La CGT Goodyear organise une journée d'actions et information le mardi 26 février 2013 à partir de 10h sur le parking Goodyear :
"Entre le 12 Février et le 7 Mars il nous paraît important et vital de maintenir une forme d'action mais cette fois-ci sur notre région et plus particulièrement à Amiens.
Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre 1 mois avant d'agir.
Nous avons donc préparé une journée d'actions et d'information ce mardi 26 février 2013.
Cette journée sera un nouveau temps fort des Goodyear, nous n'appellerons pas à une grève de 24 h mais juste une grève de 4.00 h par équipe.
Équipe de nuit : de 2.00 h à 6.00 h
Équipe du matin : de 10.00 h à 14.00 h
Équipe d'après midi : de 14.00 h à 18.00 h
Déroulement de la journée:
À partir de 10.00 heures notre avocat Fiodor RILOV sera sur le parking usine, afin de vous détailler toutes nos nouvelles actions, en France, en Europe et aux USA contre Goodyear mais aussi contre TITAN. Votre présence est indispensable nous allons vous donner toutes les informations et les détails techniques, des futures initiatives qui une fois encore vont surprendre bien des acteurs de notre dossier. Après vous avoir dévoiler les formes d'actions à venir pour mettre KO ceux qui veulent notre peau, nous irons vers le centre ville d'Amiens, plus exactement vers le parvis de la mairie d'Amiens où un BBQ de lutte sera organisé et la troupe joli môme sera à nos côtés pour organiser un spectacle dédié à la résistance des Goodyear..
La troupe joli môme nous a proposé d'organiser ce spectacle, c'est une troupe très engagée dans les luttes sociales de notre pays. Vers 15.00 heures nous manifesterons dans les rue d'Amiens, l'association des commerçants du centre ville nous propose une rencontre pour nous soutenir, nous allons proposer aux commerçants d'Amiens de tirer les rideaux pendant le temps de cette manifestation. Ensuite nous reviendrons vers l'usine pour rebaptiser le nom de la rue de notre site
L'avenue Roger du moulin sera rebaptisée « Avenue des résistants Goodyear » Et pour finir nous ferons un feu de pneus pour symboliser la menace et le risque qui pèsent sur les 1173 salariés de notre usine : nous brûlerons 1173 kilos de pneus pour les 1173 emplois menacés par Goodyear. Cette journée sera ensuite prolongée au long de la semaine, nous allons poser dans 100 villages aux alentours d'Amiens des pancartes pour rappeler que dans ces villages il y a des salariés Goodyear et leurs familles qui y vivent. Nous voulons que la journée du 26 février soit locale en attendant une nouvelle journée nationale à Rueil Malmaison le 7 mars 2013.
Nous sommes toutes et tous concernés par le projet de fermeture. Plus question de se dire " on est pas concerné...". Plus que tout votre présence est primordiale.
Le 26 février 2013 si vous voulez sauver le site vous devez être présents!!!!!"
24 février 2013
21 février 2013
12 février 2013
Le conseil municipal de Camon vote à l'unanimité une motion de soutien aux salariés de l’usine Goodyear
La commune de Camon compte parmi ses habitants de nombreuses
familles concernées par les menaces qui pèsent sur les salariés de l‘usine
Goodyear.
La fermeture de cette entreprise entraînerait la disparition
de près de 1200 emplois directs et de plusieurs dizaines d’emplois indirects.
Le taux de chômage qui atteignait déjà 12,4% lors du
troisième trimestre 2012 dans notre département ne laisse guère d’espoir de
reclassement pour les salariés qui seraient privés de leur emploi.
La multinationale Goodyear a réalisé en 2011 un bénéfice de
251 millions d’euros (soit l’équivalent du budget de fonctionnement de la
commune de Camon pendant 78 ans !).
L’argent existe dans cette entreprise pour procéder aux investissements
nécessaires, pour le maintien et le développement des productions et de
l’emploi.
Le Conseil Municipal de Camon, réuni ce lundi 11 février,
tient solennellement à exprimer son soutien aux salariés en lutte pour l’emploi
et à leurs familles.
Il exige des pouvoirs publics qu’ils mettent tout en œuvre pour
que la direction de Goodyear reprenne les négociations avec les organisations
de salariés mobilisés depuis 2007 pour sauver leur outil de travail et leurs
emplois.
Il est temps que cessent les licenciements boursiers et les
projets de délocalisation qui n’amènent que pauvreté et désindustrialisation
dans notre pays.
6 février 2013
Les riches ont encore à manger, et les pauvres continuent d’avoir… de l’appétit
« Il faut maintenir une aide alimentaire au moins égale à celle d’aujourd’hui », ont réclamé les quatre associations mobilisées sur le sujet.
« Il faut maintenir une aide alimentaire au moins égale à celle d’aujourd’hui », ont réclamé les quatre associations mobilisées sur le sujet.
Reportage au Trocadéro, à Paris.Il faisait terriblement humide et glacial, hier, sur l’esplanade du Trocadéro, à Paris. Un temps de chien pour les militants du Secours populaire, des Restos du cœur, des Banques alimentaires et de la Croix-Rouge, réunis hier midi pour défendre le Programme d’aide alimentaire européen. Un temps de chien pour la solidarité sur le Vieux Continent.
« 4millions de Français concernés par l’aide alimentaire européenne»
Encore et encore, ils ont été des milliers, dans une trentaine de villes françaises, à faire semblant de manger pour prévenir que ce sont bientôt 18 millions d’Européens qui risquent de ne plus faire semblant si un accord n’est pas trouvé lors du prochain Conseil européen, qui débute jeudi à Bruxelles.
