notre droit social destiné à protéger les salariés, des accords d'entreprises pourraient contenir des dispositions plus défavorables aux travailleurs que ce que prévoit la loi.
Depuis des mois, nous sommes des millions à exprimer notre opposition et notre colère face au projet de loi "travail".
Nous ne voulons pas d’un texte qui facilite les licenciements,
permette de contourner la loi dans les entreprises pour abîmer nos
conditions de travail et menace notre vie quotidienne.
Le Gouvernement n’a pas de majorité pour voter cette loi, ni dans
le pays, ni à l’Assemblée. Il a décidé de passer en force, en utilisant
une anomalie démocratique, l’article 49.3 de la Constitution.
Ce Gouvernement n’a plus la confiance des salarié.e.s. Il n’a plus notre confiance.
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