article publié dans l'Humanité le 09/06/2016
10 juin 2016
7 juin 2016
Retrait de la loi El Khomri : renforçons la mobilisation ! Votation sur la loi travail
En 2012, nous avons entendu "mon ennemi c'est la finance".
En 2016, après la loi Macron 1, le CICE, etc... la loi El Khomri
protège les plus riches et précarise les jeunes, les employé-e-s,
les ouvrières, les ouvriers dans le monde du travail. Nous refusons
cette logique. Nous voulons le retrait de la loi El Khomri et écrire un
nouveau code du travail plus favorable aux ouvrières et ouvriers,
employé-e-s, aux entrepreneurs, à celles et ceux qui produisent par leur
travail de la richesse.
Depuis des semaines les mobilisations s'élargissent touchant des pans entiers de notre économie.
Les motivations de cette mobilisation sont claires.
Si la loi passe, la hiérarchie des normes serait renversée. Pour
abaisser les droits et protections des salarié-e-s, l'accord
d'entreprise prévaudrait sur le Code du travail.
Si la loi passe, les licenciements seraient facilités.
Si la loi passe, le patronat pourra faire approuver un accord par
référendum en contournant les délégué-e-s syndicaux. Bel outil pour le
chantage à l’emploi.
Si la loi passe, le taux des heures supplémentaires pourrait être
réduit, vos dates de vacances déplacées, vos journées de deuil familial
refusées, la visite médicale d'embauche remplacée par une visite
d'information, les temps d'astreinte décomptés des temps de repos…
Face à cette mobilisation, le gouvernement et le patronat usent de la provocation et de la surenchère.
Non, Monsieur le premier Ministre, ce ne sont pas les syndiqué-e-s
qui sont minoritaires et qui veulent tordre l'intérêt général ». C'est
votre gouvernement et ce qui reste de votre majorité parlementaire qui
sont minoritaires :
Minoritaire chez les syndicalistes, puisque 4 centrales syndicales,
la CGT, FO, la FSU et Solidaires sont opposées à la loi Travail.
Minoritaire chez les jeunes, qui devaient être la priorité du mandat
présidentiel, puisque les grandes organisations dont l'UNEF, la JOC et
la JC sont mobilisées dans les facs et les lycées, dans les rues et sur
les places.
Minoritaire dans l'opinion. Après le million de signatures dépassé
pour le retrait de la loi El-Khomri, depuis un mois, les sondages
donnent plus de 70 % des Françaises et des Français opposé-e-s à la loi.
Minoritaire même à l'Assemblée nationale puisque le gouvernement a
choisi d'arrêter les débats et de passer la loi en force, en première
lecture.
Face à ce rejet massif, le gouvernement, le patronat, la droite et
son extrême font déferler un flot d'injures, de calomnies et de
violences contre les acteurs du mouvement social. Cette stratégie
grossière illustre l'enjeu qu'il y a derrière cette loi et vise, dans un
moment déterminant, à ne plus parler de son contenu.
Nous ne tomberons pas dans ce piège et le Parti communiste, ses militant-e-s et ses élu-e-s sont déterminé-e-s, fort de la mobilisation qui s'amplifie, à soutenir
et participer à toutes les initiatives jusqu'au retrait de la loi
El-Khomri. Le Parti communiste français invite ses organisations
départementales et locales à contribuer à faire du 14 juin, journée de
grande manifestation nationale, une réussite.
Déterminé-e-s, les parlementaires du Front de gauche poursuivront le
combat . Ils ont déposé, avec des parlementaires socialistes et
écologistes une proposition de loi Travail alternative . Ils seront à
l'initiative d'une motion de censure de gauche si le gouvernement
utilise de nouveau le 49.3.
Déterminés, nous demandons des comptes au patronat sur l'utilisation des 40 milliards d'euros du CICE.
Déterminé-e-s, nous proposons une alternative aux logiques libérales du gouvernement :
● d'écrire un code du travail du 21e siècle qui permette de contester la mainmise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.
● d'augmenter les salaires et baisser le temps de travail à 32 heures
par semaine pour permettre la création de centaines de milliers
d’emplois.
● de créer une sécurité d’emploi et de formation garantissant à tout
salarié la possibilité d’alterner périodes d’emploi et de formation sans
passer par la case chômage.
● de prendre le contrôle du crédit bancaire, de l’argent public donné
aux entreprises pour financer des programmes de créations d’emplois et
de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.
● de donner aux salariés des droits et pouvoirs nouveaux d’intervention dans les choix des entreprises.
