RÉUSSITE DU REPAS DE LA SECTION D'AMIENS
Plus de 70 camarades se sont retrouvés dimanche dernier autour d'un repas convivial et chaleureux marqué par l'intervention de Thierry Aury, qui avait conduit la liste du Front de Gauche lors des dernières régionales, et par une carbonnade de haute qualité qui a ravi toutes les papilles.
27 novembre 2012
24 novembre 2012
PIERRE LAURENT A LONGUEAU
La candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012 a suscité un élan populaire exceptionnel. Quelque chose de neuf s’est enfin produit à gauche après des années de division et de dispersion.
Mais que devient ce mouvement une fois l’élection passée ? Feu de paille ou promesse d’une nouvelle façon de faire de la politique?
« Prenez le pouvoir », la question reste entière.
Pierre Laurent, 1er secrétaire national du Parti Communiste français et codirigeant du Front de Gauche, tire les enseignements de cette expérience.
Comment la poursuivre ?
Quel changement possible aujourd'hui, dans un nouveau contexte, avec un gouvernement et une majorité de gauche à l'Assemblée et au Sénat ?
Maintenant prenez le pouvoir invite à la réflexion, au débat et à l’action avec une seule certitude : rien ne se fera sans la mobilisation inventive des citoyens.
Mais que devient ce mouvement une fois l’élection passée ? Feu de paille ou promesse d’une nouvelle façon de faire de la politique?
« Prenez le pouvoir », la question reste entière.
Pierre Laurent, 1er secrétaire national du Parti Communiste français et codirigeant du Front de Gauche, tire les enseignements de cette expérience.
Comment la poursuivre ?
Quel changement possible aujourd'hui, dans un nouveau contexte, avec un gouvernement et une majorité de gauche à l'Assemblée et au Sénat ?
Maintenant prenez le pouvoir invite à la réflexion, au débat et à l’action avec une seule certitude : rien ne se fera sans la mobilisation inventive des citoyens.
Pierre LAURENT sera dans la
Somme le 29 novembre !
Jeudi
29 novembre 2012
19h00
salle d’Honneur
Mairie de Longueau
21 novembre 2012
La France, leader européen des faibles coûts, selon une agence officielle
«L’attractivité de la France est en hausse » : ce constat établi en mars 2012 par la chambre de commerce américaine en France est mis en exergue de son rapport annuel par l’Agence française pour les investissements internationaux (Afii). Dans un rapport précédent, cette agence affirmait : « En termes de coût global d’une entreprise, la France est leader européen des faibles coûts. En France, les coûts d’implantation d’une entreprise, incluant la main-d’œuvre, l’immobilier, le transport, les services publics et les taxes, sont très compétitifs. » L’Afii n’est pourtant pas un repère de syndicalistes. Elle a été créée en 2001, par un gouvernement de droite, alors que Jacques Chirac était président de la République. L’Afii fait en outre référence à l’étude biennale « Choix concurrentiels » du cabinet anglo-saxon KPMG, qui compare les coûts d’exploitation d’une entreprise dans plus de 100 villes dans 9 pays. La France s’y distingue par des coûts globaux particulièrement avantageux pour l’implantation d’une entreprise. Ces coûts concernent la main-d’œuvre, l’installation, les transports, les services publics (électricité, gaz naturel, télécommunications), l’impôt sur les bénéfices…
Et il est vrai que notre pays attire nombre de capitaux internationaux. Depuis 2007, la France a accueilli 256,2 milliards d’euros d’investissements étrangers, contre près de 200 milliards pour l’Allemagne.
Ces arguments exposés par l’Afii à l’adresse d’investisseurs étrangers contredisent singulièrement la campagne de la droite et du Medef – à laquelle le gouvernement cède – présentant une économie française plombée par un coût du travail. Il est vrai que la France a des atouts, notamment grâce à ses services publics mais, pour autant, elle perd des parts de marché à l’international et son déficit extérieur devient béant. Cherchez l’erreur.
Nous avons déjà pointé cette contradiction dans le discours de la droite et du Medef : pour eux l’entreprise, ce sont les patrons, mais quand il s’agit d’évaluer les coûts de production, il n’y a plus que les salariés et le coût du travail. En vérité, la notion de compétitivité ne peut déboucher sur autre chose, elle est piégée dans la mesure où son véritable critère d’évaluation est la rentabilité des capitaux, leur rémunération. Est compétitif un pays qui « rapporte ». À l’opposé, si l’on se place du point de vue du peuple travailleur, c’est le critère d’efficacité sociale qui doit prévaloir : comment faire pour que les ressources soient utilisées de la manière la plus efficace en termes d’emploi, de valeur ajoutée, de développement humain ? Telle est la bonne question.
Et il est vrai que notre pays attire nombre de capitaux internationaux. Depuis 2007, la France a accueilli 256,2 milliards d’euros d’investissements étrangers, contre près de 200 milliards pour l’Allemagne.
Ces arguments exposés par l’Afii à l’adresse d’investisseurs étrangers contredisent singulièrement la campagne de la droite et du Medef – à laquelle le gouvernement cède – présentant une économie française plombée par un coût du travail. Il est vrai que la France a des atouts, notamment grâce à ses services publics mais, pour autant, elle perd des parts de marché à l’international et son déficit extérieur devient béant. Cherchez l’erreur.
Nous avons déjà pointé cette contradiction dans le discours de la droite et du Medef : pour eux l’entreprise, ce sont les patrons, mais quand il s’agit d’évaluer les coûts de production, il n’y a plus que les salariés et le coût du travail. En vérité, la notion de compétitivité ne peut déboucher sur autre chose, elle est piégée dans la mesure où son véritable critère d’évaluation est la rentabilité des capitaux, leur rémunération. Est compétitif un pays qui « rapporte ». À l’opposé, si l’on se place du point de vue du peuple travailleur, c’est le critère d’efficacité sociale qui doit prévaloir : comment faire pour que les ressources soient utilisées de la manière la plus efficace en termes d’emploi, de valeur ajoutée, de développement humain ? Telle est la bonne question.
