24 janvier 2014
22 janvier 2014
Pacte de responsabilité : le Front de gauche ne votera pas la confiance
Alors que le gouvernement posera la question de confiance à l’Assemblée pour entériner son pacte de responsabilité, les députés PCF-Front de gauche affirment leur désaccord.
Pour le député PCF-Front de gauche et président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée, André Chassaigne, il est hors de question «de soutenir le consensus à l’œuvre entre l’exécutif socialiste, le Medef et la droite» dont témoignent les orientations politiques développées par le président de la République lors de sa conférence de presse, la semaine dernière. Et si la question de confiance est posée devant l’Assemblée par le gouvernement pour valider, entre autres, son «pacte de responsabilité», le responsable du groupe GDR «proposera aux députés du Front de gauche de ne pas voter la confiance», avant de préciser: «Le groupe étant souverain dans le choix qu’il fera.» Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, avait laissé entendre un peu vite, dimanche, sur France 3 Île-de-France, que la décision d’un vote contre était déjà prise.
Cadeau de 30 milliards d’euros
Au lendemain même de la conférence de presse présidentielle, les députés Front de gauche avaient, dans un communiqué puis dans une question au gouvernement, dénoncé «un programme d’accélération des réformes libérales». Pour le groupe GDR, «il est illusoire de croire» que le nouveau cadeau de 30 milliards d’euros au patronat et aux actionnaires permettra «de créer des emplois tant nos entreprises sont, durablement, sous le joug de la finance» que, pourtant, François Hollande avait «justement désignée comme l’ennemi lors de la campagne présidentielle».
Le groupe met aussi l’accent sur la baisse annoncée, d’ici à 2017, de 50 milliards d’euros de la dépense publique, surtout « quand on sait qu’un quart du pouvoir d’achat des ménages résulte de la prise en charge publique des frais de santé, d’éducation, de logement, de transport ». Et de conclure: «Le gouvernement s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs, reproduisant les mêmes erreurs qui perpétuent la situation de crise.»
Cette question du positionnement sur le vote de confiance et son contenu, l’accélération d’une politique libérale, est aussi posée aux députés écologistes et à ceux de l’aile gauche du PS. Sortiront-ils de leurs seules critiques verbales ?
Jusqu’où les écologistes feront-ils le dos rond ? Sur le pacte de responsabilité, les écologistes, qui sont souvent très critiques de la politique suivie par le gouvernement, attendent de voir. Ainsi, le président du groupe d’Europe Écologie-les Verts au Sénat, Jean-Vincent Placé, déclare que « le pacte de responsabilité n’est pas (leur) orientation naturelle mais ce n’est pas non plus infamant ni choquant », avant d’ajouter : « On a des remarques, des critiques, il faut avancer dans le souci du rassemblement. » En clair, une attitude d’accompagnement d’une politique qui, sur le fond, marque une dérive libérale
Pour le député PCF-Front de gauche et président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée, André Chassaigne, il est hors de question «de soutenir le consensus à l’œuvre entre l’exécutif socialiste, le Medef et la droite» dont témoignent les orientations politiques développées par le président de la République lors de sa conférence de presse, la semaine dernière. Et si la question de confiance est posée devant l’Assemblée par le gouvernement pour valider, entre autres, son «pacte de responsabilité», le responsable du groupe GDR «proposera aux députés du Front de gauche de ne pas voter la confiance», avant de préciser: «Le groupe étant souverain dans le choix qu’il fera.» Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, avait laissé entendre un peu vite, dimanche, sur France 3 Île-de-France, que la décision d’un vote contre était déjà prise.
Cadeau de 30 milliards d’euros
Au lendemain même de la conférence de presse présidentielle, les députés Front de gauche avaient, dans un communiqué puis dans une question au gouvernement, dénoncé «un programme d’accélération des réformes libérales». Pour le groupe GDR, «il est illusoire de croire» que le nouveau cadeau de 30 milliards d’euros au patronat et aux actionnaires permettra «de créer des emplois tant nos entreprises sont, durablement, sous le joug de la finance» que, pourtant, François Hollande avait «justement désignée comme l’ennemi lors de la campagne présidentielle».
Le groupe met aussi l’accent sur la baisse annoncée, d’ici à 2017, de 50 milliards d’euros de la dépense publique, surtout « quand on sait qu’un quart du pouvoir d’achat des ménages résulte de la prise en charge publique des frais de santé, d’éducation, de logement, de transport ». Et de conclure: «Le gouvernement s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs, reproduisant les mêmes erreurs qui perpétuent la situation de crise.»
Cette question du positionnement sur le vote de confiance et son contenu, l’accélération d’une politique libérale, est aussi posée aux députés écologistes et à ceux de l’aile gauche du PS. Sortiront-ils de leurs seules critiques verbales ?
Jusqu’où les écologistes feront-ils le dos rond ? Sur le pacte de responsabilité, les écologistes, qui sont souvent très critiques de la politique suivie par le gouvernement, attendent de voir. Ainsi, le président du groupe d’Europe Écologie-les Verts au Sénat, Jean-Vincent Placé, déclare que « le pacte de responsabilité n’est pas (leur) orientation naturelle mais ce n’est pas non plus infamant ni choquant », avant d’ajouter : « On a des remarques, des critiques, il faut avancer dans le souci du rassemblement. » En clair, une attitude d’accompagnement d’une politique qui, sur le fond, marque une dérive libérale
15 janvier 2014
Défendre le droit à l'avortement - Solidarité avec les Espagnoles
Le
PCF dénonce le terrible retour en arrière que constitue à ses yeux le
projet de loi supprimant quasiment le droit à l’avortement en Espagne.
Afin
de montrer notre soutien envers les femmes espagnoles , la fédération
du Parti Communiste de la Somme appelle tous ses militant(e)s à se
rassembler.
le Samedi 18 janvier à 15h place de la Mairie à Amiens
En France, l'IVG est un droit depuis la loi Veil promulguée en janvier 1975. Mais les associations de défense de l'avortement s'inquiètent régulièrement : ce droit est mis en péril par les difficultés à obtenir une prise en charge médicale., plus d'une dizaine de centres qui pratiquaient des IVG ont fermé leurs portes depuis 2000.
Restons TOUTES et TOUS mobilisés pour défendre les Droits des Femmes
4 janvier 2014
Ceux qui "vont à Cailleux"
Dans les
petits villages de l’Oise, les enfants pauvres manquent l’école pour
aller ramasser des cailloux dans les champs. Ils rapportent 15 000
francs par an au tâcheron qui les emploie.
