26 septembre 2012
PASCALE BOISTARD VA VOTER POUR LE TRAITÉ MERKEL SARKOZY
Alors que 67% des Samariens s'étaient prononcés contre la ratification du traité en 2005, la députée socialiste fraîchement élue rentre dans le rang. Ignorant les aspirations légitimes des salariés et des retraités, elle va voter docilement le traité écrit par Sarkozy et Merkel avec les députés de l'UMP.
article de l'Express
La règle d'or va brider tous les futurs budgets nationaux. De nombreux économistes de toutes tendances alertent sur le fait que les politiques d'austérité sont dévastatrices pour les peuples. Les Grecs, les Espagnols et les Portugais en font la dramatique expérience.
Face à de tels enjeux, le peuple français doit être consulté par referendum. Le devoir d'un député de gauche est d'exiger l'organisation de ce vote.
pour écrire à Pascale Boistard : pboistard@assemblee-nationale.fr
L'HOMMAGE À JEAN CATELAS
Dimanche 23 septembre plusieurs dizaines de communistes, dont une présence remarquée des Jeunes Communistes, ont rendu hommage à Jean Catelas et aux martyrs de la barbarie nazie.
Dimanche 23 septembre plusieurs dizaines de communistes, dont une présence remarquée des Jeunes Communistes, ont rendu hommage à Jean Catelas et aux martyrs de la barbarie nazie.
21 septembre 2012
Manifestation unitaire le dimanche 30 septembre à Paris à 13h30 contre le traité européen MERKEL - SARKOZY que François Hollande va signer
Le Front de Gauche organise un départ en car pour la manifestation du dimanche 30 septembre 2012 à Paris.
- AMIENS : rendez-vous 10h30 place du cirque pour un départ à 11h00
- LONGUEAU : départ 11h15 place de la mairie
- ROYE péage : départ 12h15
Réservations auprès de la Fédération de la Somme du PCF au 03 22 69 24 40
Participation aux frais 10 € minimum
CÉRÉMONIE JEAN CATELAS
Le 23 Septembre
prochain,
nous commémorerons le 71ème anniversaire de la mort de Jean
CATELAS,
Député d’Amiens, Membre du Comité Central du Parti Communiste
Français.
Cette cérémonie
sera placée
sous la Présidence de Colette FINET, Membre du Conseil
National du PCF.
Le
rassemblement est fixé
à 10 h 30 à l’entrée du Cimetière Saint-Acheul ( ancien ) Rue
de Cagny à AMIENS
.
19 septembre 2012
Traité européen : « Une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage »En appelant à un « vote massif » au Parlement en faveur du traité budgétaire européen, Jean-Marc Ayrault invite donc la gauche à joindre ses voix aux élus de droite pour voter le texte signé le 2 mars à Bruxelles par Nicolas Sarkozy.
Exit la fable d'une rénégociation, envolées les belles paroles de campagne qui promettaient d'en découdre avec les marchés financiers. Aujourd'hui, le Premier ministre ne donne plus que l'objectif de réduction du déficit public. Cet appel à une ratification massive est cependant en cohérence avec le budget d'hyper-austérité et le « choc fiscal » préparés pour 2013, avec les projets menaçant le financement de la protection sociale, celui des collectivités locales.
Notre peuple n'a pas voté pour cela le 6 mai dernier. Il a tout au contraire fait le choix du changement, en France et en Europe. Il est faux d'affirmer comme le fait Jean-Marc Ayrault, que ce vote « donnerait plus de force au président de la république » sur la scène européenne. Au contraire, ce traité, qui aura des conséquence directe pour la vie quotidienne des familles populaires, est une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage.
Nous proposons un grand débat public et contradictoire sur la nature même du traité budgétaire européen, de la règle d'or, des régressions démocratiques contre les États et les parlements. Nous demandons sa mise à disposition à l'ensemble des citoyen-ne-s afin qu'ils puissent juger par eux-mêmes. Ce processus démocratique doit être conclu par un référendum.
Aujourd'hui, en France et partout en Europe, des convergences politiques, syndicales et associatives se forment pour refuser l'austérité. Une grande marche aura lieu à Paris le 30 septembre. C'est sur cette énergie qu'un président de gauche devrait s'appuyer et non pas sur un texte co-écrit par Sarkozy et Merkel.