Pierre Ivorra - l'Humanité
15 novembre 2012
14 novembre 2012
REPAS-BANQUET
DIMANCHE
25 NOVEMBRE
à 12H00
SALLE MUNICIPALE N°170 RUE SAINT
HONORE
organisé par la section PCF d'Amiens
en présence de Thierry AURY qui a conduit la liste du Front de Gauche
aux régionales en 2010
organisé par la section PCF d'Amiens
en présence de Thierry AURY qui a conduit la liste du Front de Gauche
aux régionales en 2010
MENU : entrée de crudités ; carbonnade
flamande ; framboisier
PRIX : 10 euros (boisson en supplément)
INSCRIPTIONS : remplir et faire parvenir le bulletin de
participation en précisant le nombre de repas, accompagné du
règlement, au 18, faubourg de Hem, ou en téléphonant au 03 22 69 24 40
8 novembre 2012
Pour l’emploi et la solidarité en Europe
manifestation
mercredi 14 novembre
Amiens
16h30
Maison de la Culture
Maison de la Culture
7 novembre 2012
Le coût du capital : une facture beaucoup trop salée
pour le peuple
A longueur d’antenne le patronat se lamente sur le coût
du travail, ses poches seraient vides il serait au bord du gouffre et de la
faillite. Quelques journalistes économiques forts dociles leur expriment leur
compassion et si ça ne suffit pas on rappelle les vieux de la vieille
(Elkabach, Duhamel, De Closets…) la larme à l’œil et prêts à réclamer des sacrifices
aux salariés, aux retraités, aux chômeurs.
Qu’en est-il en réalité ?
En 2011 :
·
40 milliards d’euros ont été versés aux
actionnaires du CAC 40
·
60 milliards d’euros ont été accordés au
patronat au titre de l’aide publique aux entreprises (subventions, exonération
de cotisation)
·
50 milliards d’euros d’évasion fiscale (l’évaluation
la plus haute se situe à 80 milliards d’euros)
C’est le capitalisme qui coûte cher, le travail lui ne
fait que produire des richesses matérielles et intellectuelles.
Le gouvernement élu par le peuple de Gauche cherche
désespérément 30 milliards pour équilibrer son budget. Il faut croire que les
larmes capitalistes l’ont profondément ému puisque Jean-Marc Ayrault a décidé
de faire porter l’essentiel de l’effort économique sur les salariés et leurs
familles.
Crainte ou soumission de la part du Parti Socialiste qui
oublie bien vite les 4 millions de voix du Front de Gauche et les millions d’autre
voix de gauche qui attendaient une politique de progrès social ?
En 1981 la politique de progrès social avait été menée
jusqu’en 1983, jusqu’à ce que le Parti Socialiste oublie le peuple et se
convertisse au libéralisme … En 1986 Chirac devenait Premier Ministre à l’issue des
législatives victorieuses de la Droite.
31 octobre 2012
La proposition de loi Brottes sur l’énergie est mauvaise dans son ensemble !
Elle est le résultat d’une élaboration précipitée, sans consultation des associations, des usagers, des organisations syndicales, des partis politiques, des entreprises, etc…. La procédure d’urgence est déclarée alors que la plupart des dispositions ne s’appliqueront que dans trois ans ! De plus, cette loi porte en elle des orientations structurantes de politique énergétique à l’aube du débat public qui va débuter prochainement. De qui se moque-t-on ?
Si le PCF partage la disposition introduite dans la loi sur l’élargissement des tarifs sociaux (certaines mesures peuvent être prises immédiatement par voie réglementaire) et l’interdiction des coupures, la méthode n’est pas la bonne. Cette disposition ne suffira pas pour que les communistes « avalent » tout le reste de la proposition de loi. C’est pour cela que nous proposons de traiter l’urgence (tarifs sociaux et interdiction des coupures) et pour le reste, nous proposons que cela soit débattu lors du débat public pour la transition énergétique, dont c’est précisément l’objet. Faire les conclusions avant un débat n’est pas un acte démocratique.
N’en déplaise à son auteur, cette loi complètement axée sur l’électricité n’apportera pas de réponse efficace et immédiate aux budgets énergétiques de plus en plus lourd des ménages, notamment celui du gaz, en constante augmentation (+ de 60 % depuis 2005). Pourtant depuis cet été, c’est bien du prix du gaz et ses augmentations incessantes dont il est question dans les familles. Que fait en urgence le gouvernement à ce sujet ? N’y a-t-il pas lieu de constituer une commission pluraliste (élus, salariés, usagers, entreprises, organisations syndicales, associations, partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs du gaz ? Avec un gel des tarifs le temps de la révision de la formule tarifaire : décision que peut prendre immédiatement le Premier ministre. Malheureusement rien n’est actuellement prévu.
Cette proposition de loi instaure une inégalité de traitement parmi les citoyens en prenant en compte le critère géographique mais pas celui de l’isolation par exemple dans le calcul du volume de base. L’électricité et le gaz sont des biens de première nécessité, tout le monde doit y avoir accès, au même tarif, quel que soit le lieu d’habitation.
Aujourd’hui prendre comme prétexte le climat en avançant l’idée que des ménages, doivent se chauffer plus suivant l’endroit où ils se trouvent est dangereux car pourquoi pas demain pénaliser ceux qui habitent loin des moyens de production (propos que M. Brottes a déjà tenu dans certaines de ses nombreuses interviews) On est bien loin des notions de solidarité nationale qui ont guidé la mise en place du service public de l’électricité et du gaz.