Il est dans l’Oise des villages d’importance moyenne – cinq cents à
mille habitants – où l’on rencontre chaque matin de singuliers cortèges.
Des fi llettes, des garçonnets et des femmes aussi, la hotte sur le
dos, prennent la grande route pour atteindre à cinq ou à six kilomètres
de là, plus loin quelques fois, le lieu de leur travail. Nous ne sommes
pourtant pas au temps des vendanges dans l’Oise…
Ce sont des femmes et des enfants qui vont « à cailleux » comme
on dit en patois picard, c’est-à-dire ramasser des cailloux dans les
champs pour le compte des tâcherons. Et au printemps aux vacances, il
manque régulièrement quinze élèves sur vingt-cinq dans les classes
élémentaires de filles et de garçons…Quand il pleut, le chiffre des
manquants s’abaisse de quelques unités. Mais les autres n’interrompent
point leur besogne et vont « à cailleux » sous l’averse. Car leur
misérable salaire est attendu, escompté, tient sa place dans le
défaillant budget ouvrier.
Des bambins, des vieilles Ce matin, ils ont mangé
une soupe. Et les voilà partis. Au bourg à Saint-Just-en-Chaussée, par
exemple, ailleurs aussi-, ils s’arrêtent et boivent la goutte. Les plus
petits font comme les autres excités, piqués par les railleries des «
grands ».
Les voici dans les champs pierreux. Tout le jour, pliés en deux à la
façon des glaneurs, ils remplissent leur manne. (…) Que font les
tâcherons de tant de cailloux, ramassés par tant de mains débiles* ? Ils
les vendent à l’administration des Ponts et Chaussées pour l’empierrage
des routes (…). C’est tout l’illogisme et toute l’iniquité de notre
organisation sociale qu’évoque la petite troupe de gamins et de fillettes qui, la manne au dos, vont « à cailleux » chaque matin, à
travers la campagne picarde.
L. M. BONNEFF
l'Humanité 30 juin 1914
*employé dans le sens : qui manque de force et de vigueur
7 décembre 2013
Le courage des militants de la première heure devant la facilité des hommages tardifs
Antoine Bouillon : «Il a fallu le combat des associations de lutte contre l’apartheid pour amener les Etats à dénoncer le régime»
Antoine Bouillon a longtemps présidé le Mouvement
anti-apartheid en France. Avec beaucoup d’autres militants à travers le
monde, notamment en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, il a participé à
la vaste campagne visant à pousser les gouvernements occidentaux à
rompre avec le régime d’apartheid, ce que la plupart d’entre eux n’ont
fait que tardivement dans les années 1980. Socio-anthropologue,
spécialiste de l’Afrique du Sud, il revient sur les ambiguïtés de la
« communauté internationale », alors que Nelson Mandela était encore
emprisonné.
RFI : Dans la belle communion actuelle autour de l’état
de santé de Nelson Mandela, on a le sentiment que tout le monde a été
naguère militant anti-apartheid…
Antoine Bouillon : (Rires). C’était, bien
évidemment, loin d’être le cas. Lorsque, au début du Mouvement
anti-apartheid, dans les années 1970, nous avions démarré une vaste
campagne contre les oranges sud-africaines Outspan produites,
dans des conditions proches de l’esclavage, par des travailleurs
agricoles noirs, nous partions à peu près de zéro, en termes d’audience
et d’opinion publique. Du côté des organisations syndicales et
politiques, la situation était assez simple. Du fait des liens
politiques existant entre le Parti communiste sud-africain d’une part,
l’Internationale communiste et les pays du bloc de l’Est, de l’autre, le
Parti communiste français (PCF) et la Confédération générale des
travailleurs (CGT) étaient pratiquement les seuls en France à avoir une
conscience claire de ce qui se passait en Afrique du Sud. Ils étaient
les seuls à réagir de temps en temps, à inclure ce qui se passait en
Afrique du Sud dans le cadre plus général de la lutte contre le racisme
au niveau mondial. La gauche socialiste et l’extrême gauche étaient dans
une quasi-ignorance de la situation et, a fortiori, ne faisaient rien pour dénoncer l’apartheid et obtenir des changements. C’était aussi simple que cela.
Autrement dit, les militants anti-apartheid étaient rares ?
Les dirigeants de droite qui se sont succédé à la tête de l’Etat
n’ont pas en tout cas levé le petit doigt contre l’apartheid. Il faut se
rappeler que l’Afrique du Sud était alors considérée comme un bastion
du « Monde libre » qu’il fallait préserver à tout prix du communisme.
Nous étions en pleine guerre froide et il en a été ainsi jusqu’à la
chute du Mur de Berlin. La France, comme d’autres pays occidentaux,
avait des intérêts économiques, dans les mines et l’industrie, en
Afrique du Sud, et développait les investissements et les échanges dans
tous les secteurs. Ses dirigeants successifs se contentaient de
critiquer du bout des lèvres certains aspects trop visibles de
l’apartheid, comme la discrimination sur les bancs publics, tout en
donnant satisfecit sur le fond à un système correspondant, à les en
croire, aux réalités de la population. On disait, avec du mépris dans la
voix, que c’était une population composée de « tribus indigènes »,
avec, à sa tête, la minorité blanche, parce que c’était la seule capable
de diriger le pays. Ce fut le discours de la droite française pendant
des décennies.
Le changement est venu très lentement, et ça a commencé dans les
années 1980 quand le régime d’apartheid lui-même a déclaré qu’il voulait
se réformer, histoire de faire croire à une ouverture. A ce moment-là,
on a commencé à entendre, curieusement à l’unisson et dans les mêmes
termes que le régime sud-africain, quelques critiques timides de
l’apartheid dans la bouche de certains responsables de la droite.
Mandela a longtemps été présenté comme un dangereux terroriste…
C’est vrai. Et il l’a été jusqu’à sa libération dans les cercles
d’extrême droite. La droite classique, elle, tenait un discours de
circonstance. Tantôt, Mandela était un terroriste, avec force références
au fait qu’il dirigeait Umkhonto we Sizwe (fer de lance de la nation),
la branche armée de l’ANC. Tantôt, c’était « l’allié », « le complice »
ou « la marionnette » des communistes, donc extrêmement dangereux.
