14 mars 2016

10 ans déjà !

Le site des communistes de Camon a déjà dix ans. Plus de 300 articles ont été publiés s'attachant à être en prise avec l'actualité sociale de notre région et de notre pays.
Plus de 1800 internautes l'ont consulté et plus de 5000 pages ont été vues en 2015. L'audience, si elle reste modeste, ne cesse de croître.

"Le Franc Picard" était le surnom de Gracchus Babeuf, révolutionnaire fondateur de la première théorie communiste de partage des richesses. Le nom a été choisi alors par les camarades de Camon au début des années 80 qui avait décidé d'éditer un journal de section. Il y eut de nombreux exemplaires papier diffusés sur Camon et Lamotte Brebière durant des 30 dernières années puis le support numérique a lui aussi pris toute sa place.

Rassurez-vous malgré nos élites régionales qui ont courageusement délégué leur décision d'abandonner le mot "Picardie" aux lycéens, nous resterons quant à nous de Francs Picards combattifs et déterminés.

"Que tous soient à la fois producteurs et consommateurs dans cette proportion où tous les besoins sont satisfaits, où personne ne souffre ni de la misère ni de la fatigue. Dans la société régénérée, tout doit être équilibre et compensation ; rien ne doit être motif à se mettre en avant, à se faire valoir, à vouloir dominer… Plus de maîtres, plus d’anthropophages, plus de tyrans, plus d’ambitieux, plus d’exploitants, plus d’exploités. De l’équité, de la loyauté, de la probité, de la sincérité toujours et partout " Gracchus Babeuf

8 mars 2016

PRECAIRES UN JOUR PRECAIRES TOUJOURS ?



Les jeunes, étudiant(e)s, et lycéen(ne)s disent non au projet de loi Travail ! 


A travers le projet de la Loi Travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s. Nous, lycéens, étudiants, jeunes chômeurs, sommes déjà précaires pendant nos études et notre insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie !

Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords seraient négociés au sein de l'entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salariés. Ceux-ci auront pour conséquences d'imposer des augmentations de temps de travail et des baisses de salaires aux salariés. Ce que le gouvernement nous promet c’est :

Travailler plus pour gagner moins : avec cette réforme le patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprentis de moins de 18 ans pourront être contraints de travailler jusqu’à 10h par jour et 40h par semaine.

Se faire virer plus facilement : les licenciements seront possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le plafonnement des indemnités prudhommales

Augmenter encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et ceux qui ont un emploi, et moins d'offres d’emplois disponibles pour notre génération alors que 25% d’entre nous sommes au chômage voire 40 ou 50% dans les quartiers populaires ou en Outre-mer.

Avec cette réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de réformes libérales renforce le bizutage social dont nous sommes victimes, nous obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic.
L’ensemble de ces mesures est inacceptable et nous appelons tous les jeunes de ce pays à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salariés :

Pour les apprentis et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. Les années d’apprentissage doivent être prises en compte dans le calcul de la retraite. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.

La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité, qui joue son rôle d'ascenseur social. Mettre en place et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l'assurance chômage.

En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salariés comme personnes sans emploi.

Pour cela nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universités, les quartiers et les entreprises.  Nous soutenons la journée d’actions et d’initiatives le mercredi 9 mars.

À L’image de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait reculer gouvernement aux côté des salariés, nous appelons à poursuivre le mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

24 février 2016

Loi travail : on a les soutiens qu'on mérite...

Une Loi qui réjouit la droite et le patronat :


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Le numéro un du patronat français, le Medef, Pierre Gattaz, a salué jeudi le projet de loi El Khomri, estimant qu'il allait "dans le bon sens", et appelé le gouvernement à "aller jusqu'au bout" du travail pour "déverrouiller" le marché du travail et créer de l'emploi.