Le gouvernement s’obstine dans une mauvaise direction en voulant coûte que coûte tenir prématurément un engagement de F. Hollande avancé pendant la campagne présidentielle. Cette ferveur et cette obstination auraient été fort plus utiles en ce qui concerne la renégociation du TSCG ainsi que la loi sur l’interdiction des licenciements boursiers.
Elle est le résultat d’une élaboration précipitée, sans consultation des associations, des usagers, des organisations syndicales, des partis politiques, des entreprises, etc…. La procédure d’urgence est déclarée alors que la plupart des dispositions ne s’appliqueront que dans trois ans ! De plus, cette loi porte en elle des orientations structurantes de politique énergétique à l’aube du débat public qui va débuter prochainement. De qui se moque-t-on ?
Si le PCF partage la disposition introduite dans la loi sur l’élargissement des tarifs sociaux (certaines mesures peuvent être prises immédiatement par voie réglementaire) et l’interdiction des coupures, la méthode n’est pas la bonne. Cette disposition ne suffira pas pour que les communistes « avalent » tout le reste de la proposition de loi. C’est pour cela que nous proposons de traiter l’urgence (tarifs sociaux et interdiction des coupures) et pour le reste, nous proposons que cela soit débattu lors du débat public pour la transition énergétique, dont c’est précisément l’objet. Faire les conclusions avant un débat n’est pas un acte démocratique.
N’en déplaise à son auteur, cette loi complètement axée sur l’électricité n’apportera pas de réponse efficace et immédiate aux budgets énergétiques de plus en plus lourd des ménages, notamment celui du gaz, en constante augmentation (+ de 60 % depuis 2005). Pourtant depuis cet été, c’est bien du prix du gaz et ses augmentations incessantes dont il est question dans les familles. Que fait en urgence le gouvernement à ce sujet ? N’y a-t-il pas lieu de constituer une commission pluraliste (élus, salariés, usagers, entreprises, organisations syndicales, associations, partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs du gaz ? Avec un gel des tarifs le temps de la révision de la formule tarifaire : décision que peut prendre immédiatement le Premier ministre. Malheureusement rien n’est actuellement prévu.
Cette proposition de loi instaure une inégalité de traitement parmi les citoyens en prenant en compte le critère géographique mais pas celui de l’isolation par exemple dans le calcul du volume de base. L’électricité et le gaz sont des biens de première nécessité, tout le monde doit y avoir accès, au même tarif, quel que soit le lieu d’habitation.
Aujourd’hui prendre comme prétexte le climat en avançant l’idée que des ménages, doivent se chauffer plus suivant l’endroit où ils se trouvent est dangereux car pourquoi pas demain pénaliser ceux qui habitent loin des moyens de production (propos que M. Brottes a déjà tenu dans certaines de ses nombreuses interviews) On est bien loin des notions de solidarité nationale qui ont guidé la mise en place du service public de l’électricité et du gaz.
Le gouvernement s’obstine dans une mauvaise direction en voulant coûte que coûte tenir prématurément un engagement de F. Hollande avancé pendant la campagne présidentielle. Cette ferveur et cette obstination auraient été fort plus utiles en ce qui concerne la renégociation du TSCG ainsi que la loi sur l’interdiction des licenciements boursiers.
24 octobre 2012
«Pour vivre heureux, vivons cachés. »
Les riches n’oublient jamais de suivre à la lettre ce conseil épicurien. Le bonheur serait de l’ordre de la sphère privée. Tellement privée qu’il en devient secret en ce qui les concerne. Pas de pierres dans leur jardin, mais une culture prospère de pépites dissimulées sur des comptes en banque pour ne pas payer l’impôt. Il y a quelques semaines, l’évasion fiscale de Bernard Arnault a défrayé la chronique. Le patron de LVMH n’a même pas eu besoin de pousser jusqu’aux îles Caïman, le paradis est à sa porte. Le roi du luxe a choisi la Belgique, il aurait pu opter pour la Suisse ou le Luxembourg. En demandant la nationalité d’un pays fiscalement attrayant, le cas du milliardaire est passé dans la lumière. Combien restent tapis dans l’ombre ?
La violence de la crise provoquée en 2008 par la finance mondiale a suscité quelques velléités d’ouvrir la chasse aux paradis fiscaux et d’en finir avec le secret bancaire. Au nom de la « moralisation » du capitalisme, le G20 de 2009 a même dressé une liste des pays épinglés. Classé sans suite, en fait. Car il est des chiffres qu’Oncle Picsou ne tient pas trop voir sur la place publique. Ainsi, un rapport d’une ONG britannique datant de l’été dernier chiffre le montant de la fraude mondiale à 21 000 milliards de dollars, soit le PIB cumulé des deux pays les plus riches, les États-Unis et la Chine. En France, un rapport sénatorial rendu en juillet évalue l’évasion fiscale entre 30 et 50 milliards d’euros par an. Pareille somme laisse rêveur, à l’heure où ce montant correspond presque exactement à celui que le gouvernement cherche pour ramener le déficit public à 3 %. Cette incroyable manne appartient à une minorité de super riches, personnes physiques ou multinationales, pour lesquels « l’optimisation fiscale » est pratiquée comme un sport de haut niveau.
L’impunité s’est tellement installée parmi l’oligarchie financière depuis 3 décennies que les mêmes, qui spolient l’État et contribuent à assécher les finances publiques, n’hésitent pas à entonner le refrain du « choc de compétitivité ». Autrement dit, il faudrait ponctionner sur les familles, via la CSG ou la TVA, les économies que réaliseraient les entreprises avec une baisse des cotisations sociales. Au moment où la croissance s’arrête, le pari est tellement risqué que le gouvernement lui-même, un temps tenté, appuie sur le frein de cette perspective toute libérale. Pierre Moscovici, ministre de l’Économie, a affirmé hier que les mesures de relance de la compétitivité n’entraîneront pas de pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat.
