18 juillet 2011

2010 - Des profits records : l'international contre le national

Un redressement soutenu par l’argent public mais réalisé contre l’emploi, les salaires  et la compétitivité du pays.

Le contraste est particulièrement saisissant entre la situation de la France et des Français et celle des principaux groupes capitalistes du pays, sociétés industrielles, de services et intervenants financiers. Le chômage se main­tient à un haut niveau, les prix à la consom­mation amputent le pouvoir d’achat des familles, la croissance se traîne, le déficit extérieur se creuse et pourtant les profits 2010 des « cakes » du CAC dépassent les 80 milliards d’euros, en hausse de 85 % par rapport à 2009.

Ce dernier point per­met de souligner l’une des raisons décisives de ce redressement des profits : l’appui ren­forcé de l’État, de Sarkozy et de son équipe. Aides publiques aux banques, plan de relance, suppression de la taxe profession­nelle, facilités fiscales, exonérations de coti­sations, financement public du chômage par­tiel, emplois aidés, réforme du droit de licen­ciement, hausse minimale du smic… La liste des mesures de soutien au capital pour relever sa rentabilité éprouvée par la crise est impres­sionnante. Tous les moyens publics ont été mobilisés, y compris au niveau européen, la BCE offrant des conditions exceptionnelles de refinancement aux banques, rachetant leurs titres pourris et leurs obligations d’État à risque, les grecques, irlandaises, portugai­ses.

Mais cette compétitivité retrouvée des grands groupes est acquise contre la compétitivité du pays. L’exemple le plus frappant est celui des groupes automobiles Renault et Peugeot Citroën. Tous deux affichent des résultats en vert. Ils ont pour cela bénéficié de 3 milliards d’euros de prêts de l’État chacun, la prime à la casse et le bonus écologique ont tiré leurs ventes en France et en Europe. Mais ils ont profité de ces aides publiques pour augmenter leurs importations à partir de leurs sites en Espagne, dans les Balkans, en Europe ­. Les importations françaises de véhicules automo­biles ont augmenté de 9,8 %, celles d’équipe­ments automobiles de 17,1 % en 2010. Renault importe plus de voitures en France que l’allemand Volkswagen ! Les grandes sociétés françaises sont les championnes du monde de la délocalisation des capitaux, préalable à celle des emplois. Elles se sont développées à l’international contre leur base nationale. Cette « extraversion » du grand capital français n’a pu se faire sans le concours des banques, qui l’ont accompagnée, y trouvant elles-mêmes leur intérêt.

L’emploi est évidemment la première victime de cette orientation. Les effectifs des groupes du CAC ont baissé de 60 000 emplois en 2009. La lutte des salariés français, de leurs organisations syndicales, pour l’emploi et les salaires heurte évidemment de plein fouet cette stratégie des groupes et du pouvoir. Elle appelle à la fois un autre partage des profits et un changement radical de la manière de les réaliser.

La gauche a, à ce niveau, du grain à moudre pour faire des propositions alternatives en France et en Europe et pour mobiliser.

12 juin 2011

LES RICHES ONT BESOIN D'ASSISTANCE : LA DROITE ENTEND LEUR SOUFFRANCE

Lors du vote sur la réforme de l'I.S.F., la droite a fait passer un amendement octroyant une réduction d'impôt de 300€ par enfant à charge (même majeur) aux familles les plus fortunées de France.

L'allocation de rentrée scolaire versée aux familles les plus modestes est limitée aux 18 ans de l'élève.

Mais le patronat, ses députés et journalistes télévisés bienveillants doivent considérer que les plus démunis n'ont nul besoin de poursuivre leurs études et que les plus riches doivent être caressés dans le sens du poil un an avant l'élection présidentielle.

C'est qu'une campagne électorale, ça coûte cher, mon bon monsieur...

3 juin 2011

RSA : la droite ouvre la chasse aux pauvres


L'écart auquel il faut s'attaquer, c'est celui des inégalités sociales !
Laurent Wauquiez, ministre du gouvernement Sarkozy a engagé cette semaine une bagarre contre ce qu'il appelle l'assistanat. Les chômeurs pourraient vivre avec 75% du SMIC et travailler 5 heures gratuitement par semaine. Il devrait essayer pour voir, lui qui touche 14000€ par mois !
En parlant de « cancer de la France », le ministre accuse de manière scandaleuse les personnes en situation de grande précarité.
Cette politique du bouc émissaire stigmatise la classe la plus précaire de la population. C'est insupportable !
Avec de telles déclarations, la droite décomplexée, continue de draguer ouvertement l'électorat d'extrême droite.


Mais qui sont les « vrais assistés » ?
Les millionnaires : 5% détiennent plus de 80% des richesses, ils sont soutenus par le gouvernement qui enchaîne les cadeaux fiscaux : bouclier fiscal, ISF...
Les banques : l'État a bien assisté les banques lorsqu'il a injecté 300 milliards d'euros pour les sauver lors de la crise financière !
Les grandes entreprises : en 2010, l'État accorde 160 milliards de subventions aux entreprises sans contrepartie.
Le ministre Laurent Wauquier n'affiche d'ambitions sociales que pour les privilégiés et les actionnaires.


Ce que la gauche devrait faire :
Pour changer la donne en 2012, il faut avoir le courage de faire des choix neufs. S'attaquer à la répartition des richesses, taxer les profits et les actionnaires afin d'augmenter tous les salaires et les revenus.
Appeler à la « moralisation de l'économie » et à la « régulation du capitalisme » comme le fait le PS ne suffira pas. Il faut rompre avec les logiques libérales que prônent le Medef, la Commission européenne ou le FMI. C'est le sens des actions du Front de gauche et de son programme partagé (www.pcf.fr/9422)

28 avril 2011

Buckingham ça lasse

Par Peter Avis, journaliste.

