20 février 2010

ON NE BAT PAS EN RETRAITE !

Les attaques contre la retraite se multiplient depuis des années. « Réformes » après « réformes », les retraités vivent de moins en moins bien avec leurs pensions, les salariés, les jeunes se demandent s'il y aura pour eux une vie après la vie professionnelle. Du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy ne reste plus que « travailler plus », les heures supplémentaires, le dimanche, le lundi de pentecôte, les 35h dans le collimateur et maintenant la retraite à 62, 65 et pourquoi pas 70 ans ? Malheureusement, Martine Aubry au nom du Parti socialiste et Daniel Cohn-Bendit viennent de céder en ouvrant cette possibilité. Une « première » inadmissible à gauche.


Des propositions pour financer les retraites

Les véritables pistes de financement des retraites sont à trouver ailleurs. Mais pour cela, il faut avoir le courage de s’attaquer au capitalisme financier et d’affronter ceux qui le servent ou en profitent.

Depuis 30 ans, les salariés français ont augmenté leur productivité, et donc la richesse produite par notre pays, d’une manière considérable. Ils sont, avec les américains, les travailleurs les plus productifs de la planète. Malheureusement tous ces gains de productivité, toute cette richesse supplémentaire produite ont été captés, détournés vers la finance aux profits des actionnaires et des fonds spéculatifs.

L’une des premières pistes pour financer les retraites passe par imposer, au patronat, de taxer le capital. Particulièrement la finance qui ne participe pas aujourd'hui à la solidarité nationale. Au contraire, elle la détruit.

Le second moyen de financement des retraites consiste à avoir le courage de supprimer les 30 milliards d’exonération de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises. Ces cadeaux au patronat n’ont créé, ni sauvé aucun emploi, pire ils ont permis aux entreprises de mobiliser des capitaux pour les exporter afin de financer leurs délocalisations. Ces 30 milliards permettraient de boucher largement le déficit de la branche retraite de la sécurité sociale qui était de 7,7 milliards en 2009.

Le troisième moyen pour assurer la pérennité de notre système de retraite par répartition consisterait à prendre toute les mesures nécessaires pour assurer le plein emploi et de bons salaires: instauration d’un système de sécurité-emploi-formation, mesures de protection contre le libre échange sauvage pour encourager la convergence des modèles sociaux vers le haut, dévaluation de l’Euro face au dollar. La véritable cause des déficits actuels des caisses de retraite est le produit du défaut de cotisations sociales dû au chômage de masse et au blocage des salaires.

Voilà des propositions qui permettraient de :

● Restaurer le droit pour tous à la retraite pleine et entière à 60 ans avec 37,5 annuités.

● Donner le droit au départ anticipé à partir de 55 ans pour celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt et/ou ont été astreints à des travaux pénibles.

● Prendre en compte pour le calcul de la retraite les années d'études et de formation à partir de 18 ans.

3 février 2010

NON A LA FERMETURE DE CLASSE

Sarkozy et la politique menée par l'U.M.P. continuent leurs ravages dans le pays. Dans la Somme, 50 classes sont menacées de fermeture.

A Camon une classe doit fermer à la prochaine rentrée, à l'école Paul Langevin. Il est important de se mobiliser dès maintenant pour que les autorités académiques reviennent sur cette décision injuste qui pourrait conduire à une moyenne de plus de 26 élèves par classe.

Pour conserver des moyens éducatifs à la hauteur des exigences de notre époque, signez la pétition en ligne sur le site de la Ville de Camon : http://www.camon.net/

30 octobre 2009

Prise de parole de Thierry Aury, après Colette Finet, devant l'hôtel de ville d'Amiens

OFFENSIVE SANS PRECEDENT CONTRE LA DEMOCRATIE LOCALE!

Les élus et les militants communistes ont manifesté dans les rues de la capitale régionale le samedi 7 novembre.