Il faut maintenant convaincre tout à fait que le manque de compétitivité de l’économie française ne vient pas d’un coût du travail trop élevé mais d’un manque d’investissements dans l’innovation, la recherche, le travail, la formation. Les exigences folles de retour sur mise des actionnaires ne sont pas compatibles avec cette ambition. Plus encore si une bonne part de l’argent rapidement gagné échappe au fisc. Tous ne sont pas des tricheurs. Mais la part d’ombre du capitalisme, opaque, hors la loi, est prospère et continue de semer ses pépites dans les paradis fiscaux. À une heure trente de Paris, Bruxelles est un refuge de premier choix pour les patrimoines aisés : pas d’impôt sur la fortune, pas de taxe sur les plus-values, droits de succession quasi inexistants. Pour le riche, Bruxelles est bon marché. Pour le riche seulement, car l’impôt sur le revenu, lui, y est des plus élevé d’Europe.
Les riches n’oublient jamais de suivre à la lettre ce conseil épicurien. Le bonheur serait de l’ordre de la sphère privée. Tellement privée qu’il en devient secret en ce qui les concerne. Pas de pierres dans leur jardin, mais une culture prospère de pépites dissimulées sur des comptes en banque pour ne pas payer l’impôt. Il y a quelques semaines, l’évasion fiscale de Bernard Arnault a défrayé la chronique. Le patron de LVMH n’a même pas eu besoin de pousser jusqu’aux îles Caïman, le paradis est à sa porte. Le roi du luxe a choisi la Belgique, il aurait pu opter pour la Suisse ou le Luxembourg. En demandant la nationalité d’un pays fiscalement attrayant, le cas du milliardaire est passé dans la lumière. Combien restent tapis dans l’ombre ?
La violence de la crise provoquée en 2008 par la finance mondiale a suscité quelques velléités d’ouvrir la chasse aux paradis fiscaux et d’en finir avec le secret bancaire. Au nom de la « moralisation » du capitalisme, le G20 de 2009 a même dressé une liste des pays épinglés. Classé sans suite, en fait. Car il est des chiffres qu’Oncle Picsou ne tient pas trop voir sur la place publique. Ainsi, un rapport d’une ONG britannique datant de l’été dernier chiffre le montant de la fraude mondiale à 21 000 milliards de dollars, soit le PIB cumulé des deux pays les plus riches, les États-Unis et la Chine. En France, un rapport sénatorial rendu en juillet évalue l’évasion fiscale entre 30 et 50 milliards d’euros par an. Pareille somme laisse rêveur, à l’heure où ce montant correspond presque exactement à celui que le gouvernement cherche pour ramener le déficit public à 3 %. Cette incroyable manne appartient à une minorité de super riches, personnes physiques ou multinationales, pour lesquels « l’optimisation fiscale » est pratiquée comme un sport de haut niveau.
L’impunité s’est tellement installée parmi l’oligarchie financière depuis 3 décennies que les mêmes, qui spolient l’État et contribuent à assécher les finances publiques, n’hésitent pas à entonner le refrain du « choc de compétitivité ». Autrement dit, il faudrait ponctionner sur les familles, via la CSG ou la TVA, les économies que réaliseraient les entreprises avec une baisse des cotisations sociales. Au moment où la croissance s’arrête, le pari est tellement risqué que le gouvernement lui-même, un temps tenté, appuie sur le frein de cette perspective toute libérale. Pierre Moscovici, ministre de l’Économie, a affirmé hier que les mesures de relance de la compétitivité n’entraîneront pas de pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat.
Il faut maintenant convaincre tout à fait que le manque de compétitivité de l’économie française ne vient pas d’un coût du travail trop élevé mais d’un manque d’investissements dans l’innovation, la recherche, le travail, la formation. Les exigences folles de retour sur mise des actionnaires ne sont pas compatibles avec cette ambition. Plus encore si une bonne part de l’argent rapidement gagné échappe au fisc. Tous ne sont pas des tricheurs. Mais la part d’ombre du capitalisme, opaque, hors la loi, est prospère et continue de semer ses pépites dans les paradis fiscaux. À une heure trente de Paris, Bruxelles est un refuge de premier choix pour les patrimoines aisés : pas d’impôt sur la fortune, pas de taxe sur les plus-values, droits de succession quasi inexistants. Pour le riche, Bruxelles est bon marché. Pour le riche seulement, car l’impôt sur le revenu, lui, y est des plus élevé d’Europe.
l'Humanité - 24 octobre
17 octobre 2012
Liquidation Petroplus : « consternation pour les familles et l'industrie française »
La liquidation de Petroplus vient d'être prononcée. Il est parfaitement inacceptable que ce soit les tribunaux de commerce qui décident de l'avenir de nos industries.
Jean Marc Ayrault qui a pourtant déclaré hier à Nantes qu'il refusait le déclin industriel de la France a une fois encore, avec Petroplus, l'occasion de passer des paroles aux actes.
Avec cette décision, le tribunal de commerce de Rouen vient de plonger dans la consternation les 550 salariés de Petroplus et les 2000 familles qui vivaient grâce à l'activité de la raffinerie, depuis plus de 80 ans.
« Mémé », nom affectueux donné par les ouvriers à leur usine qui a fait travailler trois générations de salariés, n'aura pas survécu au coup de poignard des compagnies pétrolières qui préfèrent raffiner à moindre coût en Arabie Saoudite, sacrifiant ainsi humains et écologie au seul profit du fric.
