9 avril 2016

La grande évasion



L'évasion fiscale, c'est, pour l'estimation la plus basse, 25 000 milliards d'euros. Soit :
► 15 fois le Produit Intérieur Brut de la France
► La dette de tous les pays européens multipliée par plus de 2
► La dette de tous les pays du Tiers-Monde multipliée par 10
C'est d'autant plus indécent que selon le très officiel rapport Oxfam, les inégalités n'en finissent plus de se creuser : le patrimoine des 1 % des plus riches du monde dépasse désormais celui de 99 % de la population. 62 personnes ont autant d'argent que 3,5 milliard d'individus !
Contrairement aux idées reçues, la crise n’a pas contribué à réduire cette montagne de masse monétaire. Au contraire, elle n’en fini pas d’enfler. Mais évidemment, elle ne profite qu’à quelques-uns  
Et en France, on continue d'alimenter les actionnaires avec le CICE et autres cadeaux, le chœur conjoint du gouvernement et du Medef entonne toujours la même chanson : « C'est le travail qui serait trop cher, à votre bon coeur pour les actionnaires ».

LES PROPOSITIONS EXISTENT

Nicolas Sarkozy avait dit en 2009, à la sortie du G20, « Les paradis fiscaux c'est fini. François Hollande, pour calmer l’indignation populaire, salue les lanceurs d'alerte – alors qu'il a refusé d'en accueillir deux : Snowden et Assange. Il promet des enquêtes sans que cela débouche sur des mesures concrètes et fortes. Pourtant, on les connaît les solutions !
Éric Bocquet, sénateur communiste, a permis l’adoption l’an passé par le Sénat d’un rapport qui formule 61 propositions pour en finir avec l’évasion fiscale. http://blogs.senat.fr/evasion-fiscale/ Le rapport a été adopté mais les propositions sont restée lettre morte.
On le voit, les solutions sont connues. Ce qui manque, ce ne sont donc pas les idées, les propositions.  Ce qui manque, ce ne sont pas plus les déclarations velléitaires. Ce qui manque, c’est la volonté politique pour réorienter notre économie vers la satisfaction des besoins, pour mettre un terme au diktat des banques et de la finance. Et tout de suite, il faut mieux protéger et accueillir les lanceurs d'alerte, pour débusquer les fraudeurs. C’est la volonté du Parti communiste français et du Front de gauche.

31 mars 2016

Soutien aux salariés de la polyclinique d'Amiens


 
Depuis plusieurs années, les salaires des agents de la Polyclinique d'Amiens sont bloqués. Les primes ont été supprimées. Malgré les demandes et les propositions des représentants du personnel, aucune avancée n'est constatée lors des négociations annuelles obligatoires (NAO). Aucun protocole signé pour l’année 2015 et aucune discussion n’a démarré pour ce qui concerne 2016.
De plus une erreur de calcul sur les fiches de paie des personnels, est intervenue fin janvier : les salariés ont sous-cotisé au régime de la retraite pendant une année entière et cela à hauteur de 15 euros par mois par salarié. Aujourd’hui, la direction demande aux salariés de rembourser cette somme. Les salariés refusent catégoriquement dans la mesure où il s’agit d’un problème de paramétrage du logiciel de paie. C’est à la direction d’assumer ses erreurs.
Or la clinique fait d'importants bénéfices et les actionnaires se partagent chaque année des dividendes très significatifs.
Or le groupe a fortement bénéficié du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). Suite à une décision de la direction, ces financements publics sont consacrés exclusivement aux investissements importants dans la clinique.
La direction du groupe Polyclinique refuse de répondre aux demandes modestes des salariés. Nous demandons que les autorités sanitaires engagent des négociations avec la direction. Nous demandons aux usagers et aux patients de choisir d'autres établissements de santé en attendant que la direction de la Polyclinique retrouve le chemin de la raison.

Je signe la pétition de soutien aux salariés de la polyclinique d'Amiens 

résultats nets de la Polyclinique de Picardie:
 
1 011 500€ en 2013
1 041 300€ en 2014
(source : societe.com)

28 mars 2016

Le 31 mars tous mobilisés pour le retrait de la loi travail !






 Le 31 mars tous mobilisés pour le retrait de la loi travail !