12 septembre 2012
Fête de l'Huma-Programme de l'espace Pays du Nord-Picardie
Voici les horaires du bus pour aller à la fête de Humanité le dimanche 16 Septembre 2012.
DEPART : - Cirque Amiens 8h30
- Mairie Longueau 8h45
- Roye péage 9h15
RETOUR :- La Courneuve 19h30
- Roye péage 21h00
- Longueau Mairie 21h30
- Amiens Cirque 21h45
Inscriptions au 03 22 69 24 40
7 septembre 2012
La taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance
Selon la presse, la proposition phare de la campagne de François Hollande pour taxer les richesses subirait un sérieux coup de grisou. Le taux de 75% devrait comprendre la CSG et la CRDS (soit 8%) ce qui équivaut à un taux à 67%. Un couple devra gagner plus de 2 millions d'euros par an pour être concerné. Les revenus du travail seraient les seuls concernés et la taxe ne vaudrait a priori que pour deux ans. Ce renoncement s'il était vérifié, serait une très mauvaise surprise. Non content que cette taxe ainsi transformée ne rapporte plus grand-chose aux recettes de l'État, elle envoie un signe désastreux à l’électorat de gauche qui se retrouverait « Gros-Jean comme devant ».
Non seulement la taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance mais de nouvelles tranches d'impôts entre 45% et 75% doivent être créée comme l'a proposé le Front de gauche. Pour être juste, l'impôt sur le revenu doit redevenir progressif et faire contribuer les hauts revenus comme les revenus financiers. Une réforme fiscale d'ampleur doit être votée des cet automne.
Selon la presse, la proposition phare de la campagne de François Hollande pour taxer les richesses subirait un sérieux coup de grisou. Le taux de 75% devrait comprendre la CSG et la CRDS (soit 8%) ce qui équivaut à un taux à 67%. Un couple devra gagner plus de 2 millions d'euros par an pour être concerné. Les revenus du travail seraient les seuls concernés et la taxe ne vaudrait a priori que pour deux ans. Ce renoncement s'il était vérifié, serait une très mauvaise surprise. Non content que cette taxe ainsi transformée ne rapporte plus grand-chose aux recettes de l'État, elle envoie un signe désastreux à l’électorat de gauche qui se retrouverait « Gros-Jean comme devant ».
Non seulement la taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance mais de nouvelles tranches d'impôts entre 45% et 75% doivent être créée comme l'a proposé le Front de gauche. Pour être juste, l'impôt sur le revenu doit redevenir progressif et faire contribuer les hauts revenus comme les revenus financiers. Une réforme fiscale d'ampleur doit être votée des cet automne.
5 septembre 2012
Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, membre du Parti socialiste :« J’appelle à voter contre la ratification du traité. »
« Ce traité est dangereux. Je pense qu’il instaure une austérité durable et prive les Parlements et les citoyens des arbitrages budgétaires. Il tourne le dos aux capacités d’impulser des politiques de relance et ne fait qu’accroître, amplifier et durcir la politique qui a déjà été menée et qui nous a amenés, avec le traité d’Amsterdam, à cette période de très faible croissance, depuis maintenant bien longtemps. François Hollande avait annoncé, pendant la campagne, qu’il fallait renégocier le traité, en le complétant et en le modifiant. Si, aujourd’hui, il a obtenu de le compléter, il ne l’a pas encore modifié, et c’est ce pourquoi j’appelle à voter contre la ratification, pour qu’on renégocie le pacte budgétaire européen. Par ailleurs, je pense que la renégociation est d’autant plus possible aujourd’hui, pour François Hollande, que tout le monde se rend compte que la spirale de l’austérité et de la réduction budgétaire ne fait qu’accroître les déficits et plomber la croissance européenne. Quant à la question référendaire, je ne suis pas étonnée que 72 % des Français se déclarent pour une telle consultation sur la ratification du traité, selon le sondage CSA publié par l’Humanité. Moi-même, j’avais écrit à François Hollande, avant le premier tour, pour insister sur le fait qu’il fallait faire attention, que personne ne pourrait accepter qu’on ajoute simplement un volet “croissance” à ce traité européen, au risque d’avoir une goutte de croissance dans un océan d’austérité. Nos concitoyens, souvent dubitatifs et critiques sur la construction européenne, ont besoin de garanties fortes, et je pense que la meilleure d’entre elles est d’annoncer un référendum, même si François Hollande s’est clairement exprimé contre. »