Depuis 10 mois les salariés et l'intersyndicale ont démontré par leurs compétences que l'entreprise était viable et rentable. Ils avaient, avec un repreneur sérieux soutenu par les collectivités locales, déposé un dossier de reprise d'activité. Le tribunal de commerce en a décidé autrement il y a quelques minutes, en liquidant sous la pression des compagnies pétrolières.
Le bilan est lourd pour l'industrie française, après Sodimedical, Florange, Technicolor et toutes les PME-TPE qui déposent le bilan en effet domino.
Petroplus, une des dernières raffineries françaises ne doit pas fermer. L’État doit intervenir, y compris en reprenant la main sur l'outil industriel, en nationalisant avec de nouveaux droits d'intervention pour les salariés et les citoyens.
Face aux discours improductifs, il faut des actes politiques forts et courageux pour sauver et garantir un avenir à notre industrie.
Eric Corbeaux, responsable « des luttes » au PCF et animateur du « Front de lutte » (FDG)
COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR LES TRIBUNAUX DE COMMERCE
10 octobre 2012
PASCALE BOISTARD NE RÉPOND PAS
Le 29 septembre, j'avais envoyé le message suivant à notre député, élue avec les voix de toute la Gauche :
"Madame Boistard,
J'ai lu dans un article de l'express que vous considériez que la renégociation du traité avait permis des avancées en matière de croissance et d'économie.
Lesquelles ?
Elles ne doivent pas être fondamentales puisque l'UMP continue de soutenir le texte alors que le Parti Communiste, le Parti de Gauche et les Verts sont opposés à la signature du traité Sarkozy/Merkel.
Certains membre du Parti socialiste ont également fait part de leur opposition à la signature du traité.
Vous représentez des Picards de gauche qui ont massivement voté contre le traité en 2005. Pouvez-vous les ignorer en considérant qu'ils se sont trompés ?
Cordialement
Xavier Desbureaux "
Depuis elle a voté pour le traité à l'assemblée mais ne m'a toujours pas répondu. Je fais sans doute partie de ces Picards bien trop obtus pour qu'on daigne leur accorder une quelconque attention...
Le 29 septembre, j'avais envoyé le message suivant à notre député, élue avec les voix de toute la Gauche :
"Madame Boistard,
J'ai lu dans un article de l'express que vous considériez que la renégociation du traité avait permis des avancées en matière de croissance et d'économie.
Lesquelles ?
Elles ne doivent pas être fondamentales puisque l'UMP continue de soutenir le texte alors que le Parti Communiste, le Parti de Gauche et les Verts sont opposés à la signature du traité Sarkozy/Merkel.
Certains membre du Parti socialiste ont également fait part de leur opposition à la signature du traité.
Vous représentez des Picards de gauche qui ont massivement voté contre le traité en 2005. Pouvez-vous les ignorer en considérant qu'ils se sont trompés ?
Cordialement
Xavier Desbureaux "
Depuis elle a voté pour le traité à l'assemblée mais ne m'a toujours pas répondu. Je fais sans doute partie de ces Picards bien trop obtus pour qu'on daigne leur accorder une quelconque attention...
FRANCE 2 RECONNAIT SES MENSONGES SUR CHAVEZ ...DANS L’ÉDITION DE LA NUIT
Mea culpa honorable mais piteux et bien tardif. Le journaliste persiste à appeler la désinformation une "erreur".
Peut-être que toute la propagande pour le traité Merkozy sera elle aussi qualifié "d'erreur" dans quelques semaines...
Mea culpa honorable mais piteux et bien tardif. Le journaliste persiste à appeler la désinformation une "erreur".
Peut-être que toute la propagande pour le traité Merkozy sera elle aussi qualifié "d'erreur" dans quelques semaines...
8 octobre 2012
Abandon de la taxation des revenus de cessions d'actifs : le gouvernement s'est fait pigeonner par le patronat
Le soudain recul du gouvernement sur la taxation des revenus de cessions d'actifs est un signe fort de soumission adressé au patronat. Lorsque ses intérêts sont touchés, le patronat montre les dents et le gouvernement plie. Il aura suffit que quelques personnalités du monde de l'entreprise inondent les médias de leurs angoisses fiscales pour que le gouvernement lâche sur une des seules mesures du projet de loi de finance pour 2013 qui s'attaque aux revenus du capital. Le gouvernement s'est fait pigeonner par le patronat. C'est désolant, d'autant que l'on n'a pas vu le gouvernement agir avec la même sollicitude à l'égard des salariés de Sodimédical, de PSA ou de Doux !
Le patronat ne fera pleurer personne sur le sort de ces "investisseurs", dont la plus grande partie utilise un système fiscal particulièrement avantageux pour "optimiser" à la baisse leurs devoirs fiscaux à l'égard du pays en spéculant à la revente sur les actifs des entreprises qui marchent. Cet abandon en rase campagne illustre les insuffisances d'une politique gouvernementale crispée par la rigueur budgétaire et fiscale, qui refuse d'aborder de front la question de la relance économique par l'investissement, notamment public, et du rôle des banques et du crédit comme levier pour y parvenir.
Le soudain recul du gouvernement sur la taxation des revenus de cessions d'actifs est un signe fort de soumission adressé au patronat. Lorsque ses intérêts sont touchés, le patronat montre les dents et le gouvernement plie. Il aura suffit que quelques personnalités du monde de l'entreprise inondent les médias de leurs angoisses fiscales pour que le gouvernement lâche sur une des seules mesures du projet de loi de finance pour 2013 qui s'attaque aux revenus du capital. Le gouvernement s'est fait pigeonner par le patronat. C'est désolant, d'autant que l'on n'a pas vu le gouvernement agir avec la même sollicitude à l'égard des salariés de Sodimédical, de PSA ou de Doux !