Tout le monde peut s’amuser lors d’une bonne fête, surtout si un jour de congé national est à la clé. 
Et parfois même si tout le tralala coûte 50 millions d’euros au contribuable. C’est le cas des noces du prince William et de la riche roturière Kate Middleton, événement que le peuple britannique est convié à célébrer le 29 avril. Bien sûr, la plupart des citoyens ne seront pas présents aux côtés de 2 000 privilégiés à la cérémonie qui aura lieu à l’abbaye de Westminster. Et ils ne se régaleront pas davantage avec les 600 convives au festin offert plus tard à Buckingham Palace.

Le roi de Bahreïn a eu le bon goût de décliner l’invitation : il a un petit problème pour maîtriser – en massacrant si nécessaire – son propre peuple. Mais les rois d’Arabie saoudite et de Jordanie sont attendus, en compagnie d’une quarantaine de têtes couronnées. Le futur roi et la future reine du Royaume-Uni – si la monarchie arrive à survivre assez longtemps – ne sont ni remarquables 
ni méchants. A l’image de la grand-mère de William, 
la reine Elizabeth II, qui règne avec constance depuis soixante ans, sans jamais faire une seule déclaration mémorable. Les médias en font des tonnes pour créer une euphorie autour de ce mariage princier qui emballe moins les gens que celui de feue la princesse Diana en 1981.

Les activités et les dépenses exorbitantes d’une famille royale dont les comportements défraient la chronique n’améliorent guère sa réputation. Il ne faut rien exagérer, mais ceux qui réclameraient une république pour remplacer la monarchie auraient le soutien (selon les sondages) de 10 % à 20 % de la population. Un plus grand nombre serait indifférent envers une institution jugée obsolète. Pourtant, une république britannique n’est pas en soi choquant et devrait être même un juste retour des choses : cela rétablirait ce qui avait existé plus d’un siècle avant la Révolution française de 1789.

article paru dans l'Humanité du 21 avril

3 avril 2011

CONTRE LES FERMETURES DE CLASSES

RASSEMBLEMENT 
DEVANT L'INSPECTION ACADÉMIQUE
MARDI 5 AVRIL
9H30
 
(photo février 2010 - manifestation des parents, des enseignants et des élus de Camon. La classe menacée de fermeture a finalement été sauvée)

Le gouvernement poursuit sa politique de démantèlement de l'école publique et supprime encore 51 postes dans les écoles cette année dans notre département.

Il est déterminant que l'ensemble des acteurs du monde éducatif (parents, professeurs, élus locaux) se mobilisent massivement pour protester contre ces mesures.

Listes des suppressions de postes sur le site du SNUIPP FSU :carte scolaire 2011

1 avril 2011

Samedi 2 avril 2011  15h00
Rassemblement devant l'hôtel de ville d'Amiens pour défendre la santé, l'hôpital public
La mise en œuvre par le gouvernement de la loi HPST-Bachelot-Sarkozy  frappe de plein fouet nos hôpitaux, nos maternités, nos centres d’IVG... C’est tout notre service public de santé qui se détériore, tant pour celles et ceux qui en ont besoin que pour celles et ceux qui y travaillent.
Pour défendre le Droit de tous à des soins de qualité.  
Pour la défense et la promotion des Hôpitaux Publics. 
Pour une Agence Publique du Médicament.
Pour une politique de prévention de la Santé.
Pour une lutte contre la souffrance au travail.
Pour une protection sociale solidaire

Contre les forfaits, franchises, déremboursements, dépassements d’honoraires…
Contre les fermetures de lits, de services, les réductions de personnels hospitaliers, les regroupements d’hôpitaux.
Contre la désertification médicale.
Contre la privatisation de la protection sociale
         
JOURNEE NATIONALE
de DEFENSE et de PROMOTION de la SANTE
à l’appel de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux
et de 56 associations, syndicats et partis.
USAGERS, PERSONNELS & ÉLUS…IL EST TEMPS DE RÉAGIR ENSEMBLE !

30 mars 2011

Cantonales : les clichés sur le coma dépassé du PCF volent en éclat

"Au lendemain des élections cantonales qui ont mis en lumière, dans un contexte historique d'abstention, la défaite de la majorité présidentielle et la poussée du FN, un des enseignements majeurs du scrutin semble échapper à nombre de commentateurs. Il s'agit du score du Front de gauche et particulièrement celui des communistes qui en portaient les couleurs. Avec 118 élus ou réélus hier dont 113 communistes, les clichés sur le coma dépassé du PCF volent en éclat. Le Front de gauche devient la deuxième force de gauche avec, pour ordre de grandeur, 5 fois plus de conseillers généraux qu'EELV en France, soit près de 250 conseillers généraux. En plus de garder la présidence des conseils généraux de l'Allier et du Val-de-Marne, le PCF renforce ses positions et se remet en situation de conquête pour les prochaines législatives et municipales.
Fort de ces bons résultats, avec ses partenaires du Front de gauche, le PCF va amplifier la démarche politique qu’il a initiée. Il va consacrer toute son énergie à mobiliser les salarié-es qui n'en peuvent plus de la politique gouvernementale. La démocratie est malade dans notre pays. L'ostracisme médiatique à l'égard du PCF, en dépit des résultats du suffrage universel, n'a que trop duré. Il n'est pas trop tard pour faire cesser cette discrimination. Le vote des 20 et 27 mars a démontré qu'il demeurait, au risque d'en faire tousser quelques uns, une force politique majeure qui comptera pour l'avenir."