« Les riches ont encore à manger, et les pauvres continuent d’avoir… de l’appétit », résume Katia, qui semble se servir de cette citation de Coluche comme d’un paravent. Il n’a pas été évident pour elle de venir en personne défendre une aide qui lui permet de nourrir sa famille depuis des mois. « On est tellement complexés de ce qui nous arrive, d’avoir eu tout et de n’avoir plus rien… », raconte cette habitante de Morsang-sur-Orge (Essonne) qui, après une faillite, a enchaîné petits boulots, chômage, incapacité de travail, avant d’être réduite à survivre avec « une allocation de 484 euros par mois »…
« Ce sont 4 millions de Français qui sont directement concernés par l’aide alimentaire européenne », rappelle Michel, bénévole du SPF à Nangis (Seine-et-Marne), qui aurait aimé voir plus de bénéficiaires manifester comme Katia. « Il faudrait qu’on les voie, qu’on ne puisse plus les ignorer, mais ils ont bien trop de difficultés à régler chaque jour pour pouvoir se mobiliser », poursuit Jean-Pierre, un bénévole de Noisiel, dans le même département.
« On a du mal à parler de la faim en Europe, renchérit Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français. Les responsables politiques se refusent à voir qu’il s’agit d’un véritable problème pour nos sociétés. Ils oublient que l’Europe a d’abord été créée pour permettre à ses habitants de manger à leur faim ! »
La rencontre avec le président allemand du Parlement européen, Martin Schultz, mi-janvier, n’a pas rassuré les associations. À Bruxelles, on semble s’orienter vers un compromis qui vise à transférer l’ancien Programme alimentaire d’aide au plus démunis (Pead) dans le Fonds social européen. On risque ainsi de « noyer l’aide alimentaire au milieu d’autres dispositifs destinés aux chômeurs, à l’insertion, aux handicapés », craint Julien Lauprêtre, qui dénonce, en outre, une baisse de 1 milliard d’euros du montant de l’aide alimentaire. Il faudrait au minimum la maintenir au niveau existant (3,5 milliards d’euros – NDLR), même si cela est déjà insuffisant… »
L’afflux de demandes a déjà contraint l’équipe de Noisiel à ne plus mettre de lait ni de pâtes dans les colis alimentaires financés à 60 % par l’aide européenne. « Si l’aide diminue, craint Léa, on va devoir faire plus avec de moins en moins de moyens… »
« Les Européens abandonnés risquent de retourner leur colère contre l’Union européenne », préviennent Maria et Pedro. Initialement, ces deux jeunes Portugais de dix-neuf et vingt et un ans n’étaient venus au Trocadéro que pour admirer la tour Eiffel. Mais ces touristes ne sont pas restés bien longtemps indifférents à l’enjeu de l’aide alimentaire. « Chez nous, il y a une forte augmentation de personnes à la rue, encore bien plus nombreuses qu’ici. »
L’accord de l’Allemagne est absolument décisif pour que l’Europe verse 1 euro par an et par habitant à destination des plus pauvres. Ce serait bien le minimum après les dizaines de milliards débloqués par l’Union pour sauver les banques.
Pierre Duquesne - l'Humanité
31 janvier 2013
Goodyear: le gouvernement ne peut pas rester l'arme au pied
Depuis 6 ans, les salariés de
Goodyear Amiens sont mobilisés pour maintenir tous les emplois et le site de
production dans notre département qui compte 12% de chômeurs, soit 3 points de
plus qu’au niveau national.
Aujourd’hui, avec un cynisme et une arrogance scandaleuse,
le groupe américain riche de plus de 50 sites dans le monde vient d’annoncer la
fermeture de l’entreprise amiénoise en argumentant l’échec des négociations par
l’irresponsabilité des salariés et de leurs représentants. C’est purement honteux !
Les élus-e-s communistes et l’ensemble des militants-e-s du PCF
dénoncent les propos scandaleux de la
direction de Goodyear. Cette décision n’a que pour seul objectif de
délocaliser sa production de pneus pour suivre les constructeurs automobiles
comme Renault et répondre à l’appétit de ses actionnaires.
Ce groupe américain, tout en
continuant à verser des dividendes à ses actionnaires s’apprête à jeter 1250
salariés et leur famille dans le chômage et la précarité de vie, au nom de la
compétitivité et en toute impunité.
C’est honteux et inacceptable !
Les plans sociaux,
délocalisation, fermetures frappent toutes les industries avec leurs
conséquences sur les PME TPE, sans
réelle réaction du gouvernement qui reste l’arme au pied.
Comme l’exigent les
parlementaires communistes et Front de Gauche, il est maintenant urgent que l’Etat prenne la mesure de la dureté de
l’attaque des grands groupes financiers comme Mittal, Butler, PSA, Renault
et maintenant Goodyear contre les emplois industriels et fasse voter des lois contre les licenciements boursiers.
Les élu-e-s communistes et les militant-e-s du PCF agiront sur tous les front des luttes avec
les salariés de Goodyear et leurs représentants pour faire reculer ce
nouveau plan de casse de l’emploi industriel comme nous l’avons fait durant les
6 dernières années.
Dans les institutions et dans la rue, à Amiens comme à Paris nous porterons :
-
Le projet des
Goodyear de ré industrialisation du site d’Amiens sans perte d’emplois
-
L’adoption de la
loi contre les licenciements boursiers ; la gauche est majoritaire, il
faut la faire…
-
L’attribution de
droits nouveaux aux salariés dans l’entreprise afin que soit entendu des
logiques de développement industriel et d’emploi à contrario des logiques financières des
actionnaires
Nous apportons aujourd’hui, dans
la suite logique des luttes menées ensemble, notre détermination, notre
combativité et notre solidarité aux salariés de Goodyear.
20 janvier 2013
On travaille tous gratuitement pour Google
Une mission gouvernementale a rendu un rapport envisageant de taxer Google, Facebook et consort, selon le volume de données personnelles qu'ils collectent et exploitent. Et le projet apparaît d'autant plus juste, que par le simple fait d’être présent en ligne, on travaille et crée de la valeur pour ces entreprises, c’est le Digital Labor. Explications.