Avec la réforme de la taxe professionnelle et celle des collectivités, le gouvernement et le Président de la République veulent centraliser les pouvoirs, démanteler services publics de proximité et démocratie locale.
En poursuivant et en aggravant ainsi l'asphyxie financière des collectivités, ils veulent porter un coup dramatique à leur autonomie et prélever plus d'impôts locaux dans la poche des familles.
Ils affichent de la sorte un véritable mépris pour les 500000 élu(e)s qui, en France, consacrent temps et efforts à la chose locale. Ils veulent réduire leur nombre comme celui des fonctionnaires territoriaux.

Ce qu'ils visent en fait :

• transformer totalement le paysage des collectivités en fusionnant départements et régions, en créant d'immenses métropoles de plus de 5000000 habitants et en plaçant les communes sous tutelles avant de les faire disparaître.

• réduire les marges de manceuvre et les moyens que les élus consacrent aux besoins des populations

• museler les collectivités qui résistent et innovent pour mettre en œuvre des politiques différentes

• mettre en concurrence les habitants, les salariés et les territoires

• privatiser ou supprimer les services publics

• achever d'adapter les territoires aux objectifs du capitalisme européen

C'est pourtant l'inverse qui est nécessaire !

Il faut renforcer la démocratie en plaçant le citoyen au cœur de la République et en donnant aux collectivités les moyens de leur politique.
Nous proposons de construire avec vous et avec tous les élus une alternative au dépeçage des collectivités en s'appuyant sur les objectifs suivants :
1) Démocratiser les institutions locales. Il faut combattre l’éloignement des lieux de décisions et développer la démocratie participative de proximité. Le suffrage universel doit permettre la juste représentation des différentes familles de pensée. Il doit rester ancré dans les communes.

2) Développer et rééquilibrer durablement les territoires. L'Etat doit garantir l'égalité entre les citoyens et les territoires et non organiser leur mise en concurrence. Oui, il faut repenser l'organisation territoriale et le développement de services publics démocratisés, mais sur la base de la satisfaction des besoins et des droits fondamentaux. Il faut développer la coopération volontaire pour des projets communs sans effacer les échelons communaux et départementaux.

3) Assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités, Cela suppose des impôts justes, progressifs et efficaces et donc une réforme globale de la fiscalité. Ainsi, il faut moderniser la taxe professionnelle en taxant les produits financiers des entreprises pour qu'elles contribuent à une juste répartition des richesses. Les dotations doivent mieux remplir leurs rôles de justice sociale et de développement économique.

Habitant(e)s, salarié(e)s, élu(e)s, acteurs économiques, nous avons tous besoin des collectivités territoriales, de leurs services, de leurs investissements.

4 octobre 2009

SUCCÈS DE LA VOTATION CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE À CAMON

Sur une durée de 6 heures d'ouverture du bureau de votation 327 citoyens sont venus s'exprimer sur le projet de privatisation de La Poste du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Le résultat est sans appel :
  • oui à la privatisation : 4 voix
  • non à la privatisation : 322 voix
  • vote blanc : 1 voix
La participation a été massive dans l'ensemble du pays.

29 septembre 2009

Lors du conseil municipal réuni le 28 septembre à Camon, les élus de gauche et de progrès ont adopté à l'unanimité la motion suivante :