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

Dans la Somme, la stratégie de division de l'électorat communiste menée par Maxime Gremetz a malheureusement conduit à la perte de 2 cantons au profit d'un candidat socialiste et d'un candidat sans étiquette.
Candidat lui-même dans le canton Amiens Est, il a été sévèrement battu par le candidat socialiste sortant. Après son échec aux élections régionales il nous faut espérer qu'il saura tirer des leçons de ces expériences malheureuses et comprendre enfin que l'aspiration de l'électorat progressiste est à l'union et non à la division et l'affrontement fratricide.

23 mars 2011

Drôle de conception de l'union pour Europe Ecologie - les Verts du parti de Cécile Duflot, dont les candidats se maintiennent dans 34 cantons. 30 seront en compétition avec des candidats PS, 4 feront face à ceux du Front de gauche.

Pour le PCF, cette position d’EE-LV est regrettable, étant donné le contexte. "Si on veut que le rassemblement soit entendu, il faut le faire dans la clarté. Et à nos yeux, il ne devrait y avoir aucune exception à cela", estime le secrétaire national du PCF Pierre Laurent. "Donc effectivement, ces exceptions là, notamment en ce qui nous concerne dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis, on les regrette et on va continuer à essayer de demander à nos amis écologistes de se retirer et de respecter la règle du rassemblement derrière le candidat de gauche arrivé en tête (au 1er tour)", poursuit-il.
Dans la Somme , le Parti Communiste et le Front de Gauche dépassent nettement leur score national puisqu'il est supérieur à 14% dans les cantons ou ils présentaient des candidats. Si l'on peut constater des disparités importantes suivant les cantons, il n'en est pas moins vrai que le Front de Gauche s'établit désormais comme la deuxième force de Gauche incontournable dans le département.

6 mars 2011

 Les Français vont siffler la fin de la récréation sondagière aux cantonales

Nicolas Sarkozy en courant après les idées nauséabondes de Marine Le Pen fait bouillir la marmite des sondages. Et l'odeur qui s'en dégage est pestilentielle. Mais il n'y a pas que les sondages dans la vie, il y a d'abord les élections. Et justement les cantonales auront lieu dans 2 semaines sur tout le territoire national. Je suis certain que les Français vont siffler la fin de la récréation sondagière. Je les appelle à s'occuper eux-même de la situation politique en battant partout les candidats de la droite et de l'extrême droite et en plaçant au plus haut les candidats du Front de Gauche.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 Encore une grosse manipulation pré-électorale. Une « enquête d’opinion », affirme que Le Pen est en tête du premier tour de l’élection présidentielle de 2012. Bien sur pas un mot des résultats possibles des cantonales qui ont lieu dans quinze jours. Les voyous qui mènent ce genre de diversion craignent trop d’être démentis de leurs affirmations depuis des mois sur la « percée spectaculaire de Le Pen » par cette élection qui arrive. Il leur faut donc botter en touche loin devant pour sauver leur roman. Et sauver aussi le diable de confort, l’arme de destruction massive du débat politique, que représente la peur du loup et son corollaire abrutissant : le vote utile. J’en parle, avec dégout et colère.

 

Jean-Luc Mélenchon, Parti de Gauche

4 mars 2011

UN MESSAGE D'ANDRÉ CHASSAIGNE À COLETTE FINET

Rassembler… rassembler les forces de gauche pour changer cette société qui nous révolte. C’est le combat que je conduis et que je retrouve dans les engagements de tant de camarades communistes au fil de mes rencontres. C’est aussi le combat de Colette FINET : la camarade et l’amie, la militante au grand cœur, l’élue de proximité, celle qui joint à la colère le travail de terrain, les actes concrets. Je connais  ses luttes pour les services publics, de la défense de l’école à la sauvegarde des emplois des ateliers SNCF. Je connais aussi ses engagements dans l’action sociale et pour les plus démunis : du vrai, du « palpable ».  Pour elle, « l’Humain avant tout » n’est pas qu’une affaire de mots. Ce n’est pas non plus une affaire d’un jour ou d’une élection !Aussi, je sais qu’elle sera à vos côtés pour traduire vos attentes au sein de l’Assemblée départementale, alliant la dignité à l’efficacité. Avec Jack ANNOOT, Colette porte dans cette élection la parole communiste. Et ils sont aussi le porte-drapeau d’un Front de gauche élargi : un Front de gauche comme nous le rêvons ! Dans ce canton, Colette est l’espoir de ce renouveau communiste indispensable pour que la gauche transforme la société. Chez vous, en Picardie, comme chez nous, en Auvergne, et comme partout en France.Je vous engage à mettre le bon bulletin. Voter pour Colette FINET, c’est exprimer le besoin d’une autre vie, d’une société faite pour tous ! Mais c’est aussi exprimer  l’exigence de se donner une élue communiste et Front de gauche qui redonne à la politique ses lettres de noblesse ! 
  
André CHASSAIGNE Député communiste du Puy de Dôme
Président du groupe Front de Gauche de la Région Auvergne

26 février 2011




Les cantonales sont le dernier scrutin populaire, il aura lieu les 20 et 27 mars et représente un enjeu fort avant l'échéance des présidentielles de 2012. C'est le moment de réaffirmer notre indignation face à la politique que mène la droite depuis bien trop longtemps.
Voter aux élections cantonales, voter pour des candidats communistes et du Front de gauche, c'est choisir de sanctionner Sarkozy. C'est voter pour des départements qui constitueront un bouclier social fort contre la précarisation et les atteintes aux droits sociaux.