A l’origine de ce rapport rendu ce vendredi, le gouvernement qui a confié à Pierre Collin, conseiller d'Etat, et à Nicolas Colin, inspecteur des Finances, le soin de trouver des idées pour taxer les groupes internationaux qui "éludent ou minorent" leur imposition en France, tels Google, Apple, Facebook et Amazon. Le rapport prend un biais. Il propose de taxer ces entreprises selon le volume des données personnelles des Français qu’elles exploitent, en tant que ces données seraient représentatives d’un volume d’activité économique échappant à l'impôt sur le territoire. C’est assez vrai, mais un autre argument plaide pour cette taxe.
Notre participation en ligne est en fait une forme de travail. Qui en tant que tel, pourrait être rémunéré, ou au moins taxé pour permettre la redistribution de la valeur créée. Car notre simple présence en ligne génère de la valeur : toutes les activités de publication (blog, commentaires, partage sur les réseaux sociaux), le ciblage marketing, l’exploitation de données personnelles (Data mining) et même le simple fait de cliquer sur un lien crée de la valeur…
On estime globalement que la richesse créée par un internaute moyen, qui navigue sur Internet via des moteurs de recherche et des réseaux sociaux rapporte entre 20 et 30 euros par mois aux propriétaires de plateformes, tout en participant à améliorer leur outil. C’est ce qu’un chercheur, Trebor Scholz, appelle le Digital Labor.
Le Web 2.0, dit participatif (réseaux sociaux, commentaires, blogs, Agora…) a rendu le web dépendant des moteurs de recherche. L’algorithme de Google est devenu un des principaux pivots de l'économie d’internet. Et cet algoritme est globalement basé sur les avis et le comportement de ses propres utilisateurs, c'est à dire leurs données personnelles. Des avis eux-mêmes pondérés : une visite n’a pas la valeur d’un « like » Facebook, d’un partage de lien ou d’un commentaire. Google donne de la valeur à une page en la référençant mieux, ce qui crée à son tour de la valeur, par le trafic généré et par la publicité.
Donc qu’on le veuille on non, on « travaille » dès qu’on se connecte sur le Web. Les 40 000 utilisateurs de Google par seconde travaillent pour Google, améliorent le moteur de recherche. Et les seuls à qui ce travail rapporte c’est Google et ses actionnaires. Ce qui explique pourquoi Google a un nombre si ridicule de salariés rémunérés comparé à la valeur produite, et pourquoi l’entreprise est si rentable : près de 200 milliards de capitalisation boursière pour 50 000 employés. A comparer avec Renault par exemple : 12,3 milliards en valeur pour 122 000 salariés.
Une mission gouvernementale a rendu un rapport envisageant de taxer Google, Facebook et consort, selon le volume de données personnelles qu'ils collectent et exploitent. Et le projet apparaît d'autant plus juste, que par le simple fait d’être présent en ligne, on travaille et crée de la valeur pour ces entreprises, c’est le Digital Labor. Explications.
A l’origine de ce rapport rendu ce vendredi, le gouvernement qui a confié à Pierre Collin, conseiller d'Etat, et à Nicolas Colin, inspecteur des Finances, le soin de trouver des idées pour taxer les groupes internationaux qui "éludent ou minorent" leur imposition en France, tels Google, Apple, Facebook et Amazon. Le rapport prend un biais. Il propose de taxer ces entreprises selon le volume des données personnelles des Français qu’elles exploitent, en tant que ces données seraient représentatives d’un volume d’activité économique échappant à l'impôt sur le territoire. C’est assez vrai, mais un autre argument plaide pour cette taxe.
Notre participation en ligne est en fait une forme de travail. Qui en tant que tel, pourrait être rémunéré, ou au moins taxé pour permettre la redistribution de la valeur créée. Car notre simple présence en ligne génère de la valeur : toutes les activités de publication (blog, commentaires, partage sur les réseaux sociaux), le ciblage marketing, l’exploitation de données personnelles (Data mining) et même le simple fait de cliquer sur un lien crée de la valeur…
On estime globalement que la richesse créée par un internaute moyen, qui navigue sur Internet via des moteurs de recherche et des réseaux sociaux rapporte entre 20 et 30 euros par mois aux propriétaires de plateformes, tout en participant à améliorer leur outil. C’est ce qu’un chercheur, Trebor Scholz, appelle le Digital Labor.
Le Web 2.0, dit participatif (réseaux sociaux, commentaires, blogs, Agora…) a rendu le web dépendant des moteurs de recherche. L’algorithme de Google est devenu un des principaux pivots de l'économie d’internet. Et cet algoritme est globalement basé sur les avis et le comportement de ses propres utilisateurs, c'est à dire leurs données personnelles. Des avis eux-mêmes pondérés : une visite n’a pas la valeur d’un « like » Facebook, d’un partage de lien ou d’un commentaire. Google donne de la valeur à une page en la référençant mieux, ce qui crée à son tour de la valeur, par le trafic généré et par la publicité.
Donc qu’on le veuille on non, on « travaille » dès qu’on se connecte sur le Web. Les 40 000 utilisateurs de Google par seconde travaillent pour Google, améliorent le moteur de recherche. Et les seuls à qui ce travail rapporte c’est Google et ses actionnaires. Ce qui explique pourquoi Google a un nombre si ridicule de salariés rémunérés comparé à la valeur produite, et pourquoi l’entreprise est si rentable : près de 200 milliards de capitalisation boursière pour 50 000 employés. A comparer avec Renault par exemple : 12,3 milliards en valeur pour 122 000 salariés.
l'Humanité
9 janvier 2013
La lutte des classes de retour dans le débat
"Le regain de conscience de classes s’ancre dans ce sentiment d’injustice. « Eux », les riches, sont toujours épargnés, alors que les peuples, les salariés, qui ne sont en rien responsables de la crise économique, doivent payer les pots cassés et se voient décrocher", estime Paule Masson dans l'édito de l'Humanité de ce mercredi.
