24 avril 2013

5 mai : marche citoyenne pour la 6ème République

 

Les cars pour la 6ème République 

Section d’Albert :
Inscriptions auprès de Jean-Pierre DANNEL au 06.98.59.18.43 pour un départ en
covoiturage jusqu’à Roye où les Camarades prendront le car d’Amiens-Longueau.
 
Au départ d’Amiens :
1. Départ à 9h45 du Cirque municipal d’Amiens (Mail Albert 1er).
2. Escale à 10h15 à la Mairie de Longueau.
3. Escale à 10h45 au péage de Roye.
Inscriptions par mail à section.pcfamiens@laposte.net ou par téléphone auprès de
Laurent BEUVAIN (06.72.72.96.58), Jack ANNOOT (06.68.76.62.99) ou Serge
COMPAGNON (06.84.44.11.70).

Au départ d’Abbeville :
Départ à 10h00 du Théâtre municipal d’Abbeville (Boulevard Vauban).
Inscriptions auprès de Chantal LEBLANC (03.22.24.50.24), Michel GUILLOCHON
(03.22.24.51.44) ou Maryse LACOMBE (03.22.24.75.40).

10 avril 2013

Qui veut gagner des milliards ?

La fraude et l'évasion fiscale s'élèveraient, selon les spécialistes à 80 milliards d'euros par an.

Imaginons que l'Etat dans un sursaut de lucidité et de courage politique décide de s'y attaquer en embauchant dès maintenant 10.000 contrôleurs fiscaux uniquement affectés à cette tâche.

Coût de ces emplois : 10.000 contrôleurs x 50.000 euros/an = 500 millions d'euros

10.000 emplois créés par ces temps de chômage ce n'est pas rien !

80 milliards (plus certainement les arriérés des années précédentes) de recettes pour 500 millions investis c'est beaucoup mieux que le gaz de schiste ou le CAC 40 puisque cela représente 160 fois la mise de départ.

Bien sur cela risque de déplaire au grand patronat à certaines professions libérales... mais nous connaissons tous la pugnacité et la détermination sans pareille de notre gouvernement qui ne craint pas de déplaire aux plus puissants.

Pour une véritable République sociale et démocratique

Aucun petit rafistolage ne permettra de faire face aux violentes convulsions que provoque ce qui est désormais appelé « l’affaire Cahuzac ». Aucun discours moralisateur, aucune loi, aucune promesse présidentielle répétée durant les campagnes électorales n’ont ralenti l’apparition de multiples scandales politico-financiers.

Au-delà de l’ignoble comportement personnel de l’ancien ministre, il est clair qu’un système a permis qu’il vienne s’ajouter à beaucoup trop d’autres. Une putréfaction avancée est en cours. La consanguinité et l’inceste permanent entre le pouvoir d’État, le monde des affaires et les grands médias dominants éclatent au grand jour.

Ensemble depuis des années, ces puissants, arrogants, dominateurs et méprisants vis-à-vis des gens de peu, du haut de leur compétence prétendument indiscutable, détricotent fil après fil les droits économiques et sociaux au nom d’une pensée et d’une politique uniques. Cela ne vise qu’un objectif : satisfaire les appétits de l’argent roi. Quand ils nous vantent les bienfaits de la « liberté totale de circulation du capital et des marchandises », ils savent que plus de la moitié de la valeur de ce commerce passe par ces sociétés financières installées dans les paradis fiscaux. Quand le ministre du Budget rabote les dépenses publiques et sociales, il sait que s’il faisait rapatrier la valeur annuelle de la fraude fiscale, il n’y aurait aucun déficit budgétaire. Fraudeur lui-même, il ne peut le faire. Dans un tel climat, le gouvernement devrait prendre l’initiative de suspendre le débat sur l’accord « flexibilité du travail » et consacrer le temps nécessaire à une discussion associant nos concitoyens sur l’état de la République. Il ne le fait pas. Sur ce sujet comme sur les autres, la caste de l’oligarchie ment effrontément en faisant croire que cela irait mieux si les travailleurs avaient moins de droits. Une nouvelle fois, ce n’est pas le travail qui est sécurisé, ce sont les profits à venir. Le dénoncer est l’exact contraire d’un populisme brandi désormais comme un ultime bouclier par tous ceux qui entendent, d’une manière ou d’une autre, défendre un système à bout de souffle.