« Ce traité est dangereux. Je pense qu’il instaure une austérité durable et prive les Parlements et les citoyens des arbitrages budgétaires. Il tourne le dos aux capacités d’impulser des politiques de relance et ne fait qu’accroître, amplifier et durcir la politique qui a déjà été menée et qui nous a amenés, avec le traité d’Amsterdam, à cette période de très faible croissance, depuis maintenant bien longtemps. François Hollande avait annoncé, pendant la campagne, qu’il fallait renégocier le traité, en le complétant et en le modifiant. Si, aujourd’hui, il a obtenu de le compléter, il ne l’a pas encore modifié, et c’est ce pourquoi j’appelle à voter contre la ratification, pour qu’on renégocie le pacte budgétaire européen. Par ailleurs, je pense que la renégociation est d’autant plus possible aujourd’hui, pour François Hollande, que tout le monde se rend compte que la spirale de l’austérité et de la réduction budgétaire ne fait qu’accroître les déficits et plomber la croissance européenne. Quant à la question référendaire, je ne suis pas étonnée que 72 % des Français se déclarent pour une telle consultation sur la ratification du traité, selon le sondage CSA publié par l’Humanité. Moi-même, j’avais écrit à François Hollande, avant le premier tour, pour insister sur le fait qu’il fallait faire attention, que personne ne pourrait accepter qu’on ajoute simplement un volet “croissance” à ce traité européen, au risque d’avoir une goutte de croissance dans un océan d’austérité. Nos concitoyens, souvent dubitatifs et critiques sur la construction européenne, ont besoin de garanties fortes, et je pense que la meilleure d’entre elles est d’annoncer un référendum, même si François Hollande s’est clairement exprimé contre. »
Propos recueillis par
Morgane Baghlali-Serres
28 août 2012
Traité européen : « Les français veulent savoir, débattre et décider ! »
72% Français veulent décider par eux-mêmes de la ratification ou non
du Traité européen. C'est le résultat indiscutable du sondage publié
par L'Humanité. Ils ont raison.
D'abord parce que François Hollande s'était engagé à renégocier le traité s'il était élu. Ceux qui lui ont donné la victoire ont chassé Sarkozy pour rompre avec sa politique. Les Français ont déjà prouvé qu'ils avaient à cœur et qu'ils étaient en mesure de s'emparer des enjeux européens. Les Français veulent une Europe plus proche. On ne peut pas en même temps leur faire le reproche de ne pas « s'intéresser » à l'Europe et les en empêcher quand ils veulent savoir, débattre et décider.
Ensuite, parce que ce traité engage l'avenir du pays et que les Français ont droit à la transparence et à la vérité dans un grand débat public.
D'abord parce que François Hollande s'était engagé à renégocier le traité s'il était élu. Ceux qui lui ont donné la victoire ont chassé Sarkozy pour rompre avec sa politique. Les Français ont déjà prouvé qu'ils avaient à cœur et qu'ils étaient en mesure de s'emparer des enjeux européens. Les Français veulent une Europe plus proche. On ne peut pas en même temps leur faire le reproche de ne pas « s'intéresser » à l'Europe et les en empêcher quand ils veulent savoir, débattre et décider.
Ensuite, parce que ce traité engage l'avenir du pays et que les Français ont droit à la transparence et à la vérité dans un grand débat public.
Ce traité contient un abandon de souveraineté nationale et une
régression démocratique qui empêcheront toute réelle politique de
changement. Les français ne l'ont pas encore lu, mais si ce texte est si
bon ou si peu dangereux, pourquoi ne pas les laisser en juger par
eux-mêmes ?
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
23 juin 2012
MOBILISATION IMPORTANTE CONTRE LE PROJET DE CONSTRUCTION DE LA FERME DES 1000 VACHES
Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Amiens ce samedi 23 juin contre la construction de la ferme des 1000 vaches.
Des militants du Front de Gauche, des élus communistes, étaient présents pour soutenir l'action des habitants de Drucat et du canton.
22 juin 2012
CONTRE LA CONSTRUCTION DE LA FERME DES 1000 VACHES
rassemblement samedi 23 juin,
15h devant la Maison de la Culture d'Amiens
toutes les infos sur le projet sur le site de l'association NOVISSEN
15 juin 2012
Chez Camaïeu : "Des salariés en CDI qui se retrouvent à toucher le RSA en 2012, mais c'est Germinal !"