● de réformer le financement de la protection sociale, de financer le développement de la formation professionnelle.
31 mai 2016
Une rescapée du massacre d'Oradour sur Glane refuse d'être honorée par Manuel Valls
Camille Senon, l'une des dernières rescapées du massacre d'Oradour sur
Glane, vient de refuser la proposition du premier ministre de l'élever
au rang de commandeur de l'ordre national du mérite. Opposée à la loi
travail elle ne veut surtout pas trahir les convictions
de toute une vie.
A 93 ans , Camille Senon, garde un caractère bien trempé. C'est le 18 mai dernier qu'elle a reçu un courrier de Matignon l'informant qu'elle allait être nommée commandeur de l'ordre national du mérite, mais c'était sans compter sur son passé de syndicaliste et qui plus est à la CGT. Pour Camille Senon qui suit l'actualité au jour le jour et qui soutient les opposants à la loi El komri, "Pas question d'accepter une décoration venant d'un gouvernement qui ne respecte pas les salariés" explique t-elle.
"Je veux rester fidèle à mes convictions"
Moins de 48 heures après avoir reçu la proposition de Manuel Valls, Camille Senon lui a adressé un courrier pour expliquer son refus d'être élevée au rang de commandeur de l'ordre du mérite . Elle explique avoir toujours milité pour plus de justice, de fraternité et de paix et que le contexte actuel déclenché par le gouvernement, estime Camille Senon ne va pas dans ce sens. "Accepter d'être décorée ce serait renier les engagements de toute ma vie ". Lors des dernières élections municipales à Limoges Camille Senon s'était présentée sur la liste du Front de gauche.
J'ai consacré ma vie à lutter en faveur de la paix
"Le massacre d'Oradour sur Glane je vis avec depuis 72 ans" explique aussi Camille Senon qui témoigne auprès des jeunes depuis des décennies pour qu'on n'oublie pas ce qui s'est passé ce 10 juin 1944 dans ce village de la Haute Vienne où 642 personnes ont été tuées par la division SS Das Reich. Ce jour là Camille Senon était dans le tramway la ramenant de Limoges à Oradour sur Glane, lorsqu'elle a vu les flammes dans le village. Elle faisait partie de la vingtaine de passagers qui ont échappé au massacre . Et " tout ce que j'ai fait depuis c'est pour le devoir de mémoire, ce n'est pas pour des décorations " conclut aujourd'hui Camille Senon.
"Le massacre d'Oradour sur Glane je vis avec depuis 72 ans" explique aussi Camille Senon qui témoigne auprès des jeunes depuis des décennies pour qu'on n'oublie pas ce qui s'est passé ce 10 juin 1944 dans ce village de la Haute Vienne où 642 personnes ont été tuées par la division SS Das Reich. Ce jour là Camille Senon était dans le tramway la ramenant de Limoges à Oradour sur Glane, lorsqu'elle a vu les flammes dans le village. Elle faisait partie de la vingtaine de passagers qui ont échappé au massacre . Et " tout ce que j'ai fait depuis c'est pour le devoir de mémoire, ce n'est pas pour des décorations " conclut aujourd'hui Camille Senon.
Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin lundi 30 mai 2016
25 mai 2016
La lutte s'amplifie pour le retrait de la loi El-Khomri
► Une manifestation nationale aura lieu le 14 juin à Paris. Le gouvernement doit se rendre à la raison et écouter l'opinion des citoyennes et citoyens
Retrait du projet de loi El-Khomri Appel à la mobilisation du Parti communiste français
La mobilisation contre la loi El Khromri s'amplifie : blocage des raffineries, grève à la SNCF, à La Poste, à la RATP, chez les routiers, des actions locales, dans des universités, dans des entreprises… Plusieurs manifestations et actions se préparent dans les jours et semaines qui viennent. Le Parti communiste soutient toutes les initiatives, toutes les grèves de branches, de secteurs, locales qui voient le jour.Ce mouvement s'amplifie parce que le cœur du projet de loi El Khomri, avec notamment l'inversion de la hiérarchie des normes, est confirmé par le gouvernement, la droite et le patronat, malgré l'opposition archi-majoritaire à ce texte dans le pays.
Sans chercher le moindre début de discussion, le gouvernement vient de s’illustrer dans une opération de police brutale contre les salariés en lutte, devant le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer. Cette attitude en dit long sur les dérives de ce pouvoir qui ne supporte pas la contradiction populaire et refuse d’entendre raison. Le PCF condamne ce choix politique qui n'a rien à envier à celui de la majorité précédente face au mouvement contre la loi sur les retraites de 2010.