Jacques Chirac traitait Mandela de « leader tribal xhosa », conformément
à la vulgate tribaliste de l’apartheid et s’inquiétait des liens de
l’ANC avec les communistes
Pourtant dans un ouvrage d’entretien avec Pierre Péan, Jacques Chirac affirme avoir soutenu et financé l’ANC…
C’est abracadabrantesque, pour reprendre un adjectif qu’il a rendu
célèbre ! Dans cette affaire, il fait du roi Hassan II le trésorier de
l’ANC, alors que chacun sait que le Maroc de l’époque était l’un des
acteurs, avec quelques autres entités du continent africain, de la
politique dite de « dialogue » avec l’Afrique du Sud raciste. Chirac
affirme même avoir été proche de l’ANC depuis l’enfance. C’est à en
mourir de rire… C’est oublier que le même Chirac affirmait, à l’époque
de la libération de Mandela, que la France soutenait ce dernier et…
Buthelezi, le chef de l’Inkhata Freedom Party (qu’il a reçu
officiellement à plusieurs reprises). A l’époque, le régime sud-africain
cherchait une astuce qui lui aurait permis de contrôler l’ANC et
caressait l’espoir de mettre en place un triumvirat, avec De Klerk et
Buthelezi prenant en sandwich Mandela. On voit que Monsieur Chirac était
grandement influençable !
L’ANC a ouvert son premier bureau en France avec l’arrivée de
la gauche au pouvoir, en 1981. Quelle a été l’attitude générale de
François Mitterrand à l’égard de l’ANC et de Mandela ?
Les choses ont changé du jour au lendemain, même s’il a fallu
attendre le gouvernement de Laurent Fabius pour que des sanctions soient
prises contre le régime sud-africain. En arrivant au pouvoir,
Mitterrand a levé toute ambiguïté sur le problème sud-africain. Il était
plus clair sur la condamnation de l’apartheid et la nécessité d’évoluer
rapidement vers un système démocratique. Par quelles voies ? Il n’en
savait sans doute rien, mais, dès son accession au pouvoir, la
politique officielle fut celle d’un soutien à l’ANC, pas seulement mais
particulièrement. Cela s’est d’ailleurs traduit symboliquement par
l’autorisation accordée à l’ANC d’ouvrir un bureau à Paris, de même qu’à
la SWAPO (South West African People’s Organisation, « Organisation du
peuple du Sud-Ouest africain »), le mouvement qui combattait pour
l’indépendance de la Namibie.
Jusqu’à la fin des années 1980, beaucoup de pays occidentaux
entretenaient encore des liens étroits avec le régime de l’apartheid.
Qui étaient donc ces alliés indéfectibles de Pretoria ?
L’ensemble du monde occidental approuvait la politique d’apartheid,
même s’il pouvait y avoir ici ou là des fluctuations ou des nuances. A
titre d’exemple, la politique américaine vis-à-vis du régime
sud-africain sous Ronald Reagan ne fut pas la même que sous Jimmy
Carter. Il a fallu le combat des associations de lutte contre
l’apartheid pour amener les Etats à la dénonciation de l’apartheid. Ce
n’était pas facile. On partait d’une situation de solidarité à tous
points de vue entre ces pays et l’Afrique du Sud, qui occupait une
position stratégique enviable. Cette solidarité existait en matière de
renseignement international, d’armement, d’énergie, du nucléaire, des
minerais stratégiques… Les liens entre les pays, leurs économies, leur
diplomatie respective et leurs intérêts étaient fortement imbriqués. Il a
fallu ainsi des années de pression pour que le Conseil de sécurité des
Nations unies rende enfin l’embargo sur les armes du 7 août 1963
exécutoire et obligatoire – ce qui fut fait le 4 novembre 1977. Il
fallut de nombreuses autres années pour que des pays comme la France,
qui coopérait très activement avec le régime d’apartheid depuis les
années soixante, dans les domaines militaire, énergétique et nucléaire,
acceptent de s’y soumettre. Ce fut aussi le cas de la Grande-Bretagne,
des Etats-Unis et de bien d’autres.
Ce sont finalement des événements internes à l’Afrique du Sud qui ont progressivement poussé aux changements les plus notables…
Il y a eu les émeutes de Soweto, en 1976, puis, dans les années 1980,
la formation du Front démocratique uni (United Democratic Front, UDF)
pour que les choses commencent à bouger. L’ANC n’y était pas présente en
tant que ANC, mais sous son ombrelle et sa tutelle, s’est mise en place
une alliance extrêmement forte composée de centaines d’organisations et
d’associations à travers tout le pays, dans tous les secteurs. Ces
associations se sont unifiées pour mener de grandes campagnes de
désobéissance aux règles de l’apartheid (plages ségréguées, etc.),
exiger la libération de Nelson Mandela et de tous les autres prisonniers
politiques, et l’instauration de la démocratie. Dans cet objectif,
elles demandaient l’imposition de sanctions internationales contre le
régime sud-africain. Il y eut ainsi une conjugaison des pressions de la
part des syndicats, des églises, des sportifs, des politiciens, des gens
de la culture et des médias, etc., pour inciter les pays occidentaux à
prendre des sanctions. Même si elles sont restées trop limitées et trop
symboliques, ces sanctions ont marqué les esprits, elles ont eu un
impact considérable sur l’opinion internationale, avec les différentes
campagnes d’opinion en faveur de la libération de Mandela, le
méga-concert du 11 juin 1988 au stade de Wembley, à Londres, à
l’occasion de son 70e anniversaire... La dynamique intérieure et les
pressions internationales ont beaucoup pesé dans l’accélération de la
fin du régime. Si on avait attendu les Etats, on en serait peut-être au
point de départ !
article complet sur Radio France International
2 décembre 2013
20 novembre 2013
Marchons pour la Révolution fiscale la taxation du capital, l’annulation de l’augmentation de la TVA
Le 1er décembre à Paris
13H30 PLACE D’ITALIE
Le budget 2014 c’est plus d’impôts injustes, moins de services publics et de protection sociale : ce n’est pas supportable !
Marchons pour une révolution fiscale contre les privilèges !
Marchons pour une révolution fiscale contre les privilèges !
Marchons pour exiger des parlementaires qu’ils ne votent pas ce
budget d’austérité. Imposer un équilibre budgétaire comme le veulent
les institutions et gouver- nements européens est stupide et injuste.
Cela mène à la stagnation économique. Il faut changer de cap. Vite un
impôt progressiste et républicain !
Nous proposons de :
• Instaurer un impôt sur le revenu progressif qui permette de réduire les inégalités : augmenter le nombre de tranches d’imposition, augmenter les taux portant sur les revenus élevés, rétablir une vraie fiscalité du patrimoine. Les plus riches doivent contribuer à la mesure de leurs moyens.