Une droite toujours aussi arrogante

La feuille de route que s'est fixée la droite depuis 2007 est un rouleau compresseur pour nos acquis sociaux. Au cœur de leur politique, c'est la destruction progressive du service public avec le non remplacement d'un départ de fonctionnaire sur deux, 16000 postes d'enseignants supprimés, le démantèlement des hôpitaux publics, la casse des retraites... certains proposent même de revenir à la semaine de 39h quand d'autres n'hésitent pas à parler de baisse des salaires.
Ce que la droite fait, pour satisfaire les marchés financiers, c'est toujours plus de cadeaux aux actionnaires et aux banques, l'austérité pour les populations

L'importance des élus de proximité

Les élections cantonales permettent d'élire des conseillers généraux qui peuvent être de véritables acteurs de solidarité. Il s'agit d'œuvrer pour l'expression et la pratique de la démocratie locale et répondre aux besoins des populations. Les élus communistes et du Front de gauche, se battront pour que rien ne se décide sans la consultation des habitants, des salariés, des jeunes, des forces vives et associatives des départements.
En défendant le logement comme un droit pour tous, la jeunesse, l'école, le transport, l'emploi... les élus communistes et du Front de gauche travailleront en faveur de départements solidaires, citoyens et démocratiques.
Vous pourrez compter sur les élus du Front de Gauche, dans votre département, dans vos quartiers et dans votre entreprise pour soutenir vos luttes et vos aspirations à plus de justice.

Un toit = un droit









 





20 février 2011

Présentée par le Parti Communiste, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire et soutenue par le N.P.A., Colette Finet a commencé sa campagne électorale accompagnée des militants de Longueau et Camon.

Elle est ici, un dimanche matin à Camon à la rencontre des citoyens pour présenter sa candidature et ses propositions pour un canton véritablement ancré à gauche.

De nombreux électeurs ont d'ailleurs déjà signé son appel à voter Front de Gauche dès le premier tour.

21 novembre 2010

AUX URNES CITOYENS

La pétition pour une consultation des citoyens sur la réforme des retraites s’enrichit de dizaines de milliers de signatures par jour.

Sur le site referendumretraites.org, le cap des 200 000 signataires a été atteint, hier soir. La promulgation de la loi par le président de la République ne semble pas les décourager, au contraire, Après des débuts timides, le succès du texte fait boule de neige, à un rythme qui s’établit désormais à plusieurs dizaines de milliers de signataires par jour. Une fois le cap des 100 000 premières signatures atteint le 15 novembre, il n’a fallu que trois jours pour atteindre les 150 000, et 24 heures pour frôler les 200 000. « Cela avait démarré tout doucement » à la mi-septembre, alors que tous les yeux étaient « tournés vers la rue ».


Le succès de la pétition, qui bénéficie du soutien de nombreux responsables de gauche, ne devrait pas faiblir dans les jours qui viennent. La Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase) la relaie. Le directeur de l’Humanité et député européen, Patrick Le Hyaric, signataire de la pétition, réclamait dès le 7 juin dernier, dans l’éditorial de l’Humanité Dimanche, « l’organisation d’un référendum sur le droit à la retraite à 60 ans ». Jean-Luc Mélenchon, qui soutient également cette proposition, se félicite de l’« écoute nouvelle » dont elle bénéficie. D’autres ont pris position en ce sens, comme Ségolène Royal, Cécile Duflot et Clémentine Autain, sans oublier les sénateurs PCF, PG et PS, auteurs d’une motion référendaire, le 5 octobre dernier.

Alors que le Parlement a voté la loi sur les retraites 
et que le président de la République l’a promulguée, 
la pétition lancée en octobre par le magazine Politis pour exiger un référendum connaît, en quelque sorte, une seconde jeunesse. Plusieurs dizaines de milliers de citoyens, chaque jour, se retrouvent sur le site referendumretraites.org pour la cosigner.




2 novembre 2010

Solidarité avec les salariés en lutte

Depuis plusieurs semaines les salariés sont en lutte pour combattre le démantèlement de la retraite à 60 ans de Sarkozy et du MEDEF.

Certains, notamment les cheminots, ont fait grève pendant de longues périodes et voient leurs salaires largement amputés.

Pour les soutenir et leur venir en aide, la section de Camon du Parti Communiste Français a collecté auprès de ses adhérents la somme de 600€ qui sera versée à la caisse CGT solidarité luttes retraite.

Vous pouvez, vous aussi participer à cette collecte :

Vos dons sont à mettre à l’ordre de
"Cgt solidarité luttes retraite"

et à retourner à l’adresse :
"Cgt solidarité luttes retraite"
263 rue de Paris
93100 Montreuil

9 octobre 2010




LA RETRAITE :
C'est pas une affaire de vieux!


Sarkozy et son gouvernement veulent détruire toutes nos solidarités au profit des plus riches quitte à sacrifier la jeunesse.
Leur réforme des retraites va entrainer plus de chômage et de précarité pour les jeunes : 1 million d'emplois ne seront pas ouverts aux jeunes parce que leurs parents devront travailler plus longtemps. Leur réforme, c'est donc plus de chômage pour les jeunes, et de nouvelles injustices pour cette génération la plus touchée par la crise (25% des jeunes de moins de 25 ans sont aujourd'hui au chômage).