En agissant de la sorte, le gouvernement de François Hollande et Manuel Valls achève de se disqualifier. Le peuple de gauche doit en tirer les leçons. Refusant de céder à l'intimidation, il faut d'urgence que les hommes et les femmes qui se reconnaissent dans les combats de la gauche se rassemblent pour tracer une autre perspective
Après le passage en force en première lecture à l'Assemblée nationale, le texte va passer au Sénat le 13 juin. L'ambition de la majorité de droite est de durcir encore le projet de loi en renforçant son caractère libéral, anti-social, pour essayer de le faire adopter en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Pour contrer ce scénario, les mobilisations et les grèves doivent s'élargir encore pour le retrait du texte, et pour censurer le gouvernement s' il tente encore une fois de passer en force.
Face au bras de fer qui est engagé, nous soutenons la Manifestation nationale du mardi 14 juin à Paris. Réussir le 14 juin, c'est donner du poids aux exigences et aux revendications populaires et de la voix aux parlementaires communistes et du Front de gauche à l'Assemblée nationale et au Sénat qui ne lâchent rien pour obtenir le retrait du projet de loi.Manifestation nationale contre la loi TravailMardi 14 juin à Paris
D'ici là, participons nombreux à la votation proposée par les organisations de jeunesse ainsi qu'aux différentes manifestations, rassemblements comme le 26 mai et le 6 juin.
17 mai 2016
12 mai 2016
Votons une motion de censure citoyenne
Sans l’avouer ouvertement, le projet de loi met fin de fait aux trente-cinq heures. Des régressions, en voici quelques autres :
1. On travaillerait plus pour gagner moins, jusqu’à douze heures par jour par simple « accord ».2. Les licenciements seraient facilités. Les risques encourus par les patrons pour licenciement abusif seraient réduits.
3. Les femmes seraient particulièrement pénalisées, notamment à travers la déréglementation des temps partiels.
4. Les patrons auraient toute liberté pour décider quand commence la semaine et contourner la majoration du dimanche.
5. La médecine du travail, les prud’hommes, les institutions représentatives du personnel seraient laminés.
6. Contrairement à un principe fondateur de notre droit social destiné à protéger les salariés, des accords d'entreprises pourraient contenir des dispositions plus défavorables aux travailleurs que ce que prévoit la loi.
Depuis des mois, nous sommes des millions à exprimer notre opposition et notre colère face au projet de loi "travail".
Nous ne voulons pas d’un texte qui facilite les licenciements,
permette de contourner la loi dans les entreprises pour abîmer nos
conditions de travail et menace notre vie quotidienne.
Le Gouvernement n’a pas de majorité pour voter cette loi, ni dans
le pays, ni à l’Assemblée. Il a décidé de passer en force, en utilisant
une anomalie démocratique, l’article 49.3 de la Constitution.
Ce Gouvernement n’a plus la confiance des salarié.e.s. Il n’a plus notre confiance.
9 mai 2016
Pétition pour le maintien du concours "C'est tout lu"
Depuis
20 ans, le concours "C'est tout lu" connaît un succès considérable dans
une quarantaine de collèges de la Somme. Ce sont plus de 1000 élèves
par an qui s'impliquent avec leurs professeurs dans ce concours qui
plonge les enfants dans la lecture et l'écriture.De façon inattendue, le Conseil Départemental revient sur son engagement en faisant savoir que cette année les participants ne recevraient pas les récompenses prévues et annonce que le concours sera tout simplement supprimé l'an prochain !
Nous demandons :
- pour cette année le maintien des récompenses pour l'ensemble des participants (chose promise, chose due)
- la reconduction du concours pour les années à venir
22 avril 2016
9 avril 2016
La grande évasion
L'évasion fiscale, c'est, pour l'estimation la plus basse, 25 000 milliards d'euros. Soit :
► 15 fois le Produit Intérieur Brut de la France
► La dette de tous les pays européens multipliée par plus de 2
► La dette de tous les pays du Tiers-Monde multipliée par 10
C'est d'autant plus indécent que selon le très officiel rapport
Oxfam, les inégalités n'en finissent plus de se creuser : le patrimoine
des 1 % des plus riches du monde dépasse désormais celui de 99 % de la
population. 62 personnes ont autant d'argent que 3,5 milliard
d'individus !