• Instaurer un revenu maximum (360 000 € par an). • Taxer le capital au même niveau que le travail. Les salariés ne doivent pas porter l’essentiel de l’effort fiscal ! Il faut s’attaquer au coût du capital : la part dans la richesse produite des dividendes versés aux actionnaires n’a cessé d’augmenter ces dernières années.
• Mettre fin à la fraude fiscale des riches et des grandes entreprises (+ de 60 milliards d’euros par an), et aux niches fiscales injustifiées.
• Mettre fin à l’inégalité qui conduit les PME à être plus taxées que les grandes entreprises.
• Mettre fin aux emprunts toxiques et à la privatisation des services publics qui étouffent la vie et les budgets locaux.
• Instaurer un impôt sur le revenu progressif qui permette de réduire les inégalités : augmenter le nombre de tranches d’imposition, augmenter les taux portant sur les revenus élevés, rétablir une vraie fiscalité du patrimoine. Les plus riches doivent contribuer à la mesure de leurs moyens.
• Instaurer un revenu maximum (360 000 € par an). • Taxer le capital au même niveau que le travail. Les salariés ne doivent pas porter l’essentiel de l’effort fiscal ! Il faut s’attaquer au coût du capital : la part dans la richesse produite des dividendes versés aux actionnaires n’a cessé d’augmenter ces dernières années.
• Mettre fin à la fraude fiscale des riches et des grandes entreprises (+ de 60 milliards d’euros par an), et aux niches fiscales injustifiées.
• Mettre fin à l’inégalité qui conduit les PME à être plus taxées que les grandes entreprises.
• Mettre fin aux emprunts toxiques et à la privatisation des services publics qui étouffent la vie et les budgets locaux.
L’austérité que l’on nous promet n’est pas pour tout le monde. Elle va accélérer les licenciements et le chômage, et aggraver les inégalités :
➜ 400 € de perte de pouvoir d’achat pour un couple et 2 enfants !
➜ 70 millions d’euros pour PSA et 8 000 suppressions d’emplois
➜ 40 à 60 millions d’euros pour Sanofi et 900 suppressions d’emplois
➜ 20 milliards d’euros de cadeaux supplémentaires aux entreprises sans conditionnalité, et en contrepartie la hausse de la TVA au 1er janvier pour financer ce cadeau aux licencieurs !
➜ 40 à 60 millions d’euros pour Sanofi et 900 suppressions d’emplois
➜ 20 milliards d’euros de cadeaux supplémentaires aux entreprises sans conditionnalité, et en contrepartie la hausse de la TVA au 1er janvier pour financer ce cadeau aux licencieurs !
C’est inacceptable !
Si vous souhaitez
participer, nous vous proposons d'organiser un départ collectif en car
au départ d'Amiens, le dimanche 1er décembre à 10 h de la place du
Cirque. Arrêt possible à Longueau (place de la mairie - 10h30) et au
péage de Roye (11h15).
Pour vous inscrire, envoyez un mail à frontdegaucheamiens@gmail.com, avec vos noms, prénoms, lieu de départ.
Participation aux frais : 20 euros pour l'aller-retour.15 novembre 2013
6 novembre 2013
La réforme des retraites rejetée par l'ensemble du Sénat
Fait tout à fait exceptionnel, les 346 sénateurs, y compris socialistes, ont tous voté ce mardi soir contre la version du projet gouvernemental de réforme des retraites entièrement réécrit pendant plus d'une semaine de débat.
Le texte doit à présent repasser devant l'Assemblée nationale, le 19 ou le 20 novembre, après un échec probable en commission mixte paritaire (sept sénateurs et sept députés).
"Texte devenu inacceptable" pour le PS
Par la voix de leur président de groupe, François Rebsamen, les sénateurs socialistes ont justifié leur vote contre par le fait que "le texte tel qu'il a été modifié par la droite du Sénat était devenu inacceptable". La faute à la droite, selon son collègue Claude Jeannerot (PS). Pour ce dernier, le projet de loi constitue "un progrès, en sécurisant le système de répartition actuel et en portant des droits nouveaux en ce qui concerne la pénibilité". "Il a été regrettable que nous n'ayons pas pu prendre en compte ces éléments de progrès", a-t-il ajouté. "Ces progrès ne figurent pas dans le texte que nous avons réécrit, c'est tout simplement la raison pour laquelle nous ne le voterons pas".
Les sénateurs avaient notamment adopté un amendement centriste créant un système de retraite par points, allant à l'encontre du système par répartition défendu par le gouvernement et la gauche. Ils avaient aussi vidé le texte de sa substance, en rejetant ses deux dispositions phares, l'allongement progressif de la durée de cotisation et la création d'un compte pénibilité.
Au cours du débat, Laurence Rossignol, une des porte-parole du PS, avait estimé qu'en détricotant les projets de loi, notamment celui sur les retraites, le Sénat creusait sa propre "tombe".
"L'échec du gouvernement"
En revanche, pour Dominique Watrin (CRC, communiste, républicain et citoyen), "si c'est d'un échec qu'il faut parler, c'est d'abord celui du gouvernement qui s'est obstiné sans écouter les propositions qui lui étaient faites". "Il était possible de faire autrement en musclant notre système de répartition, par exemple en taxant les transactions financières". D'emblée, le groupe CRC avait annoncé qu'il s'opposerait à la réforme, lui reprochant d'être financée par les salariés avec l'allongement de la durée de cotisations.
L'échec, a accusé Dominique Watrin, est aussi celui de la droite, qui a voulu faire reculer l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans et "veut punir les salariés de la fonction publique et des régimes spéciaux au nom de la convergence".
"Aucune cohérence"
"Ce qui résulte de notre débat, c'est un projet déchiqueté sans aucune cohérence, malgré la qualité de nos débats", a constaté de son côté Jean Desessard (Ecologiste). Son groupe s'était prononcé contre les deux principales mesures de financement voulues par le gouvernement: l'allongement de la durée de cotisation, et le report de six mois de la revalorisation annuelle des retraites.
La droite s'est elle gaussé d'avoir pu voter un amendement centriste instaurant un système par point. "Mais notre amendement voté, le projet de loi n'avait plus de sens parce que nous étions dans deux logiques différentes", s'est désolé le centriste Gérard Roche.
Le texte doit à présent repasser devant l'Assemblée nationale, le 19 ou le 20 novembre, après un échec probable en commission mixte paritaire (sept sénateurs et sept députés).