Le patronat ne fera pleurer personne sur le sort de ces "investisseurs", dont la plus grande partie utilise un système fiscal particulièrement avantageux pour "optimiser" à la baisse leurs devoirs fiscaux à l'égard du pays en spéculant à la revente sur les actifs des entreprises qui marchent. Cet abandon en rase campagne illustre les insuffisances d'une politique gouvernementale crispée par la rigueur budgétaire et fiscale, qui refuse d'aborder de front la question de la relance économique par l'investissement, notamment public, et du rôle des banques et du crédit comme levier pour y parvenir.
3 octobre 2012
La logique financière comme seul objectif
En 2011, les groupes du CAC 40 ont réalisé 74 milliards € de bénéfices nets, et ils ont versé près de 51 % de ces bénéfices en dividendes. à l’image de Sanofi, qui s’apprête à détruire 1000 emplois en ayant réalisé, l’an dernier, un bénéfice net de 5,7 milliards € (+ 4 %) et en a distribué 44 % en dividendes.
En cassant et précarisant l’emploi, en limitant les investissements, les efforts de recherche et de formation en France et en Europe, ces grands groupes ont accumulé, en 2011, une trésorerie de 267 milliards € qui sert à spéculer. Soit l’équivalent de la totalité des ressources nettes de l’État ! Très internationalisés, ils continuent massivement à délocaliser. En 2009, selon l’INSEE, 52 % de l’ensemble des filiales et des effectifs des groupes français internationalisés étaient situés hors de France où ils réalisaient la moitié de leur chiffre d’affaires. En 2010, les investissements directs à l’étranger ont totalisé 58 milliards d’euros et sont passés à 65 milliards d’euros en 2011.
Les multinationales ont bénéficié d’une très grande part des 172 milliards € annuels de niches fiscales et sociales accordées aux entreprises. Ces avantages ont été donnés sans contrepartie en termes d’emploi, de formation, de salaires. Le total cumulé des exonérations de charges patronales dépasse largement les 200 milliards € depuis 1993.
Cette logique casse l’emploi et démantèle le tissu des PME-PMI.
Alors que, sous le quinquennat Sarkozy, les groupes ont vu leur taux d’imposition effectif sur leurs bénéfices réduit à 8 %, les PME ont vu leur taux majoré de l’ordre de 20 %.
Les grands groupes français imposent des conditions de plus en plus criminelles aux PME-PMI qui ont subi de plein fouet le resserrement du crédit bancaire, malgré les énormes aides accordées aux banques.
Conséquence : au second trimestre 2012, on a vu exploser les faillites des PME de plus de 50 salariés: +27 % par rapport au 1er tri mestre 2012 et + 49,5 % par rapport au 2e trimestre 2011.
En 2011, les groupes du CAC 40 ont réalisé 74 milliards € de bénéfices nets, et ils ont versé près de 51 % de ces bénéfices en dividendes. à l’image de Sanofi, qui s’apprête à détruire 1000 emplois en ayant réalisé, l’an dernier, un bénéfice net de 5,7 milliards € (+ 4 %) et en a distribué 44 % en dividendes.
En cassant et précarisant l’emploi, en limitant les investissements, les efforts de recherche et de formation en France et en Europe, ces grands groupes ont accumulé, en 2011, une trésorerie de 267 milliards € qui sert à spéculer. Soit l’équivalent de la totalité des ressources nettes de l’État ! Très internationalisés, ils continuent massivement à délocaliser. En 2009, selon l’INSEE, 52 % de l’ensemble des filiales et des effectifs des groupes français internationalisés étaient situés hors de France où ils réalisaient la moitié de leur chiffre d’affaires. En 2010, les investissements directs à l’étranger ont totalisé 58 milliards d’euros et sont passés à 65 milliards d’euros en 2011.
Les multinationales ont bénéficié d’une très grande part des 172 milliards € annuels de niches fiscales et sociales accordées aux entreprises. Ces avantages ont été donnés sans contrepartie en termes d’emploi, de formation, de salaires. Le total cumulé des exonérations de charges patronales dépasse largement les 200 milliards € depuis 1993.
Cette logique casse l’emploi et démantèle le tissu des PME-PMI.
Alors que, sous le quinquennat Sarkozy, les groupes ont vu leur taux d’imposition effectif sur leurs bénéfices réduit à 8 %, les PME ont vu leur taux majoré de l’ordre de 20 %.
Les grands groupes français imposent des conditions de plus en plus criminelles aux PME-PMI qui ont subi de plein fouet le resserrement du crédit bancaire, malgré les énormes aides accordées aux banques.
Conséquence : au second trimestre 2012, on a vu exploser les faillites des PME de plus de 50 salariés: +27 % par rapport au 1er tri mestre 2012 et + 49,5 % par rapport au 2e trimestre 2011.
26 septembre 2012
PASCALE BOISTARD VA VOTER POUR LE TRAITÉ MERKEL SARKOZY
Alors que 67% des Samariens s'étaient prononcés contre la ratification du traité en 2005, la députée socialiste fraîchement élue rentre dans le rang. Ignorant les aspirations légitimes des salariés et des retraités, elle va voter docilement le traité écrit par Sarkozy et Merkel avec les députés de l'UMP.
article de l'Express
La règle d'or va brider tous les futurs budgets nationaux. De nombreux économistes de toutes tendances alertent sur le fait que les politiques d'austérité sont dévastatrices pour les peuples. Les Grecs, les Espagnols et les Portugais en font la dramatique expérience.