Les ministres de Sarko disent que les jeunes ne pensent pas à la retraite. Lorsqu'on est jeune on pense d'abord à vivre, à avoir un boulot, un logement... Mais les jeunes ne sont pas plus bêtes que les autres, ils sont à 74% opposés au report de l'âge de départ à la retraite à 62 ans. Ils savent qu'après une vie de travail on a le droit à la retraite et ils vont la défendre pour eux comme pour leurs parents.

Des millions de salariés manifestent depuis plusieurs mois pour faire craquer le gouvernement. Le 23 septembre et le 5 octobre, ils ont été rejoints par de nombreux lycéens et étudiants. On recommence le mardi 12 octobre.
Le 12 octobre, à Amiens comme partout en France, soyons nombreux dans la rue, jeunes et anciens, tous ensemble pour faire échec à cette réforme anti-sociale.
On ne lâchera pas !

13 septembre 2010

DES DEPUTES FORTS DISCRETS,
SI NOUS PRENIONS DE LEURS NOUVELLES ?


Le 7 septembre les députés sarkozistes ont voté la fin de la retraite à 60 ans tandis que plus de 2,5 millions de citoyens manifestaient dans les rues de la France entière pour s'opposer à ce grave recul social. On ne peut que s'étonner du silence assourdissant des députés de Droite de la Somme. Auraient-ils honte ? Regretteraient-ils leur vote si apprécié par le MEDEF ? Seraient-ils tout simplement modestes ne voulant pas être assaillis par une avalanche de félicitations et une foule d'admirateurs ?

C'est qu'il en faut du courage et de l'abnégation pour imposer 2 ans de travail supplémentaire aux salariés qui verront leurs enfants en recherche d'emploi chaque matin en partant au boulot jusqu'à 62 ou 67 ans.

Nous ne pouvons laisser ces 4 parlementaires isolés plus longtemps, ils ont besoin d'entendre nos voix.

Voici donc leurs adresses internet :

Alain Gest : agest@assemblee-nationale.fr

Stephane Demilly : sdemilly@assemblee-nationale.fr

Olivier Jardé : olivier.jarde@wanadoo.fr

Jerome Bignon : jerome@bignon.info

2012 n'est pas loin, nous saurons alors nous souvenir de leur vote et le rappeler au plus grand nombre !

29 août 2010

POUR FAIRE ÉCHEC À L'ENTREPRISE
DE CASSE DES RETRAITES DU GOUVERNEMENT
RENDEZ-VOUS
LE 7 SEPTEMBRE

La grande majorité de nos concitoyens rejettent la réforme des retraites concoctée par la droite. C'est ce que mesurent toutes les enquêtes, les défaites de la droite lors des élections partielles ainsi que les manifestations qui se sont succédées, la dernière réunissant deux millions de personnes.
La riposte ne prend pas de vacances : les initiatives et les signatures de pétitions se sont multipliées tout cet été. Face à l'entêtement du gouvernement, les salariés, les jeunes, les retraités se donnent rendez-vous à la rentrée pour les grandes manifestations du 7 septembre prochain.

D'AUTRES CHOIX SONT POSSIBLES !

Les députés communistes, républicains et du parti de gauche, déposeront une proposition de loi qui, tout en rétablissant la justice sociale, assurerait également un financement dynamique du système de retraite.

Désintoxiquer notre économie de la finance :
Contribution des revenus financiers des entreprises à un taux de 9,9% soit 30 milliards de recettes supplémentaires. Cotisation additionnelle des entreprises qui favorisent la financiarisation au détriment de l'investissement et de l'emploi.

Favoriser l'emploi et les salaires :
Majoration de 10% des cotisations des entreprises de plus de 20 salariés dont le nombre de salariés à temps partiel est supérieur à 20% et suppression des exonérations au titre des heures supplémentaires : 25 milliards de recettes supplémentaires.

Promouvoir la justice sociale :
Suppression du bouclier fiscal et augmentation des contributions des revenus issus de l'intéressement, des bonus et stock-options.

3 juin 2010

QUAND LA POTION ROSE VERTE TOURNE AU VINAIGRE

Bien mal élue, moins de 50% des suffrages au second tour pour cause de refus d’alliance avec le Front de Gauche, la nouvelle majorité du Conseil Régional ne cesse de nous étonner de jour en jour.

En premier lieu dans un grand souci de promotion des énergies nouvelles le nouveau Conseil Régional décide de supprimer l’aide aux particuliers pour l’installation de panneaux photovoltaïques ; on constate ici une remarquable influence des Verts pour la protection de l’environnement.

Quelques jours plus tard, on apprend que le Conseil Régional renonce à financer le logement social parce que l’Etat se désengage du financement. Les centaines de familles qui attendent un logement apprécieront que la Région emboîte le pas de l’Elysée en direction de la « France d’en bas ».

Après l’environnement et le logement il fallait bien s’occuper de la culture. La Maison de la Culture d’Amiens s’est vue retirer une subvention régionale de 250.000€ qui met en péril son fonctionnement pour 2010.

Mais cela ne suffisait pas, il ne fallait pas négliger la santé et là, Monsieur Gewerc, prenant le même prétexte que pour le logement social, annonce que la Région ne financera plus les hélicoptères du Samu qui seront ainsi condamnés à disparaitre. Nous sommes donc priés de nous blesser à proximité d’un hôpital…

Il va sans dire que les électeurs de Gauche sont ébahis devant tant de progrès sociaux, ils se demandent tout de même pourquoi Claude Gewerc n’avait pas annoncé toutes ces mesures lors de la campagne électorale. Il aurait certainement pu gagner des voix…à droite.