Contrairement aux idées reçues, la crise n’a pas contribué à réduire
cette montagne de masse monétaire. Au contraire, elle n’en fini pas
d’enfler. Mais évidemment, elle ne profite qu’à quelques-uns
Et en France, on continue d'alimenter les actionnaires avec le CICE
et autres cadeaux, le chœur conjoint du gouvernement et du Medef entonne
toujours la même chanson : « C'est le travail qui serait trop cher, à
votre bon coeur pour les actionnaires ».
LES PROPOSITIONS EXISTENT
Nicolas Sarkozy avait dit en 2009, à la sortie du G20, « Les paradis
fiscaux c'est fini. François Hollande, pour calmer l’indignation
populaire, salue les lanceurs d'alerte – alors qu'il a refusé d'en
accueillir deux : Snowden et Assange. Il promet des enquêtes sans que
cela débouche sur des mesures concrètes et fortes. Pourtant, on les
connaît les solutions !
Éric Bocquet, sénateur communiste, a permis l’adoption l’an passé par
le Sénat d’un rapport qui formule 61 propositions pour en finir avec
l’évasion fiscale. http://blogs.senat.fr/evasion-fiscale/ Le rapport a été adopté mais les propositions sont restée lettre morte.
On le voit, les solutions sont connues. Ce qui manque, ce ne sont
donc pas les idées, les propositions. Ce qui manque, ce ne sont pas
plus les déclarations velléitaires. Ce qui manque, c’est la volonté
politique pour réorienter notre économie vers la satisfaction des
besoins, pour mettre un terme au diktat des banques et de la finance. Et
tout de suite, il faut mieux protéger et accueillir les lanceurs
d'alerte, pour débusquer les fraudeurs. C’est la volonté du Parti
communiste français et du Front de gauche.
31 mars 2016
Soutien aux salariés de la polyclinique d'Amiens

Depuis plusieurs années, les salaires des agents de la Polyclinique d'Amiens sont bloqués. Les primes ont été supprimées. Malgré les demandes et les propositions des représentants du personnel, aucune avancée n'est constatée lors des négociations annuelles obligatoires (NAO). Aucun protocole signé pour l’année 2015 et aucune discussion n’a démarré pour ce qui concerne 2016.
De plus une erreur de calcul sur les fiches de paie des personnels, est intervenue fin janvier : les salariés ont sous-cotisé au régime de la retraite pendant une année entière et cela à hauteur de 15 euros par mois par salarié. Aujourd’hui, la direction demande aux salariés de rembourser cette somme. Les salariés refusent catégoriquement dans la mesure où il s’agit d’un problème de paramétrage du logiciel de paie. C’est à la direction d’assumer ses erreurs.
Or la clinique fait d'importants bénéfices et les actionnaires se partagent chaque année des dividendes très significatifs.
Or le groupe a fortement bénéficié du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). Suite à une décision de la direction, ces financements publics sont consacrés exclusivement aux investissements importants dans la clinique.
La direction du groupe Polyclinique refuse de répondre aux demandes modestes des salariés. Nous demandons que les autorités sanitaires engagent des négociations avec la direction. Nous demandons aux usagers et aux patients de choisir d'autres établissements de santé en attendant que la direction de la Polyclinique retrouve le chemin de la raison.
Je signe la pétition de soutien aux salariés de la polyclinique d'Amiens
résultats nets de la Polyclinique de Picardie:
1 011 500€ en 2013
1 041 300€ en 2014
(source : societe.com)
résultats nets de la Polyclinique de Picardie:
1 011 500€ en 2013
1 041 300€ en 2014
(source : societe.com)
28 mars 2016
Le 31 mars tous mobilisés pour le retrait de la loi travail !
Le 31 mars tous mobilisés pour le retrait de la loi travail !
Dans l’AisneChâteau-Thierry : 16h 00 - Rond point Paul Doumer
Hirson : 13h 30 - Lycée Joliot-Curie
Laon : 10h 00 - Lycée Paul Claudel
Saint Quentin : 16h 00 - Place Saint Eloi
Dans l'Oise
Beauvais : 14h 00 - Esplanade de Verdun (devant le Lycée Félix Faure)
Compiègne : 10h 00 - Cours Guynemer
Creil : 10h 00 - Place Carnot
Dans la Somme
Abbeville : 10h 00 - Boulevard Vauban
Amiens : 14h 30 - Maison de la culture
Ham : 14h 00 - Place du Château
Feuquières-en-Vimeu : 15h 00 - sur la Place
22 mars 2016
Une autre histoire de la sécurité sociale
article très intéressant publié dans le Monde Diplomatique en décembre 2015
18 mars 2016
14 mars 2016
10 ans déjà !