Des salariés de l'entreprise de prêt-à-porter Camaïeu, qui se retrouvent à toucher un complément du RSA en raison de leur trop faible salaire, demandent à rencontrer "au plus vite" le ministre du Travail, Michel sapin, pour dénoncer leur situation salariale.
"Lorsque je suis allé voir mon DRH pour lui demander une augmentation de salaire, il m'a clairement dit: Pourquoi tu veux une augmentation? Tu as le complément du RSA pour ça", a expliqué Cherif Lebgaa, délégué syndical Force ouvrière (FO). "Cette mesure, c'est clairement un effet d'aubaine pour la direction de Camaïeu, qui en profite pour maintenir ses salariés dans la misère. C'est écoeurant d'exploiter les gens ainsi", a ajouté le syndicaliste employé logistique dans les entrepôts roubaisiens de la marque. Il précise qu'après 18 ans d'ancienneté dans l'entreprise, il touche 1.180 euros net de la part de son employeur et 296 euros au titre du RSA.
Selon lui, son cas est "très répandu dans l'entreprise". "Rien que dans l'entrepôt à Roubaix, on est au moins une vingtaine dans le même cas. Je dis au moins une vingtaine, mais c'est sans doute plus, car beaucoup de gens ont honte d'en parler. Toucher le RSA, personne n'aime s'en vanter", a souligné le représentant FO. "Cela fait des années que la direction nous refuse la moindre augmentation. Et pendant ce temps-là, les actionnaires touchent chaque année 500 millions de dividendes. Et en plus de ça, nous n'avons aucun avantage social : pas de tickets resto, pas de chèques vacances, pas de primes, rien!", a dénoncé le syndicaliste. Camaïeu nous maintient sciemment au statut de travailleurs pauvres. Des salariés en CDI qui se retrouvent à toucher le RSA en 2012, mais c'est Germinal ! Si Zola avait été là, il aurait soutenu notre combat, c'est sûr!", a relevé le délégué syndical.
Les salariés de Camaïeu, qui avaient déjà mené une grève de plusieurs semaines en janvier 2011, réclament une augmentation de 100 euros par personne. Après avoir envoyé un courrier au président François Hollande pour dénoncer leur situation, ils réclament d'être reçus "au plus vite" par le ministre du Travail. Un débrayage de deux heures est déjà prévu dans les magasins du groupe le 22 juin.
Créé en 1984, le groupe Camaïeu, majoritairement détenu par le fonds d'investissement Cinven, a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 810 millions d'euros et un bénéfice net de 84,5 millions d'euros. Il possède plus de 1.000 magasins dans le monde (600 en France) et emploie 5.800 personnes, dont 4.000 en France.
Des salariés de l'entreprise de prêt-à-porter Camaïeu, qui se retrouvent à toucher un complément du RSA en raison de leur trop faible salaire, demandent à rencontrer "au plus vite" le ministre du Travail, Michel sapin, pour dénoncer leur situation salariale.
"Lorsque je suis allé voir mon DRH pour lui demander une augmentation de salaire, il m'a clairement dit: Pourquoi tu veux une augmentation? Tu as le complément du RSA pour ça", a expliqué Cherif Lebgaa, délégué syndical Force ouvrière (FO). "Cette mesure, c'est clairement un effet d'aubaine pour la direction de Camaïeu, qui en profite pour maintenir ses salariés dans la misère. C'est écoeurant d'exploiter les gens ainsi", a ajouté le syndicaliste employé logistique dans les entrepôts roubaisiens de la marque. Il précise qu'après 18 ans d'ancienneté dans l'entreprise, il touche 1.180 euros net de la part de son employeur et 296 euros au titre du RSA.
Selon lui, son cas est "très répandu dans l'entreprise". "Rien que dans l'entrepôt à Roubaix, on est au moins une vingtaine dans le même cas. Je dis au moins une vingtaine, mais c'est sans doute plus, car beaucoup de gens ont honte d'en parler. Toucher le RSA, personne n'aime s'en vanter", a souligné le représentant FO. "Cela fait des années que la direction nous refuse la moindre augmentation. Et pendant ce temps-là, les actionnaires touchent chaque année 500 millions de dividendes. Et en plus de ça, nous n'avons aucun avantage social : pas de tickets resto, pas de chèques vacances, pas de primes, rien!", a dénoncé le syndicaliste. Camaïeu nous maintient sciemment au statut de travailleurs pauvres. Des salariés en CDI qui se retrouvent à toucher le RSA en 2012, mais c'est Germinal ! Si Zola avait été là, il aurait soutenu notre combat, c'est sûr!", a relevé le délégué syndical.