Face à de tels enjeux, le peuple français doit être consulté par referendum. Le devoir d'un député de gauche est d'exiger l'organisation de ce vote.
pour écrire à Pascale Boistard : pboistard@assemblee-nationale.fr
L'HOMMAGE À JEAN CATELAS
Dimanche 23 septembre plusieurs dizaines de communistes, dont une présence remarquée des Jeunes Communistes, ont rendu hommage à Jean Catelas et aux martyrs de la barbarie nazie.
Dimanche 23 septembre plusieurs dizaines de communistes, dont une présence remarquée des Jeunes Communistes, ont rendu hommage à Jean Catelas et aux martyrs de la barbarie nazie.
21 septembre 2012
Manifestation unitaire le dimanche 30 septembre à Paris à 13h30 contre le traité européen MERKEL - SARKOZY que François Hollande va signer
Le Front de Gauche organise un départ en car pour la manifestation du dimanche 30 septembre 2012 à Paris.
- AMIENS : rendez-vous 10h30 place du cirque pour un départ à 11h00
- LONGUEAU : départ 11h15 place de la mairie
- ROYE péage : départ 12h15
Réservations auprès de la Fédération de la Somme du PCF au 03 22 69 24 40
Participation aux frais 10 € minimum
CÉRÉMONIE JEAN CATELAS
Le 23 Septembre
prochain,
nous commémorerons le 71ème anniversaire de la mort de Jean
CATELAS,
Député d’Amiens, Membre du Comité Central du Parti Communiste
Français.
Cette cérémonie
sera placée
sous la Présidence de Colette FINET, Membre du Conseil
National du PCF.
Le
rassemblement est fixé
à 10 h 30 à l’entrée du Cimetière Saint-Acheul ( ancien ) Rue
de Cagny à AMIENS
.
19 septembre 2012
Traité européen : « Une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage »En appelant à un « vote massif » au Parlement en faveur du traité budgétaire européen, Jean-Marc Ayrault invite donc la gauche à joindre ses voix aux élus de droite pour voter le texte signé le 2 mars à Bruxelles par Nicolas Sarkozy.
Exit la fable d'une rénégociation, envolées les belles paroles de campagne qui promettaient d'en découdre avec les marchés financiers. Aujourd'hui, le Premier ministre ne donne plus que l'objectif de réduction du déficit public. Cet appel à une ratification massive est cependant en cohérence avec le budget d'hyper-austérité et le « choc fiscal » préparés pour 2013, avec les projets menaçant le financement de la protection sociale, celui des collectivités locales.
Notre peuple n'a pas voté pour cela le 6 mai dernier. Il a tout au contraire fait le choix du changement, en France et en Europe. Il est faux d'affirmer comme le fait Jean-Marc Ayrault, que ce vote « donnerait plus de force au président de la république » sur la scène européenne. Au contraire, ce traité, qui aura des conséquence directe pour la vie quotidienne des familles populaires, est une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage.
Nous proposons un grand débat public et contradictoire sur la nature même du traité budgétaire européen, de la règle d'or, des régressions démocratiques contre les États et les parlements. Nous demandons sa mise à disposition à l'ensemble des citoyen-ne-s afin qu'ils puissent juger par eux-mêmes. Ce processus démocratique doit être conclu par un référendum.
Aujourd'hui, en France et partout en Europe, des convergences politiques, syndicales et associatives se forment pour refuser l'austérité. Une grande marche aura lieu à Paris le 30 septembre. C'est sur cette énergie qu'un président de gauche devrait s'appuyer et non pas sur un texte co-écrit par Sarkozy et Merkel.
12 septembre 2012
Fête de l'Huma-Programme de l'espace Pays du Nord-Picardie
Voici les horaires du bus pour aller à la fête de Humanité le dimanche 16 Septembre 2012.
DEPART : - Cirque Amiens 8h30
- Mairie Longueau 8h45
- Roye péage 9h15
RETOUR :- La Courneuve 19h30
- Roye péage 21h00
- Longueau Mairie 21h30
- Amiens Cirque 21h45
Inscriptions au 03 22 69 24 40
7 septembre 2012
La taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance
Selon la presse, la proposition phare de la campagne de François Hollande pour taxer les richesses subirait un sérieux coup de grisou. Le taux de 75% devrait comprendre la CSG et la CRDS (soit 8%) ce qui équivaut à un taux à 67%. Un couple devra gagner plus de 2 millions d'euros par an pour être concerné. Les revenus du travail seraient les seuls concernés et la taxe ne vaudrait a priori que pour deux ans. Ce renoncement s'il était vérifié, serait une très mauvaise surprise. Non content que cette taxe ainsi transformée ne rapporte plus grand-chose aux recettes de l'État, elle envoie un signe désastreux à l’électorat de gauche qui se retrouverait « Gros-Jean comme devant ».
Non seulement la taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance mais de nouvelles tranches d'impôts entre 45% et 75% doivent être créée comme l'a proposé le Front de gauche. Pour être juste, l'impôt sur le revenu doit redevenir progressif et faire contribuer les hauts revenus comme les revenus financiers. Une réforme fiscale d'ampleur doit être votée des cet automne.
Selon la presse, la proposition phare de la campagne de François Hollande pour taxer les richesses subirait un sérieux coup de grisou. Le taux de 75% devrait comprendre la CSG et la CRDS (soit 8%) ce qui équivaut à un taux à 67%. Un couple devra gagner plus de 2 millions d'euros par an pour être concerné. Les revenus du travail seraient les seuls concernés et la taxe ne vaudrait a priori que pour deux ans. Ce renoncement s'il était vérifié, serait une très mauvaise surprise. Non content que cette taxe ainsi transformée ne rapporte plus grand-chose aux recettes de l'État, elle envoie un signe désastreux à l’électorat de gauche qui se retrouverait « Gros-Jean comme devant ».