L’engagement contre la politique d’austérité et de chômage et pour une nouvelle démocratie ne font donc qu’un. Toutes celles et tous ceux qui ont voulu, il y a un an, chasser M. Sarkozy du pouvoir peuvent à nouveau aujourd’hui se rassembler dans un large mouvement contre la dictature des puissances financières et pour une refondation démocratique de la République au service de l’intérêt général.

C’est le sens de la proposition du Front de gauche de lancer un processus constituant de refondation pour une véritable République sociale et démocratique. Énoncer ce seul objectif constituerait déjà une rupture. Il ne concerne pas qu’une fraction de la gauche ou une fraction du pays, mais bien l’immense majorité du peuple qui, plus ou moins confusément, ressent cet irrépressible besoin de changement démocratique et progressiste. La marche citoyenne du 5 mai doit être la plus unitaire, populaire et ouverte possible pour prétendre être un point de départ de la réappropriation souveraine par les citoyens de leur République nouvelle à construire. Préparons-la sans attendre ! Notre pays a tant besoin d’un souffle nouveau.

Patrick Le Hyaric  -  L'Humanité

31 mars 2013

Travailler plus longtemps pour toucher moins et regarder ses enfants au chômage

C'est la perspective d'avenir radieux que nous promet François Hollande.

En 2012 la Sécurité Sociale éditait un document :

PROGRAMME DE QUALITÉ ET D’EFFICIENCE « RETRAITES» qui indiquait :

"Le recul de l’âge légal de départ en retraite introduit par la loi portant réforme du système de retraite du 9 novembre 2010, appliqué par génération pour les assurés nés après le 1er juillet 1951, engendre en 2011 une très forte baisse des effectifs (-16 % par rapport à 2010, soit -107 000 départs) en raison du décalage des départs en retraite des assurés. Cette tendance à la baisse devrait se poursuivre en 2012 avec la montée en charge du calendrier du recul de l’âge légal de départ en retraite."


Cela indique clairement la relation entre l'offre d'emplois pour les jeunes et le départ en retraite pour les seniors.

Mais le gouvernement socialiste oublie sa gauche et le peuple qui l'a amené au pouvoir et n'a d'yeux complaisants que pour le CAC 40 et la compétitivité. Et le Président s'étonne de la colère manifestée dans le pays... 

Les électeurs sont vraiment des ingrats !


23 mars 2013

Des députés qui défendent les salariés

Les députés du Parti Communiste Français dépose une proposition de loi contre les licenciements boursiers à l'Assemblée Nationale.


19 mars 2013

La gauche doit refuser l'accord CFDT MEDEF


On vous fait un dessin "ANI" par CN-PCF

Plus la vérité se fait jour sur le contenu de l'Accord national interprofessionnel conclu entre le Medef et certains syndicats de salariés, plus il devient évident qu'il s'agit d'un mauvais texte, qui va profondément dynamiter le code du travail.
Face à cette montée du mécontentement, le gouvernement et une partie des députés socialistes se mobilisent. Pour le ministre du Travail Michel Sapin, l'accord signé par 3 syndicats sur 5 est majoritaire et pour 100 députés signataires d'une tribune dans le JDD, il s'agit d'une avancée au nom de la « démocratie sociale ». Que de contre-vérités ! La « démocratie sociale » est devenue la nouvelle expression magique pour faire avaler de toute force ce projet si néfaste. Mais les mots ont un sens. La démocratie, c'est un homme, une voix et une majorité. L'ANI est tout sauf cela car élaboré par une minorité des représentants syndicaux. La démocratie même accolée de l'adjectif social, ce n'est pas la domination d'une minorité sur la majorité.
Cet accord ne doit pas être transposé par la gauche  qui est majoritaire à l'Assemblée , faut-il le rappeler ?