Les salariés de Camaïeu, qui avaient déjà mené une grève de plusieurs semaines en janvier 2011, réclament une augmentation de 100 euros par personne. Après avoir envoyé un courrier au président François Hollande pour dénoncer leur situation, ils réclament d'être reçus "au plus vite" par le ministre du Travail. Un débrayage de deux heures est déjà prévu dans les magasins du groupe le 22 juin.
Créé en 1984, le groupe Camaïeu, majoritairement détenu par le fonds d'investissement Cinven, a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 810 millions d'euros et un bénéfice net de 84,5 millions d'euros. Il possède plus de 1.000 magasins dans le monde (600 en France) et emploie 5.800 personnes, dont 4.000 en France.
L'humanité, 15 juin 2012
2 juin 2012
LÉGISLATIVES 2012 : ON VA LEUR FAIRE UN DESSIN (clip non censuré par le CSA)
On va leur faire un dessin... spécial... par CN-PCF
29 mai 2012
Pour garantir un vrai changement il faut une parole forte à gauche !
Avec la mise en place du gouvernement des premières décisions ont été prises. Parité au sein du gouvernement, charte déontologique, baisse du salaire des ministre et du président... Très bien. Après des années de présidence bling-bling le retour a des pratiques plus républicaines ne peut que nous satisfaire. Mais cela ne peut suffire.
Changer !
Les urgences du pays sont grandes, les attentes de notre peuple importantes. Emploi, pouvoir d'achat, retraite, école, logement...l'action du gouvernement doit répondre à ces attentes. La gauche ne peut décevoir et se contenter de mesurettes pour ne pas déplaire au marchés financiers
Quel est le contenu du changement dont nous avons besoin ?
Une augmentation significative du SMIC et des minima sociaux ou un simple «coup de pouce»?
Un référendum sur le traité Merkel-Sarkozy, ou le simple ajout d'un volet croissance sans toucher au pacte d'austérité budgétaire ?
Une véritable volonté d'en changer le rôle de la BCE ou une simple déclaration d'intention?
La volonté de s'attaquer aux marchés financiers ou tenter seulement d'en gommer quelques excès ??
Ne rien lâcher !
Ne nous faisons pas d'illusion, pour reprendre le pouvoir aux marchés financiers, mieux partager les richesses et les réorienter vers l’activité et l’emploi, il faut du courage et de la détermination.
Il faut du courage et de la détermination si nous voulons qu’une majorité de député-e-s de gauche à l’Assemblée Nationale adopte des lois qui répondent aux urgences sociales, écologiques et démocratiques.
Des mesures pour réussir le changement qui portent sur l'interdiction des licenciements boursiers, l'augmentation du SMIC à 1700 euros brut, redonner la priorité à l’emploi, l'école, la santé, le logement...
Le Front de gauche, avec son programme l’Humain d’abord et son candidat commun Jean Luc Mélenchon, avec 4 millions de voix, a apporté une contribution décisive à la victoire contre Sarkozy.
Le Front de gauche, c’est l’assurance d’une gauche qui assume ses responsabilités, avec un objectif « L’humain d’abord ». Un bon résultat national du Front de gauche au soir du 1er tour, un grand nombre de député-e-s au soir du second tour, .meilleurs seront les atouts d’un vrai changement
Pour garantir le changement, votez Jean-Claude RENAUX
Dans notre circonscription Jean-Claude RENAUX et René LOGNON sont les candidats du Front de gauche.
A l'heure où il y besoin d'une parole forte à gauche, Jean-Claude RENAUX et René LOGNON sont les candidats les mieux à même de garantir un vrai changement.
Avec la mise en place du gouvernement des premières décisions ont été prises. Parité au sein du gouvernement, charte déontologique, baisse du salaire des ministre et du président... Très bien. Après des années de présidence bling-bling le retour a des pratiques plus républicaines ne peut que nous satisfaire. Mais cela ne peut suffire.
Changer !