"Texte devenu inacceptable" pour le PS
Par la voix de leur président de groupe, François Rebsamen, les sénateurs socialistes ont justifié leur vote contre par le fait que "le texte tel qu'il a été modifié par la droite du Sénat était devenu inacceptable". La faute à la droite, selon son collègue Claude Jeannerot (PS). Pour ce dernier, le projet de loi constitue "un progrès, en sécurisant le système de répartition actuel et en portant des droits nouveaux en ce qui concerne la pénibilité". "Il a été regrettable que nous n'ayons pas pu prendre en compte ces éléments de progrès", a-t-il ajouté. "Ces progrès ne figurent pas dans le texte que nous avons réécrit, c'est tout simplement la raison pour laquelle nous ne le voterons pas".
Les sénateurs avaient notamment adopté un amendement centriste créant un système de retraite par points, allant à l'encontre du système par répartition défendu par le gouvernement et la gauche. Ils avaient aussi vidé le texte de sa substance, en rejetant ses deux dispositions phares, l'allongement progressif de la durée de cotisation et la création d'un compte pénibilité.
Au cours du débat, Laurence Rossignol, une des porte-parole du PS, avait estimé qu'en détricotant les projets de loi, notamment celui sur les retraites, le Sénat creusait sa propre "tombe".
"L'échec du gouvernement"
En revanche, pour Dominique Watrin (CRC, communiste, républicain et citoyen), "si c'est d'un échec qu'il faut parler, c'est d'abord celui du gouvernement qui s'est obstiné sans écouter les propositions qui lui étaient faites". "Il était possible de faire autrement en musclant notre système de répartition, par exemple en taxant les transactions financières". D'emblée, le groupe CRC avait annoncé qu'il s'opposerait à la réforme, lui reprochant d'être financée par les salariés avec l'allongement de la durée de cotisations.
L'échec, a accusé Dominique Watrin, est aussi celui de la droite, qui a voulu faire reculer l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans et "veut punir les salariés de la fonction publique et des régimes spéciaux au nom de la convergence".
"Aucune cohérence"
"Ce qui résulte de notre débat, c'est un projet déchiqueté sans aucune cohérence, malgré la qualité de nos débats", a constaté de son côté Jean Desessard (Ecologiste). Son groupe s'était prononcé contre les deux principales mesures de financement voulues par le gouvernement: l'allongement de la durée de cotisation, et le report de six mois de la revalorisation annuelle des retraites.
La droite s'est elle gaussé d'avoir pu voter un amendement centriste instaurant un système par point. "Mais notre amendement voté, le projet de loi n'avait plus de sens parce que nous étions dans deux logiques différentes", s'est désolé le centriste Gérard Roche.
L'Humanité
13 octobre 2013
24 septembre 2013
HOMMAGE À JEAN CATELAS
Dimanche 22 septembre les militants et les élus communistes rendaient hommage à Jean Catelas au cimetière Saint Acheul d'Amiens.Gilles Demailly, maire d'Amiens et Jean Louis Piot, conseiller général étaient également présents.
8 septembre 2013
MANIFESTATION MARDI 10 SEPTEMBRE
Nos vies valent plus que leurs profits !
Retraite à 60 ans à taux plein !
MANIFESTATIONS UNITAIRES PUBLIC/PRIVÉ
à l’appel de CGT - FO - FSU - Solidaires
AMIENS : 14h30, Maison de la Culture
ABBEVILLE : 17h, place de l’Hôtel de Ville
à l’appel de CGT - FO - FSU - Solidaires
27 août 2013
18 août 2013
Les 10 Français les plus riches ont gagné 30 milliards d’euros cette année
Au moment où le gouvernement réfléchit à comment annoncer les
« efforts » supplémentaires auxquels il faudrait s’astreindre pour
grappiller quelques euros sur les prochaines années et sauver le système
des retraites, Challenges publie son classement des Français les plus riches. Et pour eux, ça va scandaleusement bien.
Avec 330 milliards d’euros, la fortune des 500 Français les plus
riches a augmenté de 25 % en un an, alors que le reste du pays entrait
en récession. Le nombre de milliardaire français a d’ailleurs augmenté,
de 45 l’an passés à 55 cette année. C’est Liliane Bettencourt, l'héritière de l'Oréal, qui a connue la plus belle croissance de patrimoine, talonnant Bernard Arnault
PDG de LVMH, pour la plus grosse fortune française. Cette nonagénaire a
gagné près de 8 milliards d’euros en une année, avec une fortune
maintenant évaluée à 23,2 milliards.
En 10 ans, la fortune de ces 500 nantis a été multipliée par 4. Mention spéciale à Xavier Niel le patron d’Illiad (Free) qui a vu la valeur de son patrimoine multipliée par 70 en une petite décennie pour rentrer dans le top 10. Justement les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois, pour atteindre à 135 milliards, soit 40% du total.
Avec 330 milliards d’euros, la fortune des 500 Français les plus
riches a augmenté de 25 % en un an, alors que le reste du pays entrait
en récession. Le nombre de milliardaire français a d’ailleurs augmenté,
de 45 l’an passés à 55 cette année. C’est Liliane Bettencourt, l'héritière de l'Oréal, qui a connue la plus belle croissance de patrimoine, talonnant Bernard Arnault
PDG de LVMH, pour la plus grosse fortune française. Cette nonagénaire a
gagné près de 8 milliards d’euros en une année, avec une fortune
maintenant évaluée à 23,2 milliards.En 10 ans, la fortune de ces 500 nantis a été multipliée par 4. Mention spéciale à Xavier Niel le patron d’Illiad (Free) qui a vu la valeur de son patrimoine multipliée par 70 en une petite décennie pour rentrer dans le top 10. Justement les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois, pour atteindre à 135 milliards, soit 40% du total.
- Quelques chiffres pour comparer :
Le déficit des retraites devrait atteindre 20 milliards d’euros en 2020
Les investissements d’avenir sensés ramener la croissance : 12 milliard
Déficit prévisionnel du budget de l’Etat pour l’année 2013 : 61 milliards
Le fameux « trou » de la sécurité sociale : 13,3 milliards d’euros
- Le "top 10"
30 juillet 2013
Donner priorité à la dette et à la réduction des déficits, c’est jeter des steaks aux requins
Chaque matin, les radios mentent : « Il n’y a plus d’argent dans les caisses. » « Si on ne rembourse pas la dette, nos enfants devront la payer. » « Chaque enfant qui naît, naît avec 25 000 euros de dette sur la tête. » « Un État, c’est comme un ménage, il ne doit pas dépenser plus que ce qu’il gagne. » « On dépense trop. » « Il faut faire des économies. » Comment comprendre que tout ça est de la propagande pour vous faire bosser plus en vous donnant moins ?