Dans l’Aisne
Château-Thierry : 16h 00 - Rond point Paul Doumer
Hirson : 13h 30 - Lycée Joliot-Curie
Laon : 10h 00 - Lycée Paul Claudel
Saint Quentin : 16h 00 - Place Saint Eloi

Dans l'Oise
Beauvais : 14h 00 - Esplanade de Verdun (devant le Lycée Félix Faure)
Compiègne : 10h 00 - Cours Guynemer
Creil : 10h 00 - Place Carnot

Dans la Somme
Abbeville : 10h 00 - Boulevard Vauban

Amiens : 14h 30 - Maison de la culture
Ham : 14h 00 - Place du Château
Feuquières-en-Vimeu : 15h 00 - sur la Place

14 mars 2016

10 ans déjà !

Le site des communistes de Camon a déjà dix ans. Plus de 300 articles ont été publiés s'attachant à être en prise avec l'actualité sociale de notre région et de notre pays.
Plus de 1800 internautes l'ont consulté et plus de 5000 pages ont été vues en 2015. L'audience, si elle reste modeste, ne cesse de croître.

"Le Franc Picard" était le surnom de Gracchus Babeuf, révolutionnaire fondateur de la première théorie communiste de partage des richesses. Le nom a été choisi alors par les camarades de Camon au début des années 80 qui avait décidé d'éditer un journal de section. Il y eut de nombreux exemplaires papier diffusés sur Camon et Lamotte Brebière durant des 30 dernières années puis le support numérique a lui aussi pris toute sa place.

Rassurez-vous malgré nos élites régionales qui ont courageusement délégué leur décision d'abandonner le mot "Picardie" aux lycéens, nous resterons quant à nous de Francs Picards combattifs et déterminés.

"Que tous soient à la fois producteurs et consommateurs dans cette proportion où tous les besoins sont satisfaits, où personne ne souffre ni de la misère ni de la fatigue. Dans la société régénérée, tout doit être équilibre et compensation ; rien ne doit être motif à se mettre en avant, à se faire valoir, à vouloir dominer… Plus de maîtres, plus d’anthropophages, plus de tyrans, plus d’ambitieux, plus d’exploitants, plus d’exploités. De l’équité, de la loyauté, de la probité, de la sincérité toujours et partout " Gracchus Babeuf

8 mars 2016

PRECAIRES UN JOUR PRECAIRES TOUJOURS ?



Les jeunes, étudiant(e)s, et lycéen(ne)s disent non au projet de loi Travail ! 


A travers le projet de la Loi Travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s. Nous, lycéens, étudiants, jeunes chômeurs, sommes déjà précaires pendant nos études et notre insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie !

Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords seraient négociés au sein de l'entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salariés. Ceux-ci auront pour conséquences d'imposer des augmentations de temps de travail et des baisses de salaires aux salariés. Ce que le gouvernement nous promet c’est :

Travailler plus pour gagner moins : avec cette réforme le patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprentis de moins de 18 ans pourront être contraints de travailler jusqu’à 10h par jour et 40h par semaine.

Se faire virer plus facilement : les licenciements seront possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le plafonnement des indemnités prudhommales

Augmenter encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et ceux qui ont un emploi, et moins d'offres d’emplois disponibles pour notre génération alors que 25% d’entre nous sommes au chômage voire 40 ou 50% dans les quartiers populaires ou en Outre-mer.

Avec cette réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de réformes libérales renforce le bizutage social dont nous sommes victimes, nous obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic.
L’ensemble de ces mesures est inacceptable et nous appelons tous les jeunes de ce pays à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salariés :

Pour les apprentis et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. Les années d’apprentissage doivent être prises en compte dans le calcul de la retraite. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.

La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité, qui joue son rôle d'ascenseur social. Mettre en place et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l'assurance chômage.

En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salariés comme personnes sans emploi.

Pour cela nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universités, les quartiers et les entreprises.  Nous soutenons la journée d’actions et d’initiatives le mercredi 9 mars.

À L’image de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait reculer gouvernement aux côté des salariés, nous appelons à poursuivre le mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

24 février 2016

Loi travail : on a les soutiens qu'on mérite...

Une Loi qui réjouit la droite et le patronat :


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Le numéro un du patronat français, le Medef, Pierre Gattaz, a salué jeudi le projet de loi El Khomri, estimant qu'il allait "dans le bon sens", et appelé le gouvernement à "aller jusqu'au bout" du travail pour "déverrouiller" le marché du travail et créer de l'emploi.