Jean-François Copé, candidat à la primaire de droite, a jugé samedi sur France Inter que le projet gouvernemental de réforme du droit du travail allait "dans le bon sens" même s'il faut encore attendre qu'il soit voté.
"Ce sont des mesures que la droite aurait peut-être dû appliquer plus tôt", a fait valoir le député-maire de Meaux.
"En l'état, ça correspond à une avancée qui va donner plus de liberté en France pour embaucher, s'adapter à la réalité économique", a expliqué Jean-François Copé. "Je pense que ce sont de bonnes mesures, qui vont dans le bon sens, mais il faut aller plus loin, notamment sur le référendum d'entreprise", a-t-il ajouté.
"Je ne sens pas du tout gêné" d'adresser un satisfecit au gouvernement, a assuré Jean-François Copé, pour qui François Hollande "souffre d'abord de ne pas avoir de résultats". Selon lui, lorsque la droite était au pouvoir, jusqu'en 2012, "on a calé" même si "on en a fait un certain nombre (de réformes) tout de même".


Xavier Bertrand (Les Républicains) sur France Inter : "Franchement ça va dans la bonne direction. Mais j'espère que le texte sera voté en l'état parce que j'ai un peu peur, comme bien souvent, que maintenant il soit l'objet de tripatouillages, de discussions, de bavardages, qui, en fin de compte, feront que ce texte à l'arrivée sera moins ambitieux qu'il ne l'est aujourd'hui."


La palme de l hypocrisie est à décerner à Alain Juppé qui se drape dans des habits de gauche alors qu'il avait été retoqué par la rue en 1995 lors de sa réforme des retraites :
"Le projet gouvernemental de réforme du travail est "mal préparé", "pas d'inspiration socialiste" et "plutôt d'inspiration libérale".
Ce texte "n'est pas d'inspiration socialiste"
"Même si il y a des choses qui vont dans la bonne direction", le projet de loi sur la réforme du travail du ministre Myriam El Khomri est, selon le maire de Bordeaux, "improvisé, mal préparé, mal équilibré".
    "On a l'impression qu'à l'approche des élections présidentielles ce gouvernement est pris d'une sorte de frénésie de législation, essayant d'ailleurs de piquer des idées plutôt à droite qu'à gauche."

    Il y voit "un signe d'une improvisation extraordinaire et une absence totale de consultation qui provoque un tollé du côté des organisations syndicales. Et on peut le comprendre puisqu'il est plutôt d'inspiration libérale".

 


Déjà plus de 400.000 signatures : je signe la pétition

Loi travail : non merci Madame El Khomri
 



21 février 2016

Réforme du travail : « la menace du 49-3 est plus qu'une provocation » - pétition en ligne


Afficher l'image d'origineAprès l'ANI en 2013, la loi Macron en 2015, c'est tout le système de protection des travailleurs contre l'arbitraire patronal qui est dynamité par le projet de réforme de la ministre El Khomri : régulation du temps de travail, indemnités perçues en cas de licenciement abusif, représentation syndicale, protection des mineurs en apprentissage, expertise des CHSCT, tout y passe.
La menace de Myriam El Khomri d'une utilisation du 49-3 est plus qu'une provocation. Elle est une manière de donner raison à Manuel Valls quand il dit que rien, absolument rien, ne peut nous réconcilier avec une telle politique, applaudie et parrainée  par le Medef.
Le chômage, dont le Président de la République s'était engagé à inverser la courbe, est la première préoccupation des français. A qui fera-t-on croire que le nombre de chômeurs diminuera si on rallonge la durée du travail des salariés en place et des apprentis ? Qui peut penser que faciliter les licenciements aura une autre conséquences que … faciliter les licenciements et donc précariser les salariés.
Le PCF ne laissera pas détruire le code du travail et tous les acquis des luttes menées pendant des dizaines d'années pour protéger les salariés. Il appelle à la mobilisation de toutes les forces progressiste contre ce projet. Les solutions existent pour réduire le chômage. Le PCF engage dès à présent une campagne publique pour les populariser. Elles passent notamment par la réduction de la durée du travail, la hausse des salaires, les investissements dans le logement et les transports collectifs indispensables pour répondre au défi climatique, le développement des services publics et l'intervention des salariés dans la gestion des entreprises.

Parmi les éléments proposés dans le projet actuel :
  • En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.
  • Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.
  • Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail
  • Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos
  • Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu
  • Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine
  • Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi.
  • Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins rémunérées.
  • Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.
  • Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.
  • Après un accord d'entreprise, un-e salarié-e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.
  • Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.
Salarié-e-s ou non : cette réforme nous concerne toutes et tous
 Je signe la pétition :

 opération vérité sur la casse du code du travail : cahier spécial de l'Humanité

12 février 2016

En attendant de partager les richesses, partageons les savoirs !