Comment admettre que notre gouvernement de gauche reprenne ces leitmotivs ? Et qu’incroyablement, il vienne de décider d’un budget d’austérité 2014 qui s’avère un record dans les annales. Pourtant, la preuve est faite, année après année : la dette publique de la France s’élevait à 85,9 % du PIB, fin 2011, et à 90,2 %, fin 2012. Elle a atteint 91,7 % à la fin du premier trimestre 2013, selon l’INSEE. Quelle est cette politique qui aboutit au contraire de ce qui est escompté et annoncé ? À quoi ça sert que le déficit baisse de 5,3 % en 2011, à 4,8 % en 2012, qu’il atteigne 3,9 % du PIB en 2013 ? Il est fixé à 3 % en 2014 et à 0,5 % en 2017 pour obéir aux libéraux de Bruxelles et au TSCG (« traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » sic).
Mais au fur et à mesure, la dette publique augmente de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Pourquoi ? Parce que cet argent qui sert à rembourser la dette, ces économies qui sont faites sur les dépenses, induisent stagnation de la croissance et récession. Le blocage du SMIC et le gel des points d’indice des fonctionnaires, la baisse des salaires et des retraites aboutissent à celle des recettes fiscales et sociales. La stagnation des salaires et des prestations sociales exigée par le MEDEF et la Commission européenne écrase la demande solvable des salariés. C’est comme un commerçant dont la banque exige de payer des traites à marche forcée au détriment de l’approvisionnement de ses stocks. Son chiffre d’affaires baisse et sa dette augmente au fur et à mesure qu’il la rembourse. C’est comme un jardinier qui arrose le fleuve pendant que son jardin dépérit.
Donner priorité à la dette et à la réduction des déficits, c’est jeter des steaks aux requins, mais c’est aussi les enlever de la bouche des passagers du navire. Sans desserrer l’étau usurier des banques privées, sans remettre en cause les dettes publiques de l’État, et investir tout de suite, de façon urgente, dans la relance, il n’y a pas d’issue.
En un mot, il faut dépenser « plus » (et non pas « moins ») pour nous en sortir. Au lieu de nous serrer la ceinture, de nous flexibiliser, il faut travailler mieux, moins, tous, et gagner plus... Tout de suite. Il va falloir être nombreux – comme au Portugal, en Turquie, en Égypte, au Brésil – à manifester à la rentrée en défendant nos retraites, pour que la gauche entende cela.
Comment admettre que notre gouvernement de gauche reprenne ces leitmotivs ? Et qu’incroyablement, il vienne de décider d’un budget d’austérité 2014 qui s’avère un record dans les annales. Pourtant, la preuve est faite, année après année : la dette publique de la France s’élevait à 85,9 % du PIB, fin 2011, et à 90,2 %, fin 2012. Elle a atteint 91,7 % à la fin du premier trimestre 2013, selon l’INSEE. Quelle est cette politique qui aboutit au contraire de ce qui est escompté et annoncé ? À quoi ça sert que le déficit baisse de 5,3 % en 2011, à 4,8 % en 2012, qu’il atteigne 3,9 % du PIB en 2013 ? Il est fixé à 3 % en 2014 et à 0,5 % en 2017 pour obéir aux libéraux de Bruxelles et au TSCG (« traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » sic).
Mais au fur et à mesure, la dette publique augmente de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Pourquoi ? Parce que cet argent qui sert à rembourser la dette, ces économies qui sont faites sur les dépenses, induisent stagnation de la croissance et récession. Le blocage du SMIC et le gel des points d’indice des fonctionnaires, la baisse des salaires et des retraites aboutissent à celle des recettes fiscales et sociales. La stagnation des salaires et des prestations sociales exigée par le MEDEF et la Commission européenne écrase la demande solvable des salariés. C’est comme un commerçant dont la banque exige de payer des traites à marche forcée au détriment de l’approvisionnement de ses stocks. Son chiffre d’affaires baisse et sa dette augmente au fur et à mesure qu’il la rembourse. C’est comme un jardinier qui arrose le fleuve pendant que son jardin dépérit.
Donner priorité à la dette et à la réduction des déficits, c’est jeter des steaks aux requins, mais c’est aussi les enlever de la bouche des passagers du navire. Sans desserrer l’étau usurier des banques privées, sans remettre en cause les dettes publiques de l’État, et investir tout de suite, de façon urgente, dans la relance, il n’y a pas d’issue.
En un mot, il faut dépenser « plus » (et non pas « moins ») pour nous en sortir. Au lieu de nous serrer la ceinture, de nous flexibiliser, il faut travailler mieux, moins, tous, et gagner plus... Tout de suite. Il va falloir être nombreux – comme au Portugal, en Turquie, en Égypte, au Brésil – à manifester à la rentrée en défendant nos retraites, pour que la gauche entende cela.
Gérard Filoche - l'Humanité Dimanche
22 juin 2013
Retraite à 60 ans à taux plein : un enjeu de civilisation
Une nouvelle « réforme des retraites » est en vue. Elle fera
suite au énième rapport sur le sujet. Les arguments sont connus,
éculés : « on vit plus longtemps, donc il faut cotiser plus longtemps ».
Contrairement à ses promesses de campagne, François Hollande fait
sienne cette vielle rengaine que la droite nous a servi à chaque
« réforme », et notamment en 2010. Le PS, alors, manifestait dans la
rue... Mais ça, c'était avant !
Une nouvelle réforme ?
Les réformes précédentes se sont efforcées de réduire l'accessibilité à une retraite digne. Elles ont reculé l'âge de départ à la retraite, allongé la durée de cotisation pour le bénéfice d'une pension à taux plein et contribué à réduire le niveau des pensions distribuées.
Ces réformes ont été imposées au nom du « sauvetage de notre système de retraite solidaire ». Force est de constater qu'elles ont échoué. Et cela doublement. Elles n'ont pas permis de résorber le déficit des régimes de sécurité sociale. Le régime général était excédentaire en 2000 (+0,5 milliards d'euros), il est désormais déficitaire (-3,5 milliards d'euros attendu fin 2013). D'autre part, elles ont pesé sur le pouvoir d'achat des retraités et impacté la croissance de l'économie. En 20 ans (1992-2012), le pouvoir d'achat des pensions de base a perdu 7,22 % et celui des complémentaires 13,19% (ARRCO : -10,95 % et AGIRC : -15,43%).