"LA POSTE DOIT RESTER UN SERVICE PUBLIC D’ETAT
Le Président de la République a programmé un projet de transformation de l'établissement public de la Poste en Société Anonyme. Il s'agit en fait de l'ouverture du capital à hauteur de 3 milliards d'euros pour « faire face », dit le gouvernement à la «concurrence» en Europe à partir de 2011. Le projet remonte à 2008. Mis en difficulté, il a dû le repousser à plusieurs reprises face à une vraie résistance de la population, chez des salariés et des élus. Ce projet intervient dans un contexte dégradé pour la Poste: fermeture de bureaux, réduction de l'offre de service public, notamment dans les campagnes et les villes populaires. Depuis 1997, La Poste n'embauche pratiquement plus de personnel à statut mais uniquement des contractuels; 43% du personnel aujourd'hui... En vérité, l'ouverture du capital, c'est la privatisation. En Europe et dans le monde, les privatisations postales n’ont engendré que baisse de la qualité du service, augmentation des tarifs, suppressions d’emplois et précarité accrue.
La privatisation est donc un choix idéologique du gouvernement. Il s'inscrit dans le cadre de la réduction des dépenses publiques : moins de moyens pour les services publics, plus de profits pour les marchés et les actionnaires.
Défendre la Poste, c'est nécessaire. Et il faut rompre avec les logiques de rentabilité financière au détriment de l'efficacité sociale, moderniser et démocratiser la poste en étendant les pouvoirs d'intervention et de décision des salariés des usagers et des élus.
Nous proposons de donner les moyens nécessaires à La Poste, l’argent existe pour cela. Il faut la développer avec un modèle de gestion moderne autour de trois objectifs : efficacité sociale, coopération, démocratie.
La Poste doit participer à un pôle public financier mobilisant l’épargne populaire au service de l’emploi, de la formation. Nous faisons le choix d'un service public pour les usagers, les salariés, les élus, contre la concurrence « libre et non faussée » des requins de la finance.
Le conseil municipal de Camon demande donc au Président de la République de renoncer à son projet destructeur d’un service public et de donner à la Poste tous les moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions envers les citoyens."

L'opposition de droite, dont Reynald Spicer (conseiller national de l' U.M.P.), a voté contre.

23 septembre 2009

Consultation nationale
le samedi 3 octobre 2009

Face à la menace de privatisation de la Poste, le samedi 3 octobre 2009, lors de la consultation nationale organisée près de chez vous, vous exprimerez votre refus en votant massivement NON au projet gouvernemental.

CAMON
de 11h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
salle Annexe de la Mairie
(au fond de la cour entre la Mairie et la salle Louis Aragon)

26 août 2009

Recomposition à gauche / ouverture au centre : un spectacle désespérant et dangereux


Alors que la politique libérale de N.Sarkozy a frappé très durement tout l’été, la gauche a besoin d’un rassemblement clair et combatif.

Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d’inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux .Il y a une sorte d’irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme si il était aujourd’hui possible de totalement s’affranchir de règles, de principes et de valeurs.

Combien sont aujourd’hui celle et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement , « il n’est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m’en sortir, de l’avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver » ?

Comme y invitait Marie-George Buffet dans sa réponse à Martine Aubry à la mi-juillet, « Il y a urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche ».

Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagée lors des élections européennes. Celle d’un rassemblement de la gauche, à partir d’un projet réellement transformateur, d’une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période.

C’est ce dont il sera question lors des journées de l’université d’été du PCF les 28, 29 et 30 aout à Vieux-Boucau ( 40) et lors de la prochaine Fête de l’Humanité.

Le 23 aout 2009.

Olivier Dartigolles,
porte-parole du PCF.

17 juillet 2009

POSITION ACCABLANTE DES DÉPUTÉS ÉCOLOGISTES ET SOCIALISTES AU PARLEMENT EUROPÉEN

Le Parlement plus à droite que le précédent a désigné son nouveau président, Jerzy Buzek. Dissident polonais et président du premier congrès de Solidarnosc en 1981, il a été premier ministre de son pays. C’est lui qui a lancé les négociations d’adhésion de la Pologne à l’union en 1997, et fait adhérer Varsovie à l’OTAN en 1999. La Gauche unie européenne (GUE) avait mis en garde. Lors d’un débat la semaine dernière, Jerzy Buzek « s’est vanté d’avoir fermé 22 mines », « s’est félicité des privatisations » et « a fait le lien entre immigration et délinquance », prévenaient les députés du Front de gauche. A peine élu, dans son discours, il faisait de Jean-Paul II un inspirateur du combat pour les droits humains en Pologne…

Autant de raisons qui ont poussé la Gauche unie européenne (GUE) à présenter la seule candidature alternative, celle d’Eva-Britt Svensson. Jerzy Buzek a été élu par 555 voix. Un nombre que le conservateur polonais a recueilli grâce à un « accord technique » avec le groupe des Socialistes et démocrates (S&D) et celui de l’Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe (ALDE) où siège le Modem. La GUE où siègent les élus du Front de gauche avait pourtant appelé les autres forces à « choisir entre les valeurs ou les postes ». En échange de leur compromission, les socialistes obtiendront la présidence du Parlement dans deux ans et demi. Et les libéraux démocrates une présidence de commission ad hoc sur la crise financière.