Non seulement la taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance mais de nouvelles tranches d'impôts entre 45% et 75% doivent être créée comme l'a proposé le Front de gauche. Pour être juste, l'impôt sur le revenu doit redevenir progressif et faire contribuer les hauts revenus comme les revenus financiers. Une réforme fiscale d'ampleur doit être votée des cet automne.
5 septembre 2012
Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, membre du Parti socialiste :« J’appelle à voter contre la ratification du traité. »
« Ce traité est dangereux. Je pense qu’il instaure une austérité durable et prive les Parlements et les citoyens des arbitrages budgétaires. Il tourne le dos aux capacités d’impulser des politiques de relance et ne fait qu’accroître, amplifier et durcir la politique qui a déjà été menée et qui nous a amenés, avec le traité d’Amsterdam, à cette période de très faible croissance, depuis maintenant bien longtemps. François Hollande avait annoncé, pendant la campagne, qu’il fallait renégocier le traité, en le complétant et en le modifiant. Si, aujourd’hui, il a obtenu de le compléter, il ne l’a pas encore modifié, et c’est ce pourquoi j’appelle à voter contre la ratification, pour qu’on renégocie le pacte budgétaire européen. Par ailleurs, je pense que la renégociation est d’autant plus possible aujourd’hui, pour François Hollande, que tout le monde se rend compte que la spirale de l’austérité et de la réduction budgétaire ne fait qu’accroître les déficits et plomber la croissance européenne. Quant à la question référendaire, je ne suis pas étonnée que 72 % des Français se déclarent pour une telle consultation sur la ratification du traité, selon le sondage CSA publié par l’Humanité. Moi-même, j’avais écrit à François Hollande, avant le premier tour, pour insister sur le fait qu’il fallait faire attention, que personne ne pourrait accepter qu’on ajoute simplement un volet “croissance” à ce traité européen, au risque d’avoir une goutte de croissance dans un océan d’austérité. Nos concitoyens, souvent dubitatifs et critiques sur la construction européenne, ont besoin de garanties fortes, et je pense que la meilleure d’entre elles est d’annoncer un référendum, même si François Hollande s’est clairement exprimé contre. »
« Ce traité est dangereux. Je pense qu’il instaure une austérité durable et prive les Parlements et les citoyens des arbitrages budgétaires. Il tourne le dos aux capacités d’impulser des politiques de relance et ne fait qu’accroître, amplifier et durcir la politique qui a déjà été menée et qui nous a amenés, avec le traité d’Amsterdam, à cette période de très faible croissance, depuis maintenant bien longtemps. François Hollande avait annoncé, pendant la campagne, qu’il fallait renégocier le traité, en le complétant et en le modifiant. Si, aujourd’hui, il a obtenu de le compléter, il ne l’a pas encore modifié, et c’est ce pourquoi j’appelle à voter contre la ratification, pour qu’on renégocie le pacte budgétaire européen. Par ailleurs, je pense que la renégociation est d’autant plus possible aujourd’hui, pour François Hollande, que tout le monde se rend compte que la spirale de l’austérité et de la réduction budgétaire ne fait qu’accroître les déficits et plomber la croissance européenne. Quant à la question référendaire, je ne suis pas étonnée que 72 % des Français se déclarent pour une telle consultation sur la ratification du traité, selon le sondage CSA publié par l’Humanité. Moi-même, j’avais écrit à François Hollande, avant le premier tour, pour insister sur le fait qu’il fallait faire attention, que personne ne pourrait accepter qu’on ajoute simplement un volet “croissance” à ce traité européen, au risque d’avoir une goutte de croissance dans un océan d’austérité. Nos concitoyens, souvent dubitatifs et critiques sur la construction européenne, ont besoin de garanties fortes, et je pense que la meilleure d’entre elles est d’annoncer un référendum, même si François Hollande s’est clairement exprimé contre. »
Propos recueillis par
Morgane Baghlali-Serres
28 août 2012
Traité européen : « Les français veulent savoir, débattre et décider ! »
72% Français veulent décider par eux-mêmes de la ratification ou non
du Traité européen. C'est le résultat indiscutable du sondage publié
par L'Humanité. Ils ont raison.
D'abord parce que François Hollande s'était engagé à renégocier le traité s'il était élu. Ceux qui lui ont donné la victoire ont chassé Sarkozy pour rompre avec sa politique. Les Français ont déjà prouvé qu'ils avaient à cœur et qu'ils étaient en mesure de s'emparer des enjeux européens. Les Français veulent une Europe plus proche. On ne peut pas en même temps leur faire le reproche de ne pas « s'intéresser » à l'Europe et les en empêcher quand ils veulent savoir, débattre et décider.
Ensuite, parce que ce traité engage l'avenir du pays et que les Français ont droit à la transparence et à la vérité dans un grand débat public.
D'abord parce que François Hollande s'était engagé à renégocier le traité s'il était élu. Ceux qui lui ont donné la victoire ont chassé Sarkozy pour rompre avec sa politique. Les Français ont déjà prouvé qu'ils avaient à cœur et qu'ils étaient en mesure de s'emparer des enjeux européens. Les Français veulent une Europe plus proche. On ne peut pas en même temps leur faire le reproche de ne pas « s'intéresser » à l'Europe et les en empêcher quand ils veulent savoir, débattre et décider.
Ensuite, parce que ce traité engage l'avenir du pays et que les Français ont droit à la transparence et à la vérité dans un grand débat public.
Ce traité contient un abandon de souveraineté nationale et une
régression démocratique qui empêcheront toute réelle politique de
changement. Les français ne l'ont pas encore lu, mais si ce texte est si
bon ou si peu dangereux, pourquoi ne pas les laisser en juger par
eux-mêmes ?
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
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