Le sondage que nous publions jette un sacré pavé dans la mare. 64 % des Français estiment que la lutte des classes est une réalité aujourd’hui, soit près de 25 % de plus qu’en… 1964 ! On a tellement glosé sur la disparition de la classe ouvrière ; tellement caché combien la précarisation du travail a aggravé la dépendance des salariés vis-à-vis des employeurs ; tellement traité de ringards celles et ceux qui n’ont cessé de dénoncer l’énorme captation de richesses opérée par les propriétaires de capitaux sur les travailleurs… que le résultat de ce sondage peut surprendre jusqu’aux militants les plus aguerris.
Ils seront pourtant heureux de constater que l’opinion publique se range du côté des résistants qui continuent de dire et de lire la politique à partir et à travers la lutte des classes. Karl Marx disait que « l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes ». Le siècle a changé, l’économie s’est mondialisée, complexifiée, mais aujourd’hui, plus encore depuis l’éclosion de la crise de 2008, il existe bien des classes sociales dont les intérêts sont antagonistes. N’en déplaise à Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget, qui a avoué tout de go face à Jean-Luc Mélenchon lundi soir, n’y avoir « jamais cru ». Retrouver cette grille de lecture permettrait pourtant de battre en brèche bien des idées reçues, à commencer par celle qui consiste à croire que la France a un problème de coût du travail alors que le plus gros manque à gagner financier provient du coût exorbitant du capital.
Les premiers à prouver que la lutte des classes est pleinement d’actualité, ce sont les riches eux-mêmes. Une fois n’est pas coutume, rendons-leur hommage ! À force de défendre leurs privilèges en toutes circonstances, et ce en dépit de l’explosion des inégalités sociales qui creusent le lit de la pauvreté, les capitalistes prennent le risque de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Parmi eux, en digne représentant des milliardaires décomplexés, l’Américain Warren Buffett a avoué, il y a quelque temps déjà : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. » Laurence Parisot y croit dur comme fer. Dans l’affrontement social, elle cogne dur. Plutôt que d’en rabattre avec la crise, le patronat en rajoute et veut écrire sa « fin de l’histoire ». Alors que la financiarisation de l’économie a provoqué une des pires crises de l’histoire, les responsables de ce chaos économique sont en train de devenir les hyperriches du monde contemporain. Selon le dernier indice des milliardaires compilé par Bloomberg, 2012 a été une année très faste. Les 100 plus grosses fortunes mondiales ont augmenté leur patrimoine de 241 milliards de dollars.
Le regain de conscience de classes s’ancre dans ce sentiment d’injustice. « Eux », les riches, sont toujours épargnés, alors que les peuples, les salariés, qui ne sont en rien responsables de la crise économique, doivent payer les pots cassés et se voient décrocher. Ce sentiment fut aussi un des marqueurs de l’élection présidentielle. La gauche a été élue sur la promesse du redressement dans la justice. Mais que vaut cette idée si elle est pensée en dehors de l’affrontement de classes ?
L'Humanité
4 janvier 2013
Cinéma: Pascal Thomas pour des salaires d'acteur de 150.000 euros maximum
En plus de mettre fin à la surenchère des cachets des vedettes du cinéma français, le réalisateur de Les Maris, les femmes, les amants ou de la Dillettante réclame le droit aux auteurs "de pouvoir changer de direction en cours de route"
Pascal Thomas a réagi ce jeudi à la polémique sur les salaires trop élevés des vedettes du cinéma français soulevé il y a une semaine par le producteur Vincent Maraval. Dans un entretien, le réalisateur des Zozos ou, plus récemment, de Mon petit doigt m'a dit, estime à ce sujet "que le prix des acteurs est assez prohibitif. À quelques exceptions près, le cachet d'un acteur dans un film ne devrait pas excéder 150.000 euros. Ces cachets trop élevés finissent par pousser les producteurs à rogner sur d'autres postes: décors, costumes, effets spéciaux."
Analphabètes cinématographiques
Par ailleurs, le cinéaste, qui a soutenu le Front de gauche lors de la présidentielle 2012, met en cause le manque de liberté des auteurs de scénario ou des réalisateurs de film. "Trop de gens interviennent, des gens qui souvent sont des analphabètes cinématographiques!", analyse le cinéaste. Regrettant, la disparition des producteurs qui marchaient au flair, comme Claude Berri, Pascal Thomas "réclame le droit de pouvoir changer de direction en cours de route. Le problème des multiples commissions et financements des films, c'est que tout ce qui gratte dans une histoire est lissé, policé. Depuis quelques années déjà, une certaine bien-pensance s'est emparée de ce qui reste de créativité dans le cinéma français. Seules des individualités fortes pourront sortir de cette pratique en créant leur propre système comme Guitry, le tandem Carné-Prévert ou Truffaut."
L'Humanité 3 janvier 2013
En plus de mettre fin à la surenchère des cachets des vedettes du cinéma français, le réalisateur de Les Maris, les femmes, les amants ou de la Dillettante réclame le droit aux auteurs "de pouvoir changer de direction en cours de route"
Pascal Thomas a réagi ce jeudi à la polémique sur les salaires trop élevés des vedettes du cinéma français soulevé il y a une semaine par le producteur Vincent Maraval. Dans un entretien, le réalisateur des Zozos ou, plus récemment, de Mon petit doigt m'a dit, estime à ce sujet "que le prix des acteurs est assez prohibitif. À quelques exceptions près, le cachet d'un acteur dans un film ne devrait pas excéder 150.000 euros. Ces cachets trop élevés finissent par pousser les producteurs à rogner sur d'autres postes: décors, costumes, effets spéciaux."