Les Verts, eux, ne participaient pas à ce marchandage, mais ont fait le choix de ne pas présenter de candidat alternatif, malgré leur dénonciation lors de la dernière mandature de la cogestion. « Nous étions favorables à un accord politique », nous explique Pascal Canfin, élu sur les listes d’Europe écologie. « A partir du moment où il n’y a qu’un accord de gestion, nous estimons que l’élection de Jerzy Buzek n’est plus politique, mais relève du symbolique ». Car les Verts critiquent en effet la ligne du nouveau président sur « la libéralisation de l’agriculture », ou sur les thématiques environnementales. « Mais c’est le premier président du Parlement issu d’un pays de l’Est, quelqu’un qui a été des premiers combats de Solidarnosc ». Pas sûr, explique notre interlocuteur que dans deux ans, les Verts votent pour un candidat socialiste, Martin Schultz, qui ne revêt pas le même caractère symbolique.

Surprise du scrutin, Eva-Britt Svensson obtient 89 voix. Soit bien « plus que les 32 membres de la GUE présents » hier matin, se réjouit Lothar Bisky président de la Gauche unie européenne. Certains socialistes et Verts, ont donc voté pour la candidate, membre du Parti de gauche suédois (voir page suivante). Au total, l’équivalent d’un tiers de voix de gauche se sont portées sur la seule candidature opposée à la cogestion. « Nous voulions montrer notre priorité pour le social, et avoir une présidente qui travaille à l’égalité entre homme et femmes », poursuit-il. Pendant que socialistes et verts votaient pour Jerzy Buzek, ils pestaient dans les couloirs contre la proposition des Vingt-Sept de faire réélire José-Manuel Barroso (PPE) à la tête de la Commission.

extrait d'un article publié dans l'Humanité

21 mai 2009

Malaise au NPA

L’option anti-unitaire de la direction contestée par des militants qui créent une structure en interne.

Le congrès constitutif du Nouveau Parti - anticapitaliste (NPA), en janvier dernier, avait laissé un goût amer chez les militants de l’ex-LCR, en désaccord avec le refus de participer à une campagne unitaire dans le cadre du Front de gauche. Christian Picquet, porte— parole du courant Unir, favorable à des listes communes avec le PCF et le PG, avait rassemblé sur sa motion 16 % des congressistes. Dans la foulée, ce militant de la LCR depuis trois décennies avait été sèchement débarqué de la direction du nouveau parti. Picquet et ses camarades ont créé l’association Gauche unitaire, qui est devenue la troisième composante du Front de gauche, aux côtés des communistes et du Parti de gauche.

La fièvre n’est pas retombée, bien au contraire, dans les rangs du NPA. Dimanche, les militants hostiles au solo électoral d’Olivier Besancenot ont décidé de se structurer en interne pour défendre leurs aspirations unitaires. Parmi les initiateurs, le militant syndical Yann Cochin, interrogé par l’AFP, qui estimait que le refus de rallier le Front de gauche est un péché de jeunesse d’un parti qui veut se compter en s’appuyant sur la popularité de son leader. Or le scénario semble, pour l’heure, ne pas évoluer conformément aux espoirs de la direction du NPA. En dépit, jusqu’à présent, d’un boycott médiatique sur la campagne qu’il a engagée dès le début de l’année, le Front de gauche, parti de très bas dans les sondages, gagne des points régulièrement ces deux dernières semaines, tous instituts confondus, alors qu’un mouvement inverse est observé pour le NPA.