17 mars 2013

François, un Pape de combat… contre la gauche d’Amérique Latine

Le nouveau souverain pontife est présenté comme « progressiste modéré ». Mais derrière l’image du Pape humble et proche des nécessiteux, il y a un farouche réactionnaire, fermement opposé aux réformes sociétales de gauche en Amérique Latine et un peu trop proche de certains dictateurs militaires.

“Ne soyons pas naïfs: il ne s’agit pas seulement d’un combat politique. Il y a [Ndlr : dans le mariage homosexuel] la prétention de détruire le plan de Dieu” expliquait l’archevêque de Buenos Aires en 2010 lors du débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexes en Argentine, où il s’est fermement opposé à Christina Kirchner. "Il faut y voir aussi, ajoutait le cardinal, le dessein du Démon, responsable du péché en ce monde, qui cherche sournoisement à détruire l’image de Dieu". Le cardinal de Buenos Aires avait également qualifié l’homosexualité de "démon infiltré dans les âmes".
Même position inflexible sur l’avortement, y compris en cas de viol, ou encore sur l’euthanasie. Et comme jésuite, Golias rappelle qu’il s’est fermement opposé à la ligne d’ouverture.

Opposé aux prêtres progressistes

Son opposition aux prêtres, réellement progressistes, serait même allée bien plus loin  pendant la dictature militaire. Jean-Luc Mélenchon l’explique sur son blog : « Ce Bergoglio peut être jugé politiquement parce qu’il s’est impliqué dans l’action politique de son pays. Il est, non seulement, exactement à l’opposé de la théologie de la libération mais il en a combattu les prêtres. Mes amis argentins l’accusent d’avoir dénoncé des prêtres progressistes sous la dictature. Il a été formellement reconnu et accusé par deux d’entre ces prêtres en 2012 dans un procès. Ces deux prêtres avaient été dénoncés, arrêtés et torturés et n’avaient échappé à la mort que par chance. »
Jean-Luc Mélenchon fait ici référence aux cas des prêtres Orland Yorio et Francisco Jalics, qui ont été kidnappés  et torturés en 1976 et qui ont nommément accusé Bergoglio de les avoir dénoncés comme guerilleros et opposants au pouvoir du dictateur Videla. Alors qu’il leur avait fait croire au préalable qu’il les protègerait.

Bref, le nouveau Pape est accusé de silence complice, si ce n’est pire, lors de dictature militaire en Argentine entre 1976  et 1983. Il a par deux fois refusé de témoigner pour son rôle au sein de la hiérarchie jésuite pendant cette période, au cours des procès sur la 
« guerre sale ». 
La presse de gauche en Amérique Latine reprend aujourd’hui à loisir des photos de Bergoglio, en compagnie de Jorge Rafael Videla, celui qui destitua Peron en 1976 après un coup d’Etat. Photo par aileurs contestée. Videla qui justifia sa dictature sanglante au nom de l’anticommunisme, défenseur de la grandeur de la « civilisation catholique occidentale » contre les « rouges » et les « juifs ». Une dictature qui a fait au bas mot 30000 victimes de « disparitions ».

Et la fraternité

Le PCF reste de son côté prudent quant à la nomination du nouveau Pape et rebondit sur son appel à la fraternité. « Dans ses premiers mots, le pape François en a appelé à une "immense fraternité" dans le monde. Il s'agit d'un défi majeur de notre temps, d'une aspiration qui travaille toute l'humanité » relève Pierre Dharréville. « C'est pourquoi, en toute laïcité, dans le rejet de tout "ordre moral", nous avons de l'intérêt pour la parole de l'Eglise et pour les actes des croyants. Parlons de fraternité. »  

Et Jean-Luc Mélenchon de son côté conclut : « De tous les points de vue, l’élection de ce pape est une très mauvaise nouvelle politique pour le processus progressiste en Amérique du sud. Et d’un certain point de vue c’est une offense aux combattants contre les dictatures. Et d'un point de vue spirituel ? Ce n'est pas mon affaire dans la sphère publique. »


L'Humanité