17 mai 2010

L'Humanité lance une pétition de soutien au peuple grec.

La solidarité s'impose : ce qui touche la Grèce touche aussi la France. Pas de plan d'austérité pour les banquiers, ni en Grèce ni en France, ni en Europe !

Le peuple grec n’est pas responsable de la faillite de son État. C’est pourtant lui que les marchés financiers et les institutions internationales veulent saigner à blanc. Signez notre pétition en ligne.

La Banque centrale européenne a accordé des prêts gigantesques à seulement 1% d’intérêt aux banques qui, à leur tour, les ont prêtés à des taux de 4 à 8%. La Grèce doit elle aussi bénéficier de taux n’excédant pas 1%, sans autres conditions que le maintien des droits sociaux, de l’emploi et des services publics.

Tous les peuples d’Europe sont menacés de plans d’austérité de même nature. L’Union européenne et tous les États membres doivent donc se mobiliser pour préserver les chances d’une Europe des peuples.

Pétition à signer sur le site de l'Humanité : http://www.humanite.fr/APPEL-Il-faut-aider-le-peuple-grecr

17 mars 2010

Ce que dit Mélenchon à propos de la situation en Picardie :

"La Picardie. Moche. Un truc vicieux et pervers pour piéger tout le monde avec des offres à la baisse, d’heure en heure, dans le plus parfait style des films sur la maffia. Genre : «On vous propose trois places». «Ah ! Vous en voulez cinq ? Bon, ça sera deux». Et ainsi de suite. A la fin c’est : «trop tard ! Les bulletins de vote sont à l’imprimerie». Voici mon avis : «n’en imprimez pas trop parce que, nous, on n’en aura pas tous besoin, beaucoup m’ont déjà dit qu’ils allaient amener eux-mêmes leur papier blanc !» «Le bulletin blanc vous gène ? Bon, alors pas la peine de venir». Je suis fier de notre tête de liste, le communiste Thierry Aury. Au cas précis, les socialistes prétendaient nous imputer les sièges qu’ils avaient accordés au premier tour au «communiste» proposé par Robert Hue. Délicat, n’est-ce pas ? Ha ! Ha ! On sait s’amuser chez les importants de la gauche picarde ! Les camarades ont été parqués dans le hall. Jamais le moindre entretien avec le président sortant, trop grand seigneur pour parler au menu fretin ! Celui-là s’arrangeait si bien de voir le Parti Communiste représenté par Maxime Gremetz ! En nous ostracisant il donne à ce dernier un deuxième souffle. On s’en souviendra. Que peut-on faire d’autre ? On doit juste éviter de tomber dans le panneau de l’intox des socialistes qui racontent partout et à chacun l’histoire sur mesure qu’il a envie d’entendre pour opposer les uns aux autres et berner tout le monde."
Communiqué du Front de Gauche en Picardie

Avec tous les autres candidats de la liste du Front de gauche en Picardie, je remercie les 30 719 électrices et électeurs de Picardie (5,35% des voix) qui en votant pour le Front de Gauche ont marqué clairement leur volonté de résistance aux politiques de Droite et de construction d’une gauche bien à gauche.

Ce résultat est porteur d’espoir pour l’avenir et est un point d’appui pour tous ceux qui luttent et veulent faire avancer des solutions réellement alternatives à la Droite, au libéralisme, au capitalisme.


Comme nous l’avions dit tout au long de notre campagne, nous souhaitions le rassemblement de toutes les forces de gauche pour battre la Droite lors du 2e tour et pour élire une majorité de gauche.


C’est dans cet esprit qu’avec l’ensemble de mes colistiers du Front de Gauche, j’ai proposé dès le dimanche soir à la liste conduite par Claude Gewerc, une fusion respectant simplement le vote des électeurs du 1er tour, sur la base même de ce que Martine Aubry suggérait de faire.


Nous sommes consternés de constater que nous nous sommes heurtés lundi et mardi à une volonté constante et affirmée des représentants de Claude Gewerc de réduire au maximum la place du Front de gauche.


Nous avons, pour notre part, en compagnie de nombreux élus picards présents avec nous tout au long de la journée de mardi dans les locaux du Conseil régional, marqué en permanence notre volonté de parvenir à un accord sur une base acceptable par tous.


Soulignons que de son côté, Claude Gewerc n’a, à aucun moment des journées de lundi et de mardi, daigné me rencontrer et discuter de nos propositions !


Nous ne pouvons que regretter cette attitude arrogante et hégémonique et ce refus de prendre en compte la place du Front de gauche en Picardie alors que le rassemblement le plus large était nécessaire face à la Droite.


Claude Gewerc refuse ainsi l’élection d’une majorité bien ancrée à gauche à la Région et prend une lourde responsabilité devant les Picards.


Le Front de gauche va poursuivre son combat contre la Droite et contre l’extrême-droite remise en selle par la politique de N. Sarkozy et appelle l’ensemble du peuple de gauche, tous ceux qui souffrent des politiques actuelles et aspirent à d’autres choix à travailler ensemble à une véritable alternative à gauche.

Thierry AURY
Tête de liste régionale du Front de Gauche en Picardie
Amiens, le 17 mars 2010

CAMON : RÉSULTATS DU PREMIER TOUR DES ÉLECTIONS RÉGIONALES 2010

20 février 2010

ON NE BAT PAS EN RETRAITE !