Analphabètes cinématographiques
Par ailleurs, le cinéaste, qui a soutenu le Front de gauche lors de la présidentielle 2012, met en cause le manque de liberté des auteurs de scénario ou des réalisateurs de film. "Trop de gens interviennent, des gens qui souvent sont des analphabètes cinématographiques!", analyse le cinéaste. Regrettant, la disparition des producteurs qui marchaient au flair, comme Claude Berri, Pascal Thomas "réclame le droit de pouvoir changer de direction en cours de route. Le problème des multiples commissions et financements des films, c'est que tout ce qui gratte dans une histoire est lissé, policé. Depuis quelques années déjà, une certaine bien-pensance s'est emparée de ce qui reste de créativité dans le cinéma français. Seules des individualités fortes pourront sortir de cette pratique en créant leur propre système comme Guitry, le tandem Carné-Prévert ou Truffaut."
L'Humanité 3 janvier 2013
27 décembre 2012
L'impossible réquisition du 103, rue de Turenne à Paris
Vide depuis quinze ans, cette propriété de Monique Piffaut, douzième femme la plus riche de France, échappera aux réquisitions lancées par Cécile Duflot. Cet immeuble, toujours inoccupé, illustre les failles de la loi qui surprotège le droit de propriété. Selon Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL : "Les réquisitions doivent devenir un outil d'intervention de l'urgence".
Les réquisitions promises par la ministre du Logement, Cécile Duflot, sont apparemment lancées. Pensez-vous qu’elles puissent se faire rapidement ?
Jean-Baptiste Eyraud. Nous sommes un peu inquiets, parce qu’on voit les délais se rallonger. On parle maintenant de mars ou avril. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement a choisi d’appliquer la procédure de réquisition de 1998 au lieu de l’ordonnance de 1945. Cette dernière est beaucoup plus facile à mettre en œuvre, c’est celle qui a été utilisée par Jacques Chirac. Elle est plus directe et limite les recours des propriétaires. Mais le gouvernement a choisi d’utiliser la procédure de 1998, donc c’est beaucoup plus long… Un amendement avait été présenté à l’Assemblée par André Chassaigne (pour lever les obstacles à la mise en œuvre de la procédure de réquisition avec attributaire – NDLR), mais il a été supprimé dans la loi Duflot… Cela nous inquiète. C’est pour ça que, lors de notre manifestation d’avant-hier, on a remis un pied-de-biche à Mme Duflot comme cadeau de Noël, pour qu’elle trouve la bonne voie : au pied-de-biche, ça va vite ! C’est de l’humour, bien sûr.
Faudrait-il une nouvelle loi qui intègre cet amendement ?
Jean-Baptiste Eyraud. Ce serait plus facile de réquisitionner. Pour l’instant, les propriétaires peuvent mettre en avant un échéancier de travaux pour empêcher les réquisitions pendant deux ans. Cécile Duflot s’était engagée à changer la loi si c’était nécessaire, mais ça ne se fera pas avant la rentrée prochaine. Cela signifie qu’une nouvelle procédure ne pourra pas être mise en place avant l’hiver prochain, au mieux. On espère qu’ils vont avancer avec le dispositif prévu, mais on reste inquiets.
124 immeubles seraient réquisitionnés en Île-de-France, soit environ 1 500 logements, cela suffira-t-il ?
Jean-Baptiste Eyraud. 1 500 logements, c’est pas mal. Jacques Chirac avait fait 1 200 réquisitions, ils partent un peu plus haut que lui, c’est bon signe. Après, il faudra voir ce qu’il en reste à la fin. Il faudrait que, dans une première vague, ils atteignent au moins l’équivalent de ce qu’avait fait Chirac. Ensuite, il ne faudra pas en rester là. Les réquisitions doivent devenir un outil d’intervention de l’urgence. Et un outil qui fonctionne. Pour ça, il va falloir faire des réglages. On est loin des 20 000 à 30 000 réquisitions qui seraient nécessaires.
Vide depuis quinze ans, cette propriété de Monique Piffaut, douzième femme la plus riche de France, échappera aux réquisitions lancées par Cécile Duflot. Cet immeuble, toujours inoccupé, illustre les failles de la loi qui surprotège le droit de propriété. Selon Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL : "Les réquisitions doivent devenir un outil d'intervention de l'urgence".
Les réquisitions promises par la ministre du Logement, Cécile Duflot, sont apparemment lancées. Pensez-vous qu’elles puissent se faire rapidement ?
Jean-Baptiste Eyraud. Nous sommes un peu inquiets, parce qu’on voit les délais se rallonger. On parle maintenant de mars ou avril. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement a choisi d’appliquer la procédure de réquisition de 1998 au lieu de l’ordonnance de 1945. Cette dernière est beaucoup plus facile à mettre en œuvre, c’est celle qui a été utilisée par Jacques Chirac. Elle est plus directe et limite les recours des propriétaires. Mais le gouvernement a choisi d’utiliser la procédure de 1998, donc c’est beaucoup plus long… Un amendement avait été présenté à l’Assemblée par André Chassaigne (pour lever les obstacles à la mise en œuvre de la procédure de réquisition avec attributaire – NDLR), mais il a été supprimé dans la loi Duflot… Cela nous inquiète. C’est pour ça que, lors de notre manifestation d’avant-hier, on a remis un pied-de-biche à Mme Duflot comme cadeau de Noël, pour qu’elle trouve la bonne voie : au pied-de-biche, ça va vite ! C’est de l’humour, bien sûr.
Faudrait-il une nouvelle loi qui intègre cet amendement ?
Jean-Baptiste Eyraud. Ce serait plus facile de réquisitionner. Pour l’instant, les propriétaires peuvent mettre en avant un échéancier de travaux pour empêcher les réquisitions pendant deux ans. Cécile Duflot s’était engagée à changer la loi si c’était nécessaire, mais ça ne se fera pas avant la rentrée prochaine. Cela signifie qu’une nouvelle procédure ne pourra pas être mise en place avant l’hiver prochain, au mieux. On espère qu’ils vont avancer avec le dispositif prévu, mais on reste inquiets.
124 immeubles seraient réquisitionnés en Île-de-France, soit environ 1 500 logements, cela suffira-t-il ?