Les urgences du pays sont grandes, les attentes de notre peuple importantes. Emploi, pouvoir d'achat, retraite, école, logement...l'action du gouvernement doit répondre à ces attentes. La gauche ne peut décevoir et se contenter de mesurettes pour ne pas déplaire au marchés financiers
Quel est le contenu du changement dont nous avons besoin ?
Une augmentation significative du SMIC et des minima sociaux ou un simple «coup de pouce»?
Un référendum sur le traité Merkel-Sarkozy, ou le simple ajout d'un volet croissance sans toucher au pacte d'austérité budgétaire ?
Une véritable volonté d'en changer le rôle de la BCE ou une simple déclaration d'intention?
La volonté de s'attaquer aux marchés financiers ou tenter seulement d'en gommer quelques excès ??
Ne rien lâcher !
Ne nous faisons pas d'illusion, pour reprendre le pouvoir aux marchés financiers, mieux partager les richesses et les réorienter vers l’activité et l’emploi, il faut du courage et de la détermination.
Il faut du courage et de la détermination si nous voulons qu’une majorité de député-e-s de gauche à l’Assemblée Nationale adopte des lois qui répondent aux urgences sociales, écologiques et démocratiques.
Des mesures pour réussir le changement qui portent sur l'interdiction des licenciements boursiers, l'augmentation du SMIC à 1700 euros brut, redonner la priorité à l’emploi, l'école, la santé, le logement...
Le Front de gauche, avec son programme l’Humain d’abord et son candidat commun Jean Luc Mélenchon, avec 4 millions de voix, a apporté une contribution décisive à la victoire contre Sarkozy.
Le Front de gauche, c’est l’assurance d’une gauche qui assume ses responsabilités, avec un objectif « L’humain d’abord ». Un bon résultat national du Front de gauche au soir du 1er tour, un grand nombre de député-e-s au soir du second tour, .meilleurs seront les atouts d’un vrai changement
Pour garantir le changement, votez Jean-Claude RENAUX
Dans notre circonscription Jean-Claude RENAUX et René LOGNON sont les candidats du Front de gauche.
A l'heure où il y besoin d'une parole forte à gauche, Jean-Claude RENAUX et René LOGNON sont les candidats les mieux à même de garantir un vrai changement.
17 mai 2012
POURQUOI VOTE-T-ON F.N. DANS LES VILLAGES DE LA SOMME ?
Sébastien Vignon,
chercheur postdoctorant
au Centre
universitaire
de recherches sur l’action publique et le politique à
l’université de Picardie-Jules- Verne, analyse le succès électoral du
Front national dans les cantons les plus excentrés des villes.
Quelle est votre première analyse des résultats du Front national dans la Somme ?
Sébastien Vignon. Avec une participation en baisse,
Marine Le Pen est la grande gagnante de ce premier tour en Picardie et
dans la Somme qui se caractérise par un fort émiettement communal avec
782 communes, parmi lesquelles un grand nombre sont situées hors des
aires urbaines et une sur-représentation des catégories populaires.
C’est dans ces petits villages de moins de 500 habitants plus
particulièrement, localisés à plus de trente kilomètres d’Amiens,
capitale régionale, que Marine Le Pen enregistre ses meilleurs
résultats. Émerge ainsi un clivage entre les cantons urbains et les
cantons dits « ruraux ». Les cinq cantons où Marine Le Pen fait ses
scores les plus faibles dans la Somme sont situés à Amiens. Dans le
canton d’Amiens-Sud (Amiens-6), elle recueille 7,42 % des inscrits –
c’est son score le plus bas dans le département – alors que dans le
canton rural de Roisel, il atteint 26,82 %. Dans ce canton de moins de
9 000 habitants, situé à l’écart des grands axes de communication, où
l’industrie représente environ 70 % des emplois salariés concentrés dans
le textile et l’agroalimentaire, le FN engrange une progression de plus
de
7 points ! C’est dans le rural le plus excentré des villes que le
vote « frontiste » tend à se consolider électoralement.
Comment expliquer ce phénomène ?
