27 octobre 2008


La crise financière a déjà des conséquences énormes. Nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle grande dépression mondiale. Depuis des années, nous vivons une très grave crise sociale, faite de chômage, de précarité, de bas salaires, et de reculs de tous nos droits sociaux.
Dix fois, on nous a annoncé « le bout du tunnel».
Mais tout s’aggrave.
On nous parle de « moraliser le capitalisme ». Autant vouloir apprivoiser un requin. C’est le système lui-même qui est en cause. Un système obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement sans limite de quelques uns au détriment du développement de chacun.
Un système qui va de crises en crises : sociale, alimentaire, écologique, financière…
Un système qui nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves.
Ce qui se passe aujourd’hui n’a rien à voir avec une prétendue « dérive » du capitalisme.
C’est son aboutissement logique.
A force d’orienter tout l’argent possible vers la finance et la spéculation, l’économie réelle est asphyxiée. Et ça finit nécessairement par exploser.
Il faut faire autrement, changer de logique en commençant à transformer profondément le capitalisme. Plutôt que la Bourse, il faut privilégier la vie.
Et si on considérait par exemple l’augmentation des salaires, l’éducation et la recherche, le développement et l’amélioration des Services Publics, toutes les dépenses utiles aux femmes et aux hommes comme des solutions plutôt que des problèmes ?
Le Parti Communiste met des propositions en débat. Il appelle tous les citoyens à en débattre avec les forces de gauche qui le souhaitent et à se mobiliser tous ensemble pour exiger immédiatement de vraies solutions à la crise.
Le samedi 27 septembre 10.000 personnes ont répondu à l'appel du Parti Communiste Français pour marcher du MEDEF à l'Elysée et réclamer une hausse immédiate des salaires et des pensions de retraites.

5 octobre 2008




Dimanche 28 septembre, les communistes étaient rassemblés au cimetière Saint-Acheul d'Amiens pour rendre hommage à la mémoire de Jean Catelas, député communiste guillotiné par la barbarie nazie et le pouvoir pétainiste et aux résistants tombés dans leur combat héroïque. Richard Sanchez, membre du Comité National du P.C.F. et Patrick Kasmareck, pour le mouvement de la Paix, ont prononcé une allocution lors de cette cérémonie.

17 septembre 2008


ça ne peut plus durer !


Les Français font de l’augmentation du pouvoir d’achat la grande question de cette rentrée. Tous, à part les bénéficiaires des cadeaux du Président, se trouvent en difficulté.

Pour la première fois, les Français voient bien qu’ils vivront moins bien que leurs parents. Les fins de mois sont compliquées à boucler, beaucoup se sont privés sur les vacances et s’interrogent sur la simple possibilité d’élever dignement leurs enfants. De fait, un nombre toujours plus grand de ménages est plongé en situation de réelle pauvreté. La précarité et le temps partiel imposés principalement aux femmes explosent. 10% des Françaises et des Français vivent avec 845 euros par mois en moyenne !

C’est un scandale dans un pays aussi riche et développé que le nôtre.

C’est possible de faire autrement !

En dix ans, les profits sont passés du quart au tiers du Produit Intérieur Brut (la richesse créée). Et, en contrepartie, le pouvoir d’achat populaire a baissé d’autant !

Le capital s’enrichit au détriment des salaires et s’investit de plus en plus dans la financiarisation et la spéculation. Les profits du CAC 40 explosent et les revenus des grands patrons sont faramineux. La fortune de Bernard Arnault est de 17,6 milliards d’euros, elle a doublé en 10 ans. Chaque année, 65 milliards de subventions ou d’exonérations fiscales sont distribuées aux entreprises sans aucune évaluation de leur utilité sociale.

Le pouvoir d’achat, c’est la condition pour relancer l’économie !

Certains experts affirment que la hausse du pouvoir d’achat risque de relancer la hausse des prix ! De qui se moque t-on ? Les salaires, les retraites stagnent depuis de longues années et les prix ne cessent de monter. Au contraire, une hausse du pouvoir d’achat, ce serait bon pour relancer l’économie, pour équilibrer les comptes de la sécu, pour s’attaquer en grand au chômage. C’est ce que reconnaissent un nombre grandissant d’organismes officiels comme l’OCDE.

Alors, ensemble, faisons-nous entendre du gouvernement et du MEDEF.


26 mai 2008

DE QUOI DONNER DES IDEES !

Pour limiter l’ampleur de la crise financière, la Banque Européenne a injecté 250 milliards d’euros dans le circuit monétaire et bancaire. Qu’autant d’argent puisse être mobilisé pour voler au secours des banques spéculatrices montre la masse énorme dont on pourrait disposer pour le bien des populations.