La direction du parti d’Olivier Besancenot est-elle en train de payer une erreur d’analyse ? Elle a souhaité réitérer l’expérience de la présidentielle en profitant du - soutien politico-médiatique consenti à son leader. Mais le relatif succès d’Olivier Besancenot avait été obtenu dans un contexte d’éclatement et de division de la gauche antilibérale. La situation a complètement changé en 2009 : avec le Front de gauche, une offre politique unitaire s’est constituée, avec un projet pour changer l’Europe et une volonté d’agir au Parlement européen. Dès lors, de nombreux électeurs et militants ne comprennent pas que, face à une crise sans précédent dont la droite et le grand patronat veulent faire payer le prix au monde du travail, le NPA ne prenne pas sa part dans un combat commun.

Jean-Paul Piérot

17 mai 2009


GRAND MEETING

mardi 2 juin 2009

20h30

salle Valentin Haüy

Amiens


en présence de Marie George BUFFET

et de Jacky HENIN,
tête de liste du Front de Gauche pour notre circonscription

25 avril 2009



ORGANISÉ PAR LES JEUNES COMMUNISTES DE LA SOMME
Dimanche 26 avril à 16h00

salle Louis Aragon à Camon

Projection du film de Jean-Pierre Denne consacré à Jean Catelas

entrée libre

28 mars 2009

Ce qui ne passe jamais à la télévision de Sarkozy:

Le meeting qui a réuni 6000 personnes au Zenith à Paris le 8 mars:
(copier et coller le lien dans votre barre de navigation)

http://www.dailymotion.com/video/x8mk3o_resume-du-zenith-du-8-mars-2009_news


Une interview de Christian Piquet membre du NPA qui a rejoint le Front de Gauche:

http://www.dailymotion.com/video/x8ngsi_christian-picquet-npa-rejoint-le-fr_news

24 février 2009




Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. Le chômage connaît une hausse record. Le pseudo « plan de relance » de Nicolas Sarkozy est un échec complet. D’ailleurs les Français ne lui font plus confiance. Le 29 janvier dernier, une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle a rassemblé plusieurs millions de personnes, d’autres se préparent. Et pourtant, Sarkozy ne veut rien changer à sa politique.

Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin 2009 représentent une étape dans la résistance à la politique de Sarkozy et pour construire une Europe sociale, démocratique et pacifiste.

L’enjeu est clair. Soit rien ne change en Europe avec la poursuite des politiques libérales actuelles et c’est l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit nous nous rassemblons sur des grandes orientations résolument à gauche pour changer d’Europe.

En 2005, nous avons dit NON à l’Europe de la concurrence libre et non faussée.

Non à l’Europe des technocrates, du dumping social et fiscal, de la dictature de la Banque européenne, de l’alignement sur l’OTAN…

En 2009, nous voulons construire l’Europe dont nous avons besoin :
  • Une Europe sociale, écologique et démocratique.
  • Une Europe efficace contre la crise.
  • Une Europe de l’égalité notamment entre les femmes et les hommes.
  • Une Europe débarrassée des dogmes libéraux et des réflexes capitalistes.
  • Une Europe force de paix.

C’est l’objectif du Front de Gauche initié par le PCF et le Parti de Gauche. Par-delà nos différences, nous savons que la crise du capitalisme que nous traversons est porteuse de tragédies si nous n’apportons pas d’alternative face à l’urgence sociale, démocratique, écologique et pour la paix sur notre continent.

Le Front de Gauche s’adresse donc à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne.

7 février 2009

Sarkozy minable face à la crise

Nicolas Sarkozy s’est exprimé jeudi dernier dans le cadre d’une émission spéciale « Face à la crise ».

Les français se sont mobilisés en masse le 29 janvier dernier pour leurs salaires, leurs emplois et les services publics. Le Président se devait d’être au rendez-vous de ces attentes. A n’en pas douter, une très forte déception domine toutes celles et ceux qui ont écouté le Président de la République. Elle fera grandir la mobilisation sociale dans les jours à venir.