Jean-François Copé, candidat à la primaire de droite, a jugé samedi sur France Inter que le projet gouvernemental de réforme du droit du travail allait "dans le bon sens" même s'il faut encore attendre qu'il soit voté.
"Ce sont des mesures que la droite aurait peut-être dû appliquer plus tôt", a fait valoir le député-maire de Meaux.
"En l'état, ça correspond à une avancée qui va donner plus de liberté en France pour embaucher, s'adapter à la réalité économique", a expliqué Jean-François Copé. "Je pense que ce sont de bonnes mesures, qui vont dans le bon sens, mais il faut aller plus loin, notamment sur le référendum d'entreprise", a-t-il ajouté.
"Je ne sens pas du tout gêné" d'adresser un satisfecit au gouvernement, a assuré Jean-François Copé, pour qui François Hollande "souffre d'abord de ne pas avoir de résultats". Selon lui, lorsque la droite était au pouvoir, jusqu'en 2012, "on a calé" même si "on en a fait un certain nombre (de réformes) tout de même".


Xavier Bertrand (Les Républicains) sur France Inter : "Franchement ça va dans la bonne direction. Mais j'espère que le texte sera voté en l'état parce que j'ai un peu peur, comme bien souvent, que maintenant il soit l'objet de tripatouillages, de discussions, de bavardages, qui, en fin de compte, feront que ce texte à l'arrivée sera moins ambitieux qu'il ne l'est aujourd'hui."


La palme de l hypocrisie est à décerner à Alain Juppé qui se drape dans des habits de gauche alors qu'il avait été retoqué par la rue en 1995 lors de sa réforme des retraites :
"Le projet gouvernemental de réforme du travail est "mal préparé", "pas d'inspiration socialiste" et "plutôt d'inspiration libérale".
Ce texte "n'est pas d'inspiration socialiste"
"Même si il y a des choses qui vont dans la bonne direction", le projet de loi sur la réforme du travail du ministre Myriam El Khomri est, selon le maire de Bordeaux, "improvisé, mal préparé, mal équilibré".
    "On a l'impression qu'à l'approche des élections présidentielles ce gouvernement est pris d'une sorte de frénésie de législation, essayant d'ailleurs de piquer des idées plutôt à droite qu'à gauche."

    Il y voit "un signe d'une improvisation extraordinaire et une absence totale de consultation qui provoque un tollé du côté des organisations syndicales. Et on peut le comprendre puisqu'il est plutôt d'inspiration libérale".

 


Déjà plus de 400.000 signatures : je signe la pétition

Loi travail : non merci Madame El Khomri
 



21 février 2016

Réforme du travail : « la menace du 49-3 est plus qu'une provocation » - pétition en ligne


Afficher l'image d'origineAprès l'ANI en 2013, la loi Macron en 2015, c'est tout le système de protection des travailleurs contre l'arbitraire patronal qui est dynamité par le projet de réforme de la ministre El Khomri : régulation du temps de travail, indemnités perçues en cas de licenciement abusif, représentation syndicale, protection des mineurs en apprentissage, expertise des CHSCT, tout y passe.
La menace de Myriam El Khomri d'une utilisation du 49-3 est plus qu'une provocation. Elle est une manière de donner raison à Manuel Valls quand il dit que rien, absolument rien, ne peut nous réconcilier avec une telle politique, applaudie et parrainée  par le Medef.
Le chômage, dont le Président de la République s'était engagé à inverser la courbe, est la première préoccupation des français. A qui fera-t-on croire que le nombre de chômeurs diminuera si on rallonge la durée du travail des salariés en place et des apprentis ? Qui peut penser que faciliter les licenciements aura une autre conséquences que … faciliter les licenciements et donc précariser les salariés.
Le PCF ne laissera pas détruire le code du travail et tous les acquis des luttes menées pendant des dizaines d'années pour protéger les salariés. Il appelle à la mobilisation de toutes les forces progressiste contre ce projet. Les solutions existent pour réduire le chômage. Le PCF engage dès à présent une campagne publique pour les populariser. Elles passent notamment par la réduction de la durée du travail, la hausse des salaires, les investissements dans le logement et les transports collectifs indispensables pour répondre au défi climatique, le développement des services publics et l'intervention des salariés dans la gestion des entreprises.

Parmi les éléments proposés dans le projet actuel :
  • En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.
  • Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.
  • Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail
  • Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos
  • Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu
  • Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine
  • Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi.
  • Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins rémunérées.
  • Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.
  • Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.
  • Après un accord d'entreprise, un-e salarié-e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.
  • Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.
Salarié-e-s ou non : cette réforme nous concerne toutes et tous
 Je signe la pétition :

 opération vérité sur la casse du code du travail : cahier spécial de l'Humanité