Le site des communistes de Camon a déjà dix ans. Plus de 300 articles ont été publiés s'attachant à être en prise avec l'actualité sociale de notre région et de notre pays.
Plus de 1800 internautes l'ont consulté et plus de 5000 pages ont été vues en 2015. L'audience, si elle reste modeste, ne cesse de croître.
"Le Franc Picard" était le surnom de Gracchus Babeuf, révolutionnaire fondateur de la première théorie communiste de partage des richesses. Le nom a été choisi alors par les camarades de Camon au début des années 80 qui avait décidé d'éditer un journal de section. Il y eut de nombreux exemplaires papier diffusés sur Camon et Lamotte Brebière durant des 30 dernières années puis le support numérique a lui aussi pris toute sa place.
Rassurez-vous malgré nos élites régionales qui ont courageusement délégué leur décision d'abandonner le mot "Picardie" aux lycéens, nous resterons quant à nous de Francs Picards combattifs et déterminés.
Plus de 1800 internautes l'ont consulté et plus de 5000 pages ont été vues en 2015. L'audience, si elle reste modeste, ne cesse de croître.
"Le Franc Picard" était le surnom de Gracchus Babeuf, révolutionnaire fondateur de la première théorie communiste de partage des richesses. Le nom a été choisi alors par les camarades de Camon au début des années 80 qui avait décidé d'éditer un journal de section. Il y eut de nombreux exemplaires papier diffusés sur Camon et Lamotte Brebière durant des 30 dernières années puis le support numérique a lui aussi pris toute sa place.
Rassurez-vous malgré nos élites régionales qui ont courageusement délégué leur décision d'abandonner le mot "Picardie" aux lycéens, nous resterons quant à nous de Francs Picards combattifs et déterminés.
"Que tous soient à la fois producteurs et consommateurs dans cette
proportion où tous les besoins sont satisfaits, où personne ne souffre
ni de la misère ni de la fatigue. Dans la société régénérée, tout doit
être équilibre et compensation ; rien ne doit être motif à se mettre en
avant, à se faire valoir, à vouloir dominer… Plus de maîtres, plus
d’anthropophages, plus de tyrans, plus d’ambitieux, plus d’exploitants,
plus d’exploités. De l’équité, de la loyauté, de la probité, de la
sincérité toujours et partout " Gracchus Babeuf
8 mars 2016
PRECAIRES UN JOUR PRECAIRES TOUJOURS ?
Les jeunes, étudiant(e)s, et lycéen(ne)s disent non au
projet de loi Travail !
Le contenu
de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un
véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de
plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords seraient négociés au sein
de l'entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du
Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salariés. Ceux-ci auront
pour conséquences d'imposer des augmentations de temps de travail et des
baisses de salaires aux salariés. Ce que le gouvernement nous promet c’est :
Travailler
plus pour gagner moins : avec cette réforme le
patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des
heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprentis de
moins de 18 ans pourront être contraints de travailler jusqu’à 10h par jour
et 40h par semaine.
Se faire
virer plus facilement : les licenciements seront
possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le
plafonnement des indemnités prudhommales
Augmenter
encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et
ceux qui ont un emploi, et moins d'offres d’emplois disponibles pour notre
génération alors que 25% d’entre nous sommes au chômage voire 40 ou 50% dans
les quartiers populaires ou en Outre-mer.
Avec cette
réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de
réformes libérales renforce le bizutage social dont nous sommes victimes, nous
obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services
civiques rémunérés à la moitié du Smic.
L’ensemble
de ces mesures est inacceptable et nous appelons tous les jeunes de ce pays
à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures
immédiates pour la dignité des jeunes et des salariés :
►Pour les apprentis et
les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de
rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s
comprenant une protection sociale. Les années d’apprentissage doivent être
prises en compte dans le calcul de la retraite. L’apprentissage ne doit être
légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.
►La mise à disposition de
budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une
formation de qualité, qui joue son rôle d'ascenseur social. Mettre en place
et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi
que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l'assurance
chômage.
►En finir avec la
précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps
de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le
chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salariés
comme personnes sans emploi.
Pour cela
nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans
les lycées, les universités, les quartiers et les entreprises. Nous soutenons la journée d’actions et
d’initiatives le mercredi 9 mars.
À L’image de
la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait
reculer gouvernement aux côté des salariés, nous appelons à poursuivre le
mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.
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