La seule mesure concrète annoncée face à la crise est la suppression de la taxe professionnelle, c’est à dire un nouveau cadeau aux entreprises. On croit rêver !

Toutes les forces de gauches, tous les syndicats et l’immense majorité des français estiment que ce n’est pas au monde du travail, à la population, de payer la crise. Ce n’est visiblement pas l’opinion du Président de la République qui promet tous les sacrifices à l’immense majorité des français.

Nicolas Sarkozy a troqué ses habits d’hyperprésident contre ceux de simple commentateur. Dans une émission intitulée « face à la crise », le seul qualificatif de la prestation présidentielle qui vient à l’esprit, c’est minable.

Le Président a déclaré qu’il avait le sens du ridicule... Tant mieux, il l’a été ce soir.

29 décembre 2008

Halte à l’ agression israélienne à Gaza
Solidarité avec le peuple palestinien


L'horreur, jusqu'où?
L’ offensive militaire israélienne à Gaza, d’ une violence jamais vue, suscite une très grande émotion et une indignation légitime. C’ est une punition collective particulièrement meurtrière, un crime de guerre selon la 4ème Convention de Genève, qui est perpétré contre le peuple palestinien ! Personne ne peut croire que cette agression dévastatrice pourrait – comme le prétendent les dirigeants israéliens – conduire au rétablissement de la sécurité. Au contraire, en agissant ainsi les autorités israéliennes choisissent l’escalade. Jusqu’où ?

Un blocus contre le peuple palestinien
Quelles sont les vraies causes de cette crise dramatique ? Le peuple de Gaza étouffe depuis des mois sous un blocus économique, un véritable siège, aux conséquences sociales terribles. Plus de 50% des habitants de la Bande de Gaza sont au chômage. Sans eau, sans électricité, sans ravitaillement normal en denrées de base, la vie quotidienne est devenue un enfer. Aucun peuple ne pourrait supporter un tel traitement et une telle volonté d’ écrasement et d’ humiliation.

Tout le peuple palestinien, en Cisjordanie comme à Gaza, est visé par cette politique inhumaine qui accompagne un processus de colonisation permanent des terres palestiniennes, avec la construction d’un mur d’ annexion qui coupe des villages, détruit des cultures, ruine des familles…

Les résolutions de l’ONU doivent être appliquées
Toutes les conditions d’ une crise majeure ont été ainsi entretenues durant des mois par Israël dans le mépris affirmé des résolutions des Nations-Unies et du droit international. Le gouvernement israélien n’ a respecté aucun des engagements pris depuis des années en sabordant le processus de paix lancé au début des années 90, en refusant l’ initiative de paix arabe. La tragédie d’ aujourd’hui est le fruit de cette stratégie et du soutien que les Européens , dont la France, et les Etats-Unis ont généreusement octroyé à Israël. Nicolas Sarkozy est même allé très récemment jusqu’à encourager le gouvernement de Tel Aviv en rehaussant le statut d’ Israël dans son association avec l’ Union européenne !

Ça suffit ! Halte aux bombardements !
L’ agression israélienne doit cesser immédiatement.
Les autorités françaises et européennes doivent exiger d’ Israël l’ arrêt des opérations militaires, la levée du blocus de Gaza, le retour à la négociation, l’ application des résolutions des Nations-Unies pour un règlement garantissant notamment le retrait des territoires occupés, le démantèlement des colonies et du mur. L’ accord d’ Association Union européenne/Israël doit être suspendu, comme l’avait demandé le Parlement européen il y a déjà quelques années, tant qu’ Israël ne s’ engage pas clairement dans cette voie.

La sécurité ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit
La sécurité pour tous – Israéliens et Palestiniens – ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit dans la perspective d’un règlement politique. Le PCF appelle toutes les forces attachées à une paix véritable à s’ exprimer et agir dans cet esprit, à s’engager ensemble pour la justice, dans la solidarité avec le peuple palestinien.