Réviser pour les cours et les examens (brevet et bac) c'est éprouvant, difficile et parfois décourageant. Être seul·e devant ses livres et ses fiches, c'est déjà une épreuve qui demande beaucoup d’énergie et les cours particuliers coûtent cher.

Les Jeunes Communistes d'Amiens te proposent de venir durant les vacances pour travailler en groupe. Si tu as des difficultés sur un chapitre, une matière ou envie d’un conseil, besoin d’un avis, passe nous voir pendant la semaine du 15 au 19 février au 18 rue du Faubourg de Hem à Amiens.

Ensemble, nous serons plus fort·e·s.

Alors, en attendant de partager les richesses, partageons les savoirs! L'entraide nous permettra d'aller plus loin et d'échanger les bons conseils pour réussir nos examens. Des professeurs, des étudiants en fac et en formation enseignement seront présents pour nous aider et nous guider dans nos révisions. Les matières concernées : Maths, Français, SES, Sciences, Histoire, Anglais, Espagnol et Philosophie.

Ensemble construisons notre avenir !


2 février 2016

Repas fraternel à Longueau

Colette FINET Maire de Longueau - Joël CARLIEZ Membre du Conseil National - Freddy DUCHESNE Secrétaire de la section de Longueau du PCF

Vous présentent leurs meilleurs voeux pour 2016 et vous invitent au repas fraternel qu’ils organisent le

samedi 13 Février à partir de 19h30 salle Daniel Fery à Longueau

MENU
Apéritif
Quiche au maroilles
Cuisse de pintade farcie
avec champignons et pomme au four
Trou normand
Salade et fromage
Carré moelleux au chocolat
et aux fruits rouges
Café
Nous vous attendons très nombreux à cette soirée de convivialité organisée le 13 Février prochain à la salle D. Féry . Merci de votre présence

28 janvier 2016

Démission de Christiane Taubira : communiqué de presse de la Fédération de la Somme du PCF

Résultat de recherche d'images pour "déchéance de nationalité" «Lorsque la gauche refuse de trahir la République...»
Bertolt Brecht écrivait «Le fascisme n'est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise ...».
Aussi, les communistes de la Somme, ses militant-e-s et élu-e-s saluent l'acte responsable de Mme Taubira qui en démissionnant, nous alerte sur les graves dérives autoritaires et sécuritaires du gouvernement.
En projetant le durcissement de l’état d'urgence et en invoquant l’imminence de la déchéance de la nationalité, le Président de la République, son gouvernement et sa majorité ont tourné le dos aux valeurs de la gauche.
Aujourd'hui, un seul et même courant libéral reste au pouvoir, courtisan les droites et les extrêmes.
Les communistes de la Somme n'oublient pas les valeurs Républicaines qui ont animé la Ministre pour porter avec force et conviction le débat pour l'adoption du mariage pour tous.
Nous relevons son courage pour avoir apporté réparation auprès des mineurs réprimés en 1948 par le Ministre socialiste Jules Moch qui envoya l'armée et les chars d'assauts occuper les corons et tirer sur les « Rouges » qui furent en masse révoqués, réprimés, portés sur « listes noires », licenciés…
Nous la remercions pour la mise en place de la mission Norbert Gilmez portant la mémoire de cette période et pour réhabiliter tous ces hommes et ces femmes injustement punis, humiliés, détruits et oubliés.
Nous n'oublions pas non plus qu'en 1981, François Mitterrand, un autre socialiste, oublia de les rétablir dans leurs droits alors que dans le même temps il n'oublia pas de rétablir dans leur grade, avec rattrapage de promotions, les généraux factieux de l'OAS qui avaient tenté de renverser la République à la fin de la guerre d'Algérie.
A croire que l'histoire balbutie et se répète tristement … au point de donner raison au propos de Bertolt Brecht.
Comme le dit Mme Taubira « Parfois résister c'est rester, parfois résister c'est partir... »
Au nom de l'éthique, des valeurs de la République, les communistes appellent toutes et tous à mettre en échec les sinistres projets gouvernementaux sécuritaires.
Et comme le disait Lucie Aubrac « le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent » 

Rassemblement pour refuser la déchéance de la nationalité et la constitutionnalisation de l'état d'urgence samedi 30 janvier à 14h30 place Gambetta à  Amiens