Jean-Baptiste Eyraud. 1 500 logements, c’est pas mal. Jacques Chirac avait fait 1 200 réquisitions, ils partent un peu plus haut que lui, c’est bon signe. Après, il faudra voir ce qu’il en reste à la fin. Il faudrait que, dans une première vague, ils atteignent au moins l’équivalent de ce qu’avait fait Chirac. Ensuite, il ne faudra pas en rester là. Les réquisitions doivent devenir un outil d’intervention de l’urgence. Et un outil qui fonctionne. Pour ça, il va falloir faire des réglages. On est loin des 20 000 à 30 000 réquisitions qui seraient nécessaires.
Entretien réalisé par Marie Barbier - l'Humanité
19 décembre 2012
Montrez clairement votre engagement contre le projet des 1000 vaches !
A ceux ou celles qui ne l'ont pas encore fait :
www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Picardie-Maritime/Votez-pour-le-Picard-marin-2012
Merci de ce que vous ferez.
Le CA de Novissen.
A ceux ou celles qui ne l'ont pas encore fait :
VOTEZ pour le Président de NOVISSEN : Michel KFOURY
Ce vote, créé à l’initiative du « Courrier Picard », désignera la personnalité la plus
représentative de Picardie Maritime pour l’année 2012.
représentative de Picardie Maritime pour l’année 2012.
Cliquez sur le lien :
www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Picardie-Maritime/Votez-pour-le-Picard-marin-2012
Merci de ce que vous ferez.
Le CA de Novissen.
12 décembre 2012
Un milliard environ pour les pauvres
et 20 milliards pour les patrons
Ce mercredi de décembre est, dit-on partout, le jour de gloire pour le chiffre 12. En voulant m’associer, un peu bêtement, à son triomphe, m’est venu aussitôt à l’esprit le titre d’un fameux film américain : les Douze Salopards. Et le hasard, décidément en forme aujourd’hui, m’a fourni, malignement, une autre série de 12 : les 12 dirigeants les plus rémunérés du célèbre « club » du CAC 40 de la Bourse. Et je ne sais pourquoi, j’ai rapproché instinctivement ces deux douzaines-là. Si, je sais pourquoi ! Parce que c’est le jour de la Conférence nationale contre la pauvreté…
Ils sont donc 12 (je triche un peu, en réalité, ils sont 14…), a avoir encaissé en 2011 – c’est un plafond qu’ils ont dépassé – plus de 4 millions et demi d’euros, soit 240 fois le revenu annuel d’un travailleur payé au Smic ! Il faut toutefois noter des nuances – que dis-je, des abîmes… – parmi eux : ainsi M. Agon, de L’Oréal, a été écrasé par M. Ghosn, de Renault, par 7 700 000 euros à 13 300 000 ! Qui est lui-même enfoncé par M. Lévy, de Publicis, etc. Derrière eux, il y a un gros peloton d’une centaine d’athlètes du patronat qui rament : oh, ils rament à 3 millions ou 2 millions d’euros par an… Ils peuvent tenir… D’autant qu’en 2010, leurs « paniers » (salaires, bonus divers, actions gratuites, indemnités en tout genre…) avaient déjà battu des records olympiques…
Évidemment, quand on sait que certains de ces seigneurs filent mettre à l’abri leur magot à l’étranger (il n’y a pas que les stars du cinéma, de la chanson ou du sport…), le niveau de la nausée monte… Évidemment, quand on sait que certains de ces entrepreneurs sont aussi d’implacables licencieurs dans leurs unités de production (chez Sanofi, par exemple, qui a détrôné Total, en tête du CAC), il y a de la rage dans l’air. Et, évidemment, quand on entendra le prochain discours sur la crise, et la nécessité en conséquence du garrot de l’austérité, l’esprit de révolte sera au rendez-vous… contre la machine à fabriquer des pauvres.
Donc, M. Arnault, de LVMH, a disposé en 2011 personnellement de plus de 10 millions d’euros. Donc, la même année, plus de 8 millions de Français ont vécu – ou plutôt ont survécu, et même parfois ont vécu si peu que cela ne mérite pas le beau mot de « vivre »… donc 8 millions, avec 964 euros par mois. Et le territoire de la pauvreté gagne du terrain tous les jours, au point que la moitié de la nation est hantée par cette détresse. Hier, le premier ministre a présenté le dispositif gouvernemental pour faire face au fléau. Certes, toute mesure nouvelle est louable, et la volonté de battre en brèche la droite, qui stigmatisait le peuple des pauvres, est la bienvenue. Mais enfin, M. Ayrault mettait en regard ce pacte de solidarité avec le pacte de compétitivité déjà connu ; le face-à-face est cruel : un peu plus d’un milliard environ pour les pauvres et 20 milliards pour les patrons… Il paraît que les marchés financiers n’ont jamais été aussi bienveillants à l’égard de la France.
5 décembre 2012
Monsieur le Président : il faut amnistier les syndicalistes !
Les cinq dernières années passées sous la présidence de Nicolas Sarkozy auront constitué pour le monde du travail un désastre incommensurable, avec la destruction méticuleuse et méthodique du modèle social français. Du système des retraites au code du travail, en passant par la protection sociale et les services publics, aucune spécificité sociale française n’aura échappé au rouleau compresseur libéral.
Beaucoup de nos concitoyens se sont légitimement engagés dans des mouvements sociaux. Ils se sont exprimés pour faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de travail, préserver l’emploi, les services publics, un système de protection sociale efficace et solidaire, leur environnement. Alors qu’ils défendaient l’intérêt général, nombre d’entre eux ont fait l’objet de sanctions pénales, disciplinaires et de licenciements. L’objectif du pouvoir précédent était clair : imposer par la force la vision d’une société divisée, du chacun pour soi, où seules les logiques de l’argent dominent.