Sébastien Vignon. Les facteurs explicatifs sont
multiples. Marine Le Pen a centré une partie de son discours sur la
désertification des campagnes – fermeture des services publics, des
petits commerces de proximité, par exemple – et les difficultés
économiques qui touchent les agriculteurs, les artisans et commerçants,
mais aussi les ouvriers confrontés aux délocalisations et fermetures
d’usines. Il est probable qu’en Picardie, région à la fois industrielle
et agricole – dans la Somme notamment –, ce discours ait pu trouver un
écho plus large auprès de certaines franges de la population qui ont le
sentiment d’être ignorées, voire abandonnées par les politiques et
reléguées dans des espaces où elles se sentent parfois assignées à
résidence. C’est le cas, par exemple, mais pas uniquement évidemment, de
ménages ayant quitté la ville pour obtenir un logement moins cher mais
qui se retrouvent isolés, loin des services publics. Les artisans, mais
également les agriculteurs, se sentent négligés par les élus de droite
et certains se reportent sur l’extrême droite. Mais plus généralement,
pour comprendre le succès électoral du vote FN dans les mondes ruraux,
il faut s’attacher à mettre en relation les préférences électorales des
groupes sociaux – cadres, ouvriers, agriculteurs, artisans, etc. – avec
les types de rapports sociaux dans lesquels ces groupes sont insérés.
C’est ce que nous faisons avec mon collègue Emmanuel Pierru, chercheur
au Ceraps, lorsque nous interrogeons les votes frontistes dans les
espaces ruraux de la Somme en les mettant en rapport avec les
transformations des modes de sociabilité locale, comme la crise de
l’« entre-soi rural » et la déstabilisation des lieux d’intégration
traditionnels (associations communales, manifestations villageoises,
fermetures des cafés, etc.).
Que revêt la notion de classes populaires dans la Somme
rurale ? Se distingue-t-elle, par exemple, des classes populaires des
villes ?
Sébastien Vignon. Les espaces ruraux du département
se caractérisent par une forte sur-représentation des ouvriers et des
employés, mais il ne faut pas négliger numériquement, parmi les
retraités, les « petits » agriculteurs, artisans et commerçants qui
d’ailleurs rencontrent des difficultés économiques. Par ailleurs, les
jeunes ruraux possèdent un niveau de formation moindre que leurs
homologues des grandes villes. Ils sont frappés eux aussi par la
précarité économique et sociale, le chômage. Leur faible degré de
mobilité géographique renforce leur sentiment de relégation. De ce point
de vue, certaines campagnes et certaines banlieues se ressemblent : les
classes populaires y sont majoritaires. Les parcours d’entrée dans la
vie active sont, dans certains villages ouvriers ruraux, aussi morcelés
et incertains que dans de nombreuses cités. C’est ce qu’a très bien
observé le sociologue Nicolas Rénahy sur un autre site d’enquête. Les
ouvriers ruraux travaillent généralement dans des PME, voire dans
l’artisanat, où la présence syndicale est très faible et, du coup, ne
peut compenser les faibles prédispositions à la politisation de ces
groupes. Au regard de nos enquêtes de terrain, l’une des
caractéristiques des ouvriers en milieu rural, c’est qu’ils sont plus
souvent issus du monde agricole
– ils n’ont pas pu ou voulu reprendre
l’exploitation familiale – ou des professions indépendantes (artisans,
commerçants, par exemple). Le vote des ouvriers pour le FN est très
souvent analysé à l’aune de ce que certains analystes nomment le
« gaucho-lepénisme » : déçus par les formations politiques de gauche,
des ouvriers se tourneraient vers le FN et son leader charismatique,
etc. Il ne s’agit pas de nier que des ouvriers qui votaient à gauche
votent désormais pour le FN. Sont-ils issus des fractions « urbaines »
ayant quitté la ville ou, à l’inverse, sont-ils des « gars du coin »,
pour reprendre l’expression de Nicolas Rénahy ? Les ouvriers « ruraux »
portant leur suffrage sur Marine Le Pen sont-ils, et, le cas échéant,
dans quelle proportion, des fils/filles des professions indépendantes
qui jusqu’alors portaient leurs suffrages sur les candidats de droite ?
On manque cruellement de données systématiques qui permettent de
répondre à de tels questionnements. La catégorie sociale « ouvriers »
est encore une catégorie statistique descriptive, mais pas explicative.
Être « ouvrier », oui : mais dans quelle trajectoire sociale, dans quel
projet de mobilité entravée ou non ? Ce n’est pas la même chose d’être
ouvrier dans un territoire où l’industrie reste florissante, où son
propre fils pourra devenir lui aussi ouvrier, que dans un bassin
d’emploi où les usines licencient.
paru dans l'Humanité du lundi 14 mai
15 mai 2012
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