On pourrait ajouter les quelques 27 milliards d’euros annuels d’exonérations de cotisations patronales? De quoi donner des idées ...

Des caisses sont pleines

Celles de l'état sont vides dit Sarkozy. Pourquoi , alors, à peine élu, a-t-il fait cadeau d'une quinzaine de milliards (l' équivalent du déficit de la sécu) aux plus riches contribuables et consenti en leur faveur les diminutions d’impôts (I.S.F.) ?

Il y a en France des caisses bien pleines. Les salaires des patrons du CAC 40 ont, en 2007, progressé de 4,8%. Leur rémunération moyenne est de 2,26 millions d'euros avec des pics à 4,22 millions d'euros pour M. Rollier (Michelin),4,2 pour M.Arnault(LVMH) ou 4,05 pour M. Agon (L'OREAL) et pour le fameux M. Mittal 2,3 millions d'euros ! Chaque fois ne pas omettre de rajouter les stock-options (actions au rabais) et actions gratuites .

Pour les dépenses présidentielles, voyage en yacht aux frais dit-il de M.Bolloré ? 200.000 euros de décoration élyséenne pour une intervention télévisée, une majoration de 140% du salaire présidentiel : les caisses de l'état ne sont jamais vides pour le PDG de l’Elysée !

Qui pompe qui ?

En 2002, pour un litre d'essence sans plomb, l'état percevait 0,70 euros. En 2007 il en percevait 0,90 euro soit +28%. Le montant de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (T.I.P.P.) est fixé par la loi de finances votée par le parlement.

Quand il augmente, la T.V.A. suit...

Grâce à la flambée du prix du pétrole, TOTAL se porte bien :il a annoncé un bénéfice en hausse de 9% au premier trimestre soit 3,250 milliards d'euros...

En dollars (puisque c'est dans cette devise que se traite ce genre d'affaires), le résultat progresse même de 24%.

Pour calmer la légitime colère des pêcheurs le gouvernement va leur octroyer une aide de 110 millions d’euros prise sur nos impôts. Mais pourquoi n’impose-t-il pas plutôt Total ? Quand il s’agit de soutirer de l’argent aux gens modestes, l’équipe Sarkozy n’est jamais à court d’idées.

«Roule à vélo » conseille la ministre Lagarde.

Sarkozy,

la droite

et le pouvoir personnel

En 2005,les français disent non au traité européen. Elu, Sarkozy concocte un «mini-traité» qui reprend les dispositions principales du texte refusé et le fait passer à Lisbonne sans avoir consulté le pays Le 13 mai dernier, les députés refusent la loi sur les OGM. Sarkozy, pas content, annonce qu'elle sera votée quand même.

Eh oui, Sarkozy a besoin de davantage de pouvoir pour faire passer sa politique : d'où ce projet de modifier la constitution en vue de renforcer encore le pouvoir présidentiel et de diminuer d'autant celui du parlement.

En son temps, de Gaulle, qui s'y connaissait, avait forgé la cinquième constitution qui donne de très larges pouvoirs au président, au détriment de la représentation nationale. Ce n'est pas assez pour Sarkozy !

Pourtant, on peut le mettre en échec :une modification constitutionnelle doit recueillir les trois cinquième des voix des sénateurs et députés réunis en congrès.

La droite ne les a pas !

Unis contre cette manceuvre , élus communistes, socialistes, verts et autres démocrates peuvent donc freiner le pouvoir sarkoziste ... sauf compromis

A surveiller !

Quantité de citoyens qui ont voté Sarkozy en 2007 déchantent et voudraient comprendre.

Il serait le Président du pouvoir d'achat, disait-il !

Il est celui de la hausse des prix : plus de 3% en un an ! Les pâtes, le lait, la viande, les œufs, l'essence, le gaz, des envolées pour les fruits et les légumes bien au-delà des habituelles variations saisonnières avec pour résultat la chute de la consommation des ménages de 1,7% pour le seul mois de mars !

La santé coûte de plus en plus cher : des médicaments non ou moins remboursés, les 0,5 euros par boîte, l’euro au médecin conduisent certains à renoncer à des soins et installent en France une médecine à deux vitesses.

« Qui ne peut pas mettre 0,50 euros par boîte de médicament ? » dit la ministre Madame Boutin.

Ajoutons : la modification des allocations familiales, la menace sur la carte famille nombreuse S.N.C.F, l'allongement des annuités de cotisations de retraite à 41 ans en attendant pire avec, pour conséquence, un abaissement des pensions versées !