Faut-il donc continuer dans une direction qui mène dans le mur ?
Travailler plus longtemps puisque l’on vit plus longtemps ?
Est-ce normal de travailler plus en fonction d’une augmentation de l’espérance de vie ? Cela est régulièrement présenté comme inexorable. Nous le contestons.
D’abord, les gains d’espérance de vie existent depuis 1946 et c’est tant mieux. Entre 46 et les années 80, le gain à 60 ans a été de 5 ans pour les femmes et de 4 ans pour les hommes. Et pourtant, le gouvernement et la majorité de gauche ont concrétisé une revendication du monde du travail et un engagement de la gauche introduisant l’âge ouvrant droit à la retraite à 60 ans au lieu des 65. La gauche a donc fait l’inverse de ce que le gouvernement prétend aujourd’hui inexorable…
Les gains d’espérance de vie n’ont pas vocation à augmenter le temps de travail mais plutôt le temps de vie de libre activité. Si la vie au travail doit vraiment devenir une condition d'un épanouissement de tous et de toutes, elle ne doit pas être le seul horizon.
C'est d'ailleurs une constante de l'histoire et un signe du progrès de la civilisation. Avec l'augmentation de la richesse produite et des gains de productivité, le temps de travail tout au long de la vie diminue et le temps hors travail augmente.
La retraite : un enjeu de société
La retraite, passage à l’inactivité ou nouvelle période de la vie sociale et citoyenne est-elle un temps utile pour la société ? Les retraité-e-s sont-ils ou elles une charge ou une utilité sociale ? L’important n’est-il pas d’arriver à la retraite en bonne santé ?
Les choix effectués relèvent de la nature de notre vie en société, de la place et du concept du travail, du rôle et de la place des retraité-e-s. C’est une exigence de justice sociale avec la sécurisation du parcours de vie de la naissance à la mort et un financement, intergénérationnel et solidaire, tiré des richesses créées par le travail dans l'entreprise.
Les questions de la place des retraité-e-s, de leur participation à la vie sociale, de la reconnaissance de leur apport à la société se posent avec force. Elles nécessitent un vrai débat public en mettant la place et le respect de l’Humain au cœur de la décision politique !
C’est un choix de société, de civilisation !
1. Fixer le départ en retraite à 60 ans à taux plein
2. Assurer le montant du taux de remplacement à 75% du salaire de référence à partir des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public, au nom de l'équité public/privé, en engageant le principe qu'aucune pension distribuée ne puisse être inférieure au niveau du SMIC
3. Indexer l'évolution du niveau des pensions sur les salaires et non sur les prix
4. Valider les années de formation comme des années travaillées afin de ne pas faire des besoins de qualification des handicaps au bénéfice de la retraite à 60 ans
5. Engager de véritables négociations sur la pénibilité du travail pour un réel départ anticipé et sur situation des « entrées dans le monde du travail précoce » qui doivent avoir un départ anticipé (tous les dispositifs d’apprentissage par exemple)
6. Développer la prévention, améliorer les conditions de travail afin d’arriver à la retraite en bonne santé
7. Revenir sur les réformes régressives qui ont été engagées depuis 20 ans : Abrogation des réformes Balladur et Fillon avec suppression des décotes et retour aux dix meilleures années comme référence pour les salariés du secteur privé et au six derniers mois pour le secteur public.
8. Développer des services publics en direction des personnes âgées afin de leur permettre d’avoir une vie sociale dans la dignité
En 2010, les forces de gauche se sont battues ensemble pour faire échec à la réforme Woerth/Sarkozy des retraites. Les communistes au cœur du Font de gauche seront aussi déterminés à contribuer à tous les rassemblements utiles pour mettre en échec de nouveaux reculs sur les retraites, utiles pour faire réussir une autre réforme, consolidant notre régime de retraite solidaire.
Une nouvelle réforme ?
Les réformes précédentes se sont efforcées de réduire l'accessibilité à une retraite digne. Elles ont reculé l'âge de départ à la retraite, allongé la durée de cotisation pour le bénéfice d'une pension à taux plein et contribué à réduire le niveau des pensions distribuées.
Ces réformes ont été imposées au nom du « sauvetage de notre système de retraite solidaire ». Force est de constater qu'elles ont échoué. Et cela doublement. Elles n'ont pas permis de résorber le déficit des régimes de sécurité sociale. Le régime général était excédentaire en 2000 (+0,5 milliards d'euros), il est désormais déficitaire (-3,5 milliards d'euros attendu fin 2013). D'autre part, elles ont pesé sur le pouvoir d'achat des retraités et impacté la croissance de l'économie. En 20 ans (1992-2012), le pouvoir d'achat des pensions de base a perdu 7,22 % et celui des complémentaires 13,19% (ARRCO : -10,95 % et AGIRC : -15,43%).
Faut-il donc continuer dans une direction qui mène dans le mur ?
Travailler plus longtemps puisque l’on vit plus longtemps ?
Est-ce normal de travailler plus en fonction d’une augmentation de l’espérance de vie ? Cela est régulièrement présenté comme inexorable. Nous le contestons.
D’abord, les gains d’espérance de vie existent depuis 1946 et c’est tant mieux. Entre 46 et les années 80, le gain à 60 ans a été de 5 ans pour les femmes et de 4 ans pour les hommes. Et pourtant, le gouvernement et la majorité de gauche ont concrétisé une revendication du monde du travail et un engagement de la gauche introduisant l’âge ouvrant droit à la retraite à 60 ans au lieu des 65. La gauche a donc fait l’inverse de ce que le gouvernement prétend aujourd’hui inexorable…
Les gains d’espérance de vie n’ont pas vocation à augmenter le temps de travail mais plutôt le temps de vie de libre activité. Si la vie au travail doit vraiment devenir une condition d'un épanouissement de tous et de toutes, elle ne doit pas être le seul horizon.
C'est d'ailleurs une constante de l'histoire et un signe du progrès de la civilisation. Avec l'augmentation de la richesse produite et des gains de productivité, le temps de travail tout au long de la vie diminue et le temps hors travail augmente.
La retraite : un enjeu de société
La retraite, passage à l’inactivité ou nouvelle période de la vie sociale et citoyenne est-elle un temps utile pour la société ? Les retraité-e-s sont-ils ou elles une charge ou une utilité sociale ? L’important n’est-il pas d’arriver à la retraite en bonne santé ?