Les attaques contre la retraite se multiplient depuis des années. « Réformes » après « réformes », les retraités vivent de moins en moins bien avec leurs pensions, les salariés, les jeunes se demandent s'il y aura pour eux une vie après la vie professionnelle. Du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy ne reste plus que « travailler plus », les heures supplémentaires, le dimanche, le lundi de pentecôte, les 35h dans le collimateur et maintenant la retraite à 62, 65 et pourquoi pas 70 ans ? Malheureusement, Martine Aubry au nom du Parti socialiste et Daniel Cohn-Bendit viennent de céder en ouvrant cette possibilité. Une « première » inadmissible à gauche.


Des propositions pour financer les retraites

Les véritables pistes de financement des retraites sont à trouver ailleurs. Mais pour cela, il faut avoir le courage de s’attaquer au capitalisme financier et d’affronter ceux qui le servent ou en profitent.

Depuis 30 ans, les salariés français ont augmenté leur productivité, et donc la richesse produite par notre pays, d’une manière considérable. Ils sont, avec les américains, les travailleurs les plus productifs de la planète. Malheureusement tous ces gains de productivité, toute cette richesse supplémentaire produite ont été captés, détournés vers la finance aux profits des actionnaires et des fonds spéculatifs.

L’une des premières pistes pour financer les retraites passe par imposer, au patronat, de taxer le capital. Particulièrement la finance qui ne participe pas aujourd'hui à la solidarité nationale. Au contraire, elle la détruit.

Le second moyen de financement des retraites consiste à avoir le courage de supprimer les 30 milliards d’exonération de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises. Ces cadeaux au patronat n’ont créé, ni sauvé aucun emploi, pire ils ont permis aux entreprises de mobiliser des capitaux pour les exporter afin de financer leurs délocalisations. Ces 30 milliards permettraient de boucher largement le déficit de la branche retraite de la sécurité sociale qui était de 7,7 milliards en 2009.

Le troisième moyen pour assurer la pérennité de notre système de retraite par répartition consisterait à prendre toute les mesures nécessaires pour assurer le plein emploi et de bons salaires: instauration d’un système de sécurité-emploi-formation, mesures de protection contre le libre échange sauvage pour encourager la convergence des modèles sociaux vers le haut, dévaluation de l’Euro face au dollar. La véritable cause des déficits actuels des caisses de retraite est le produit du défaut de cotisations sociales dû au chômage de masse et au blocage des salaires.

Voilà des propositions qui permettraient de :

● Restaurer le droit pour tous à la retraite pleine et entière à 60 ans avec 37,5 annuités.

● Donner le droit au départ anticipé à partir de 55 ans pour celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt et/ou ont été astreints à des travaux pénibles.

● Prendre en compte pour le calcul de la retraite les années d'études et de formation à partir de 18 ans.

3 février 2010

NON A LA FERMETURE DE CLASSE

Sarkozy et la politique menée par l'U.M.P. continuent leurs ravages dans le pays. Dans la Somme, 50 classes sont menacées de fermeture.

A Camon une classe doit fermer à la prochaine rentrée, à l'école Paul Langevin. Il est important de se mobiliser dès maintenant pour que les autorités académiques reviennent sur cette décision injuste qui pourrait conduire à une moyenne de plus de 26 élèves par classe.

Pour conserver des moyens éducatifs à la hauteur des exigences de notre époque, signez la pétition en ligne sur le site de la Ville de Camon : http://www.camon.net/

30 octobre 2009

Prise de parole de Thierry Aury, après Colette Finet, devant l'hôtel de ville d'Amiens

OFFENSIVE SANS PRECEDENT CONTRE LA DEMOCRATIE LOCALE!

Les élus et les militants communistes ont manifesté dans les rues de la capitale régionale le samedi 7 novembre.

Avec la réforme de la taxe professionnelle et celle des collectivités, le gouvernement et le Président de la République veulent centraliser les pouvoirs, démanteler services publics de proximité et démocratie locale.
En poursuivant et en aggravant ainsi l'asphyxie financière des collectivités, ils veulent porter un coup dramatique à leur autonomie et prélever plus d'impôts locaux dans la poche des familles.
Ils affichent de la sorte un véritable mépris pour les 500000 élu(e)s qui, en France, consacrent temps et efforts à la chose locale. Ils veulent réduire leur nombre comme celui des fonctionnaires territoriaux.

Ce qu'ils visent en fait :

• transformer totalement le paysage des collectivités en fusionnant départements et régions, en créant d'immenses métropoles de plus de 5000000 habitants et en plaçant les communes sous tutelles avant de les faire disparaître.

• réduire les marges de manceuvre et les moyens que les élus consacrent aux besoins des populations

• museler les collectivités qui résistent et innovent pour mettre en œuvre des politiques différentes

• mettre en concurrence les habitants, les salariés et les territoires

• privatiser ou supprimer les services publics

• achever d'adapter les territoires aux objectifs du capitalisme européen

C'est pourtant l'inverse qui est nécessaire !

Il faut renforcer la démocratie en plaçant le citoyen au cœur de la République et en donnant aux collectivités les moyens de leur politique.
Nous proposons de construire avec vous et avec tous les élus une alternative au dépeçage des collectivités en s'appuyant sur les objectifs suivants :
1) Démocratiser les institutions locales. Il faut combattre l’éloignement des lieux de décisions et développer la démocratie participative de proximité. Le suffrage universel doit permettre la juste représentation des différentes familles de pensée. Il doit rester ancré dans les communes.

2) Développer et rééquilibrer durablement les territoires. L'Etat doit garantir l'égalité entre les citoyens et les territoires et non organiser leur mise en concurrence. Oui, il faut repenser l'organisation territoriale et le développement de services publics démocratisés, mais sur la base de la satisfaction des besoins et des droits fondamentaux. Il faut développer la coopération volontaire pour des projets communs sans effacer les échelons communaux et départementaux.

3) Assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités, Cela suppose des impôts justes, progressifs et efficaces et donc une réforme globale de la fiscalité. Ainsi, il faut moderniser la taxe professionnelle en taxant les produits financiers des entreprises pour qu'elles contribuent à une juste répartition des richesses. Les dotations doivent mieux remplir leurs rôles de justice sociale et de développement économique.

Habitant(e)s, salarié(e)s, élu(e)s, acteurs économiques, nous avons tous besoin des collectivités territoriales, de leurs services, de leurs investissements.

4 octobre 2009

SUCCÈS DE LA VOTATION CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE À CAMON

Sur une durée de 6 heures d'ouverture du bureau de votation 327 citoyens sont venus s'exprimer sur le projet de privatisation de La Poste du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Le résultat est sans appel :
  • oui à la privatisation : 4 voix
  • non à la privatisation : 322 voix
  • vote blanc : 1 voix
La participation a été massive dans l'ensemble du pays.

29 septembre 2009

Lors du conseil municipal réuni le 28 septembre à Camon, les élus de gauche et de progrès ont adopté à l'unanimité la motion suivante :

"LA POSTE DOIT RESTER UN SERVICE PUBLIC D’ETAT
Le Président de la République a programmé un projet de transformation de l'établissement public de la Poste en Société Anonyme. Il s'agit en fait de l'ouverture du capital à hauteur de 3 milliards d'euros pour « faire face », dit le gouvernement à la «concurrence» en Europe à partir de 2011. Le projet remonte à 2008. Mis en difficulté, il a dû le repousser à plusieurs reprises face à une vraie résistance de la population, chez des salariés et des élus. Ce projet intervient dans un contexte dégradé pour la Poste: fermeture de bureaux, réduction de l'offre de service public, notamment dans les campagnes et les villes populaires. Depuis 1997, La Poste n'embauche pratiquement plus de personnel à statut mais uniquement des contractuels; 43% du personnel aujourd'hui... En vérité, l'ouverture du capital, c'est la privatisation. En Europe et dans le monde, les privatisations postales n’ont engendré que baisse de la qualité du service, augmentation des tarifs, suppressions d’emplois et précarité accrue.
La privatisation est donc un choix idéologique du gouvernement. Il s'inscrit dans le cadre de la réduction des dépenses publiques : moins de moyens pour les services publics, plus de profits pour les marchés et les actionnaires.
Défendre la Poste, c'est nécessaire. Et il faut rompre avec les logiques de rentabilité financière au détriment de l'efficacité sociale, moderniser et démocratiser la poste en étendant les pouvoirs d'intervention et de décision des salariés des usagers et des élus.
Nous proposons de donner les moyens nécessaires à La Poste, l’argent existe pour cela. Il faut la développer avec un modèle de gestion moderne autour de trois objectifs : efficacité sociale, coopération, démocratie.
La Poste doit participer à un pôle public financier mobilisant l’épargne populaire au service de l’emploi, de la formation. Nous faisons le choix d'un service public pour les usagers, les salariés, les élus, contre la concurrence « libre et non faussée » des requins de la finance.
Le conseil municipal de Camon demande donc au Président de la République de renoncer à son projet destructeur d’un service public et de donner à la Poste tous les moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions envers les citoyens."

L'opposition de droite, dont Reynald Spicer (conseiller national de l' U.M.P.), a voté contre.

23 septembre 2009

Consultation nationale
le samedi 3 octobre 2009

Face à la menace de privatisation de la Poste, le samedi 3 octobre 2009, lors de la consultation nationale organisée près de chez vous, vous exprimerez votre refus en votant massivement NON au projet gouvernemental.

CAMON
de 11h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
salle Annexe de la Mairie
(au fond de la cour entre la Mairie et la salle Louis Aragon)

26 août 2009

Recomposition à gauche / ouverture au centre : un spectacle désespérant et dangereux


Alors que la politique libérale de N.Sarkozy a frappé très durement tout l’été, la gauche a besoin d’un rassemblement clair et combatif.

Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d’inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux .Il y a une sorte d’irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme si il était aujourd’hui possible de totalement s’affranchir de règles, de principes et de valeurs.

Combien sont aujourd’hui celle et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement , « il n’est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m’en sortir, de l’avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver » ?

Comme y invitait Marie-George Buffet dans sa réponse à Martine Aubry à la mi-juillet, « Il y a urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche ».

Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagée lors des élections européennes. Celle d’un rassemblement de la gauche, à partir d’un projet réellement transformateur, d’une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période.

C’est ce dont il sera question lors des journées de l’université d’été du PCF les 28, 29 et 30 aout à Vieux-Boucau ( 40) et lors de la prochaine Fête de l’Humanité.

Le 23 aout 2009.

Olivier Dartigolles,
porte-parole du PCF.

17 juillet 2009

POSITION ACCABLANTE DES DÉPUTÉS ÉCOLOGISTES ET SOCIALISTES AU PARLEMENT EUROPÉEN

Le Parlement plus à droite que le précédent a désigné son nouveau président, Jerzy Buzek. Dissident polonais et président du premier congrès de Solidarnosc en 1981, il a été premier ministre de son pays. C’est lui qui a lancé les négociations d’adhésion de la