Et ce travail de casse sociale a été accompagné par une politique visant à criminaliser l’action syndicale. Sous tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de nombreux syndicalistes ont été attaqués pénalement du fait directement de leurs actions et engagements syndicaux. Trop de sanctions injustes ont été infligées qui ne visaient qu’à éteindre toute velléité de contestation. Et c’est parfois le simple affichage ou la distribution de tracts qui donnent lieu à des menaces ou assignations judiciaires !
L’action collective est pourtant un droit inhérent à toute démocratie. Ainsi, la Constitution de la Ve République reconnait au citoyen le droit de défendre ses droits et intérêts ainsi que le droit de participer à la détermination des conditions de travail et à la gestion des entreprises (alinéas 6 et 8 du préambule de la Constitution de 1946). Ces poursuites contre le monde syndical ont causé des dégâts considérables et participé à rendre délétère le dialogue social dans notre pays.
Le changement implique le retour au respect et au dialogue. Et cela commence par mettre en débat notre proposition de loi d’amnistie de tous les militants syndicaux menacés ou condamnés sous l’ère des gouvernements de la présidence de Nicolas Sarkozy, déposée à l’Assemblée nationale par les députés du Front de gauche. Elle se concentre sur les faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales ou revendicatives, ainsi que sur l’amnistie des sanctions disciplinaires. Cet appel à plus de justice mérite d’être relayé dans tout le pays. Oui, Monsieur le Président, il faut amnistier les syndicalistes !
Je soutiens la demande d’examen de la « proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives » présentée par les députés du Front de Gauche
Les cinq dernières années passées sous la présidence de Nicolas Sarkozy auront constitué pour le monde du travail un désastre incommensurable, avec la destruction méticuleuse et méthodique du modèle social français. Du système des retraites au code du travail, en passant par la protection sociale et les services publics, aucune spécificité sociale française n’aura échappé au rouleau compresseur libéral.
Beaucoup de nos concitoyens se sont légitimement engagés dans des mouvements sociaux. Ils se sont exprimés pour faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de travail, préserver l’emploi, les services publics, un système de protection sociale efficace et solidaire, leur environnement. Alors qu’ils défendaient l’intérêt général, nombre d’entre eux ont fait l’objet de sanctions pénales, disciplinaires et de licenciements. L’objectif du pouvoir précédent était clair : imposer par la force la vision d’une société divisée, du chacun pour soi, où seules les logiques de l’argent dominent.
Et ce travail de casse sociale a été accompagné par une politique visant à criminaliser l’action syndicale. Sous tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de nombreux syndicalistes ont été attaqués pénalement du fait directement de leurs actions et engagements syndicaux. Trop de sanctions injustes ont été infligées qui ne visaient qu’à éteindre toute velléité de contestation. Et c’est parfois le simple affichage ou la distribution de tracts qui donnent lieu à des menaces ou assignations judiciaires !
L’action collective est pourtant un droit inhérent à toute démocratie. Ainsi, la Constitution de la Ve République reconnait au citoyen le droit de défendre ses droits et intérêts ainsi que le droit de participer à la détermination des conditions de travail et à la gestion des entreprises (alinéas 6 et 8 du préambule de la Constitution de 1946). Ces poursuites contre le monde syndical ont causé des dégâts considérables et participé à rendre délétère le dialogue social dans notre pays.
Le changement implique le retour au respect et au dialogue. Et cela commence par mettre en débat notre proposition de loi d’amnistie de tous les militants syndicaux menacés ou condamnés sous l’ère des gouvernements de la présidence de Nicolas Sarkozy, déposée à l’Assemblée nationale par les députés du Front de gauche. Elle se concentre sur les faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales ou revendicatives, ainsi que sur l’amnistie des sanctions disciplinaires. Cet appel à plus de justice mérite d’être relayé dans tout le pays. Oui, Monsieur le Président, il faut amnistier les syndicalistes !
Je soutiens la demande d’examen de la « proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives » présentée par les députés du Front de Gauche
1 décembre 2012
POURQUOI LES SÉNATEURS COMMUNISTES N'ONT-ILS PAS VOTÉ LE BUDGET ?
PIERRE LAURENT A LONGUEAU
Bien peu de media locaux en ont rendu compte et c'est fort dommage : la venue de Pierre Laurent a fait salle comble dans la mairie de Longueau.
Pendant plus d'une heure et demie le secrétaire national du Parti Communiste Français a débattu avec l'ensemble des citoyens présents dans la salle.
Des interventions du Parti de Gauche ou de la Gauche Unitaire (formations participant au Front de Gauche) ont émaillé la soirée avec bien sûr des prises de parole de nombreux militants communistes.
Riche en idée et en échange la principale vertu de cette soirée fut de redonner espoir à tous ceux qui combattent la domination de la finance et du capital.
Ce soir là, la "vraie gauche" était à Longueau !
Bien peu de media locaux en ont rendu compte et c'est fort dommage : la venue de Pierre Laurent a fait salle comble dans la mairie de Longueau.
Pendant plus d'une heure et demie le secrétaire national du Parti Communiste Français a débattu avec l'ensemble des citoyens présents dans la salle.
Des interventions du Parti de Gauche ou de la Gauche Unitaire (formations participant au Front de Gauche) ont émaillé la soirée avec bien sûr des prises de parole de nombreux militants communistes.
Riche en idée et en échange la principale vertu de cette soirée fut de redonner espoir à tous ceux qui combattent la domination de la finance et du capital.
Ce soir là, la "vraie gauche" était à Longueau !
27 novembre 2012
RÉUSSITE DU REPAS DE LA SECTION D'AMIENS
Plus de 70 camarades se sont retrouvés dimanche dernier autour d'un repas convivial et chaleureux marqué par l'intervention de Thierry Aury, qui avait conduit la liste du Front de Gauche lors des dernières régionales, et par une carbonnade de haute qualité qui a ravi toutes les papilles.