Et pour faire face, une revalorisation du S.M.I.C de moins de un euro par jour.

« Les caisses sont vides » brame Sarkozy.

Mais il propose des remèdes

Travailler plus !

Faire des heures supplémentaires, sauf que c'est le patron qui en décide pas tellement le salarié qui n'a pas beaucoup son mot à dire. Pas plus que dans le choix d'un temps partiel, de l'horaire, ou dans le licenciement.

Au prétexte de simplification, réécrire le code du Travail et en profiter pour introduire une dérèglementation du temps de travail envisagé non plus sous l'angle de la santé et des nécessaires repos mais sous celui d' un contrat entre patron et salarié Contrat où le rapport des forces est rarement en faveur du salarié ! Ou pour faciliter la concurrence favoriser l'installation de grandes surfaces. Leurs actionnaires ne demandent pas mieux. Quelques petits commerces disparaîtront. Il n'est pas sûr que ça fasse baisser les prix.

Ne pas oublier de culpabiliser le consommateur: il ne sait pas acheter. Qu'il court donc de Carrefour à Géant, d'Inter à Leclerc ou à Auchan repérer ici le prix d'un truc, là celui d'un machin: il a le temps et peut brûler du carburant pour faire de bonnes affaires.

MUNICIPALES ET CANTONALES :

UNE LOURDE SANCTION

POUR LA DROITE

Les dernières élections municipales et cantonales ont vu dans notre département une victoire sans appel des forces de gauche unies. Ainsi Abbeville et Péronne sont perdues pour la droite et Amiens, la capitale régionale, a dit adieu à Gilles de Robien, ancien ministre des radars fixes et de la méthode syllabique de Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac. Les Amiénois ont sans ambigüité, sanctionné les excès architecturaux, le manque de démocratie locale et une politique de logement réservée aux Amiénois les plus fortunés.

Le département est aussi passé à gauche après des décennies de gouvernance à droite.

En ce qui concerne Camon, notre commune, le score de 72% dès le premier tour pour la liste d’union de la gauche et d’initiative citoyenne conduite par Jean-Claude Renaux marque de façon indiscutable l’approbation de la politique menée depuis 2001 et le rejet d’une droite municipale qui a montré les dégâts qu’elle pouvait produire entre 1995 et 2001.

Si bien sûr il s’agissait là de scrutins locaux, il est impossible d’ignorer leur portée nationale. Le président Sarkozy qui depuis son élection est plus le représentant du MEDEF que des Français a été sévèrement sanctionné par le vote de nos concitoyens. Le défenseur du pouvoir d’achat des PDG, des gros actionnaires et de son propre salaire voit son arrogance battue en brèche par les urnes.

Mais, peu importent pour lui ces résultats, il continue et va continuer sa mission de destruction des services publics, maintenir les salaires au plus bas tout en laissant filer les prix pour le plus grand bénéfice du patronat et réduire systématiquement tous les acquis sociaux dont bénéficient les Français.

Cette situation rend d’autant plus urgente la construction d’une alternative de gauche porteuse de progrès social pour les jeunes, les salariés et les retraités. Les communistes, conscients que les divisions et les ambitions personnelles ne servent que la droite au pouvoir, mettront toute leur énergie dans l’élaboration de ce projet unitaire nécessaire au peuple de France.

19 janvier 2008

Prestidigitateurs européens : un troisième référendum escamoté ?

En mai 2005, les Français, tout comme les Camonois refusaient majoritairement le traité de Constitution Européenne élaboré par M . Giscard d'Estaing.

Ils refusaient cette « concurrence libre et non faussée» prônée par ce capitalisme qui conduit aux délocalisations, aux régressions sociales, aux décisions prises au plus loin des gens et à la dépendance de l'O.T.A.N.

Les Français laissaient ainsi la place pour une Europe pacifique, sociale, génératrice de progrès, aux institutions démocratiquement élaborées et susceptibles de perfectionnement : en un mot, tout ce qui déplait aux puissances d'argent.

On comprend que dès son élection, Sarkozy se soit employé à transformer en oui le non des Français. Il peut, clame -t-il, effacer le résultat du référendum, puisqu'en votant pour lui les électeurs ont, du même coup, approuvé tout ce qui figurait à son programme... donc la remise en place du projet de constitution ! Etrange conception de la démocratie qui fait de l'élection d'un Président l'approbation sans appel de toute ses affirmations de campagne !

Il lui suffit de brandir un « nouveau » texte, un «mini-traité »dit-il, sauf que ce traité nullement simplifié, mais au contraire alourdi de 296 amendements, 51 déclarations et autres, volontairement illisible pour le commun des mortels reprend toutes les dispositions du traité de 2005 et que M Giscard d' Estaing reconnait comme son enfant .

Il lui suffit de faire passer cette nouvelle mouture par la voie parlementaire : facile puisqu'une majorité de droite lui est acquise tant à l'Assemblée Nationale qu'au Sénat; La droite européenne se frotte les mains, quitte à trouver une autre combine pour escamoter le vote des Pays Bas.

Mais il y a un os.

Le Conseil Constitutionnel a jugé que la France ne pouvait adopter le traité Sarkozy sans une modification de la constitution de la 5ième République car de nombreux articles du traité Sarkozy s'apparentent trop quand même au projet de 2005. Seule une nouvelle consultation populaire peut revenir sur la décision référendaire.

Qu'a cela ne tienne pense Sarkozy ... Il n'y a qu'a modifier la constitution française. D'où le Congrès qui réunit le 4 février à Versailles députés et sénateurs.

Problème pour les sarkozistes si au Congrès les trois cinquièmes des parlementaires présents ne votent pas la révision constitutionnelle : le Président est contraint de convoquer un référendum.

Autrement dit, si les parlementaires de gauche, dans leur diversité et quelles que soient par ailleurs les opinions sur le traité, réclament que la démocratie soit respectée, ils créent les conditions pour convoquer un nouveau référendum. Le parlementaire qui s'abstient ou oublie d'aller à Versailles facilite l'opération Sarkozy.

A nous de le rappeler à nos élus.

20 novembre 2007

Le conseil municipal de Camon, réuni le 19 novembre 2007 , vote une motion de soutien aux salariés des usines Goodyear et Dunlop:
"La commune de Camon compte parmi ses habitants de nombreuses familles concernées par les terribles menaces qui pèsent sur ces deux entreprises.
La fermeture de ces entreprises entraînerait la disparition de plus de 5000 emplois directs et indirects.
Parce que le résultat du référendum ne convient pas à la direction, celle-ci, faisant preuve d’une arrogance et d’un mépris total des salariés, refuse de reprendre les négociations.
Pire, se livrant à un scandaleux chantage à l’emploi, elle emploie la menace d’une délocalisation des productions et la fermeture des sites Amiénois.
Le Conseil Municipal de Camon réuni ce lundi 19 novembre tient solennellement à exprimer son soutien aux salariés en lutte pour l’emploi et à leurs familles.
Il exige des pouvoirs publics, en particulier du Préfet représentant de l’Etat, qu’ils mettent tout en œuvre pour que les directions de Dunlop/Goodyear reprennent les négociations avec les organisations de salariés.
L’argent existe dans ces entreprises pour procéder aux investissements nécessaires pour le maintien et le développement des productions et de l’emploi.
Il est temps que ce chantage à l’emploi cesse et que l’avis des salariés soit respecté."

Cette motion a été approuvé par l'ensemble des conseillers municipaux, sauf Daniel Varlet probable futur colistier de Reynald SPICER, militant U.M.P., candidat aux municipales 2008.

5 novembre 2007


Le 5 novembre, les militants et les élus communistes vont à la rencontre des salariés de DUNLOP et GOOD YEAR pour faire signer une pétition contre la fermeture des deux sites industriels.

30 octobre 2007

GOODYEAR - DUNLOP

UN CHANTAGE A L’EMPLOI SCANDALEUX

Vous avez exprimé à 64,55% votre rejet du plan patronal destructeur d’emploi et d’accentuation de la pénibilité du travail.

Un vote des salariés, organisé sous un chantage patronal qui aujourd’hui accuse, fustige, bafoue et criminalise votre expression majoritaire.

Les patrons dénoncent : « vous allez avec ce vote fragiliser durablement les deux sites… ».

Aujourd’hui les directions menacent de jeter à la rue 700 à 900 salariés. C’est profondément scandaleux. !

C’est toujours une seule et même logique qui guide les directions : la course effrénée aux profits au détriment de l’emploi.

Une nouvelle fois les patrons éclatent un pneu !

Les salariés de Goodyear et Dunlop ne sont pas de la chair à patron. Il est temps que cesse le chantage à l’emploi et que le choix démocratique exprimé par les salariés soit entendu.

Messieurs les patrons vous devez retourner à la table des négociations.

Il est temps que les bénéfices générés par les salariés servent à la modernisation de l’outil de travail sans le recours à l’habituelle casse des emplois.

L’argent existe, il doit être utilisé au service des femmes et des hommes, de l’emploi, du développement de l’outil et des conditions de travail.

18 février 2007


Marie-George Buffet à Camon

Le 13 octobre Marie-George Buffet est venue à la rencontre des Camonois le temps d’un court débat où plusieurs de nos concitoyens ont pu l’interroger sur les enjeux essentiels de la campagne présidentielle.

Plus tard dans la soirée, elle a rejoint Flixecourt où 700 militants et sympathisants l'attendaient pour un grand repas fraternel.

28 septembre 2006


LA FEDERATION DE LA SOMME DU PARTI COMMUNISTE REND HOMMAGE AUX RESISTANTS
Beaucoup d'émotion et de dignité lors de la cérémonie Jean Catelas, député communiste guillotiné en 1941par l'état vichiste aux ordres des nazis. Brigitte Dionnet, membre du collège exécutif du P.C.F. a déposé une gerbe avec M. Arrachart petit fils du grand résistant.
Service public ou intérêts privés ?

En décidant de présenter un projet de privatisation de GDF devant le Parlement mi-septembre, le gouvernement revient sur son engagement de 2004, voté par sa propre majorité et n’autorisant pas l’Etat à descendre sous la barre des 70% dans le capital de GDF. Si demain, une étape majeure et supplémentaire de la privatisation de GDF était franchie, les tarifs du gaz s’envoleraient encore. Ainsi que les bénéfices et la rémunération des actionnaires.

Vouloir fusionner GDF et Suez, ce n’est pas mettre à l’abri, l’ensemble, d’une OPA hostile. Ce n’est pas en faire un grand groupe gazier : l’activité gaz de Suez ne représente que 25 % de celle de GDF. C’est en revanche vider les caisses du service public GDF pour les actionnaires de Suez. C’est supprimer les emplois en doublon dans les deux entreprises comme c’est le cas pour toutes les fusions. C’est accepter les contreparties demandées par Bruxelles dans sa lettre de “ griefs ” et céder à la concurrence des activités importantes de l’ensemble fusionné.

Il faut, dit le gouvernement, fusionner producteur de gaz (GDF public) et producteur d’électricité (Suez privé, depuis 1987) pour former un fort groupe privé, susceptible de concurrencer les gros producteurs européens. Question : que deviendra dès lors EDF face à ce nouveau groupe privé ? EDF qui produit de l’électricité mais pas de gaz ? Il faudrait la privatiser à son tour ! Et voilà comment en trois opérations on transformerait 3 sociétés publiques en sociétés privées.
La bonne solution est évidente et consiste à regrouper EDF et GDF en un grand groupe public susceptible de consolider en maintenant l’indépendance énergétique du pays et en conservant aux Français des prix raisonnables.
Ce qui n’empêcherait pas , par ailleurs, de rechercher avec les autres pays des coopérations fructueuses dans le cadre d’une politique européenne de l’énergie.

Puisqu’on parle Europe, rappelons que la commission européenne met son nez dans nos affaires de gaz. Elle a adressé au gouvernement une lettre de « griefs » que ce dernier veut camoufler même aux députés. Quels sont ces « griefs » ?

Les contrats d’achat de gaz à long terme pratiqués par GDF sont un avantage certain qui permet des prix inférieurs à ceux du marché. Il faudrait les supprimer :le consommateur paiera !

GDF produit du gaz mais en effectue aussi le transport, le stockage, possède des terminaux méthaniers et son réseau de distribution. La commission veut supprimer cette verticalité et que soient revendues au privé ces activités. Un comble: ces cessions d’infrastructures pourraient aboutir à ce que la nouvelle entité GDF-Suez soit plus petite que le GDF actuel.

Qu’au nom de la libre concurrence, les prix ne soient plus réglementé car il ne faut pas maintenir un niveau inférieur à celui du marché. Là encore le consommateur paiera!
Et l’on retrouve la nocivité de cette politique européenne bien dans l’esprit du projet de constitution de mai 2005. L’on retrouve aussi de la part du gouvernement la volonté de cacher aux Français la réalité des choses !
Livret A, Bruxelles encore !

La commission européenne condamne la distribution du livret A par la poste et les Caisses d’Épargne. Elle est sensible à l’appel des grandes banques privées qui lorgnent sur la manne du livret A et voudraient vendre des produits plus rentables à leurs yeux. Elles voudraient aussi assécher le financement à bas brix du logement social pour lui substituer des prêts bancaires à taux plus élevés.
Où M. Breton fait-il son marché ?

Essence, fioul, gaz, timbre, baguette de pain, loyers, nombre de médicaments non remboursés, fruits et légumes augmentent leurs prix cependant que stagnent les salaires. Tout cela traduirait une augmentation du coût de la vie de 2,45%.

Mais où donc le gouvernement va-t-il pêcher ses chiffres?