Les choix effectués relèvent de la nature de notre vie en société, de la place et du concept du travail, du rôle et de la place des retraité-e-s. C’est une exigence de justice sociale avec la sécurisation du parcours de vie de la naissance à la mort et un financement, intergénérationnel et solidaire, tiré des richesses créées par le travail dans l'entreprise.
Les questions de la place des retraité-e-s, de leur participation à la vie sociale, de la reconnaissance de leur apport à la société se posent avec force. Elles nécessitent un vrai débat public en mettant la place et le respect de l’Humain au cœur de la décision politique !
C’est un choix de société, de civilisation !
60 ans, une proposition d'avenir !
Les propositions du PCF pour un régime de retraite solidaire :1. Fixer le départ en retraite à 60 ans à taux plein
2. Assurer le montant du taux de remplacement à 75% du salaire de référence à partir des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public, au nom de l'équité public/privé, en engageant le principe qu'aucune pension distribuée ne puisse être inférieure au niveau du SMIC
3. Indexer l'évolution du niveau des pensions sur les salaires et non sur les prix
4. Valider les années de formation comme des années travaillées afin de ne pas faire des besoins de qualification des handicaps au bénéfice de la retraite à 60 ans
5. Engager de véritables négociations sur la pénibilité du travail pour un réel départ anticipé et sur situation des « entrées dans le monde du travail précoce » qui doivent avoir un départ anticipé (tous les dispositifs d’apprentissage par exemple)
6. Développer la prévention, améliorer les conditions de travail afin d’arriver à la retraite en bonne santé
7. Revenir sur les réformes régressives qui ont été engagées depuis 20 ans : Abrogation des réformes Balladur et Fillon avec suppression des décotes et retour aux dix meilleures années comme référence pour les salariés du secteur privé et au six derniers mois pour le secteur public.
8. Développer des services publics en direction des personnes âgées afin de leur permettre d’avoir une vie sociale dans la dignité
En 2010, les forces de gauche se sont battues ensemble pour faire échec à la réforme Woerth/Sarkozy des retraites. Les communistes au cœur du Font de gauche seront aussi déterminés à contribuer à tous les rassemblements utiles pour mettre en échec de nouveaux reculs sur les retraites, utiles pour faire réussir une autre réforme, consolidant notre régime de retraite solidaire.
16 juin 2013
QUAND FRANÇOIS HOLLANDE SE SOUVIENT DE CE QUE PEUT ÊTRE UN HOMME DE GAUCHE
Eh oui, monsieur le Président, à l'époque de Pierre Mauroy il y avait une gauche courageuse qui nationalisait, accordait la retraite à 60 ans, la 5ème semaine de congés payés. Vinrent ensuite le RMI, les 35heures, la CMU...La politique de Pierre Mauroy semble vous émouvoir, il est infiniment regrettable pour le peuple de France qu'elle ne vous inspire pas.
1 juin 2013
NON A L'AUSTERITE
Alors que la rose
socialiste de Matignon et de l'Elysée ne cesse de perdre des couleurs au
fil des renoncements devant les exigences du MEDEF, les rues d'Amiens et
d'autres villes de France se sont embellies des beaux drapeaux rouges
du Front de Gauche pour exiger un changement radical de politique.
Plusieurs centaines de Picards se sont retrouvés ce samedi pour une véritable politique de Gauche, contre le chômage et les privilèges de la finance et du grand patronat.
Plusieurs centaines de Picards se sont retrouvés ce samedi pour une véritable politique de Gauche, contre le chômage et les privilèges de la finance et du grand patronat.
22 mai 2013
Marche citoyenne contre l'austérité 1er juin à Amiens
Grande marche citoyenne et populaire
Samedi 1er juin 2013
14h00 – Maison de la Culture d’Amiens
- Contre l’austérité et le chômage
- Contre les coups portés à nos services publics et à nos territoires
- Pour le bien vivre de chacune et de chacun en Picardie.
- Pour l’avenir de notre Région
15 mai 2013
Récession : "Ce déni de réalité doit s'arrêter ! "
Les indices économiques publiés par l'INSEE sont terribles. La récession est confirmée (-0,2% du PIB au premier trimestre 2013). Le pouvoir d'achat des ménages dévisse : -0,9% en 2012, c'est une première depuis près de 30 ans. Quant à la consommation des ménages, elle suit la même tendance (-0,4) . Derrière ces chiffres, c'est un pays qui souffre, qui va de plus en plus mal.
Face une situation aussi dégradée et douloureuse, le président de la République se présente devant les commissaires européens pour les rassurer sur les engagements de la France à suivre à la lettre les recommandations de Bruxelles pour toujours plus d'austérité et de rigueur.
A Paris, Pierre Moscovici explique tranquillement que l'entrée de la France en récession n'est "pas une surprise" et qu'elle est "largement due à l'environnement de la zone euro". Bref, on s'enfonce mais c'était prévu.
Frisant le ridicule, le ministre de l'économie maintient "à la fois" sa prévision de croissance de +0,1% en 2013 et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. Ce déni de réalité doit s'arrêter !
Preuve est faite que cette politique de rigueur conduit le pays à la catastrophe. Toutes les économies de la zone euro qui font le choix de subir les règles stupides et récessives de la commission européenne obtiennent ce même résultat : la ruine de leur économie.
Le réel, c'est quand on se cogne disait Lacan. Là, c'est le pays qui va dans le mur. Plus que jamais, il est urgent de changer de cap et de politique. Urgent d'engager le changement. Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Face une situation aussi dégradée et douloureuse, le président de la République se présente devant les commissaires européens pour les rassurer sur les engagements de la France à suivre à la lettre les recommandations de Bruxelles pour toujours plus d'austérité et de rigueur.
A Paris, Pierre Moscovici explique tranquillement que l'entrée de la France en récession n'est "pas une surprise" et qu'elle est "largement due à l'environnement de la zone euro". Bref, on s'enfonce mais c'était prévu.
Frisant le ridicule, le ministre de l'économie maintient "à la fois" sa prévision de croissance de +0,1% en 2013 et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. Ce déni de réalité doit s'arrêter !
Preuve est faite que cette politique de rigueur conduit le pays à la catastrophe. Toutes les économies de la zone euro qui font le choix de subir les règles stupides et récessives de la commission européenne obtiennent ce même résultat : la ruine de leur économie.
Le réel, c'est quand on se cogne disait Lacan. Là, c'est le pays qui va dans le mur. Plus que jamais, il est urgent de changer de cap et de politique. Urgent d'engager le changement. Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
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