Plus de 70 camarades se sont retrouvés dimanche dernier autour d'un repas convivial et chaleureux marqué par l'intervention de Thierry Aury, qui avait conduit la liste du Front de Gauche lors des dernières régionales, et par une carbonnade de haute qualité qui a ravi toutes les papilles.
24 novembre 2012
PIERRE LAURENT A LONGUEAU
La candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012 a suscité un élan populaire exceptionnel. Quelque chose de neuf s’est enfin produit à gauche après des années de division et de dispersion.
Mais que devient ce mouvement une fois l’élection passée ? Feu de paille ou promesse d’une nouvelle façon de faire de la politique?
« Prenez le pouvoir », la question reste entière.
Pierre Laurent, 1er secrétaire national du Parti Communiste français et codirigeant du Front de Gauche, tire les enseignements de cette expérience.
Comment la poursuivre ?
Quel changement possible aujourd'hui, dans un nouveau contexte, avec un gouvernement et une majorité de gauche à l'Assemblée et au Sénat ?
Maintenant prenez le pouvoir invite à la réflexion, au débat et à l’action avec une seule certitude : rien ne se fera sans la mobilisation inventive des citoyens.
Mais que devient ce mouvement une fois l’élection passée ? Feu de paille ou promesse d’une nouvelle façon de faire de la politique?
« Prenez le pouvoir », la question reste entière.
Pierre Laurent, 1er secrétaire national du Parti Communiste français et codirigeant du Front de Gauche, tire les enseignements de cette expérience.
Comment la poursuivre ?
Quel changement possible aujourd'hui, dans un nouveau contexte, avec un gouvernement et une majorité de gauche à l'Assemblée et au Sénat ?
Maintenant prenez le pouvoir invite à la réflexion, au débat et à l’action avec une seule certitude : rien ne se fera sans la mobilisation inventive des citoyens.
Pierre LAURENT sera dans la
Somme le 29 novembre !
Jeudi
29 novembre 2012
19h00
salle d’Honneur
Mairie de Longueau
21 novembre 2012
La France, leader européen des faibles coûts, selon une agence officielle
«L’attractivité de la France est en hausse » : ce constat établi en mars 2012 par la chambre de commerce américaine en France est mis en exergue de son rapport annuel par l’Agence française pour les investissements internationaux (Afii). Dans un rapport précédent, cette agence affirmait : « En termes de coût global d’une entreprise, la France est leader européen des faibles coûts. En France, les coûts d’implantation d’une entreprise, incluant la main-d’œuvre, l’immobilier, le transport, les services publics et les taxes, sont très compétitifs. » L’Afii n’est pourtant pas un repère de syndicalistes. Elle a été créée en 2001, par un gouvernement de droite, alors que Jacques Chirac était président de la République. L’Afii fait en outre référence à l’étude biennale « Choix concurrentiels » du cabinet anglo-saxon KPMG, qui compare les coûts d’exploitation d’une entreprise dans plus de 100 villes dans 9 pays. La France s’y distingue par des coûts globaux particulièrement avantageux pour l’implantation d’une entreprise. Ces coûts concernent la main-d’œuvre, l’installation, les transports, les services publics (électricité, gaz naturel, télécommunications), l’impôt sur les bénéfices…
Et il est vrai que notre pays attire nombre de capitaux internationaux. Depuis 2007, la France a accueilli 256,2 milliards d’euros d’investissements étrangers, contre près de 200 milliards pour l’Allemagne.
Ces arguments exposés par l’Afii à l’adresse d’investisseurs étrangers contredisent singulièrement la campagne de la droite et du Medef – à laquelle le gouvernement cède – présentant une économie française plombée par un coût du travail. Il est vrai que la France a des atouts, notamment grâce à ses services publics mais, pour autant, elle perd des parts de marché à l’international et son déficit extérieur devient béant. Cherchez l’erreur.
Nous avons déjà pointé cette contradiction dans le discours de la droite et du Medef : pour eux l’entreprise, ce sont les patrons, mais quand il s’agit d’évaluer les coûts de production, il n’y a plus que les salariés et le coût du travail. En vérité, la notion de compétitivité ne peut déboucher sur autre chose, elle est piégée dans la mesure où son véritable critère d’évaluation est la rentabilité des capitaux, leur rémunération. Est compétitif un pays qui « rapporte ». À l’opposé, si l’on se place du point de vue du peuple travailleur, c’est le critère d’efficacité sociale qui doit prévaloir : comment faire pour que les ressources soient utilisées de la manière la plus efficace en termes d’emploi, de valeur ajoutée, de développement humain ? Telle est la bonne question.
Et il est vrai que notre pays attire nombre de capitaux internationaux. Depuis 2007, la France a accueilli 256,2 milliards d’euros d’investissements étrangers, contre près de 200 milliards pour l’Allemagne.
Ces arguments exposés par l’Afii à l’adresse d’investisseurs étrangers contredisent singulièrement la campagne de la droite et du Medef – à laquelle le gouvernement cède – présentant une économie française plombée par un coût du travail. Il est vrai que la France a des atouts, notamment grâce à ses services publics mais, pour autant, elle perd des parts de marché à l’international et son déficit extérieur devient béant. Cherchez l’erreur.
Nous avons déjà pointé cette contradiction dans le discours de la droite et du Medef : pour eux l’entreprise, ce sont les patrons, mais quand il s’agit d’évaluer les coûts de production, il n’y a plus que les salariés et le coût du travail. En vérité, la notion de compétitivité ne peut déboucher sur autre chose, elle est piégée dans la mesure où son véritable critère d’évaluation est la rentabilité des capitaux, leur rémunération. Est compétitif un pays qui « rapporte ». À l’opposé, si l’on se place du point de vue du peuple travailleur, c’est le critère d’efficacité sociale qui doit prévaloir : comment faire pour que les ressources soient utilisées de la manière la plus efficace en termes d’emploi, de valeur ajoutée, de développement humain ? Telle est la bonne question.
Pierre Ivorra - l'Humanité
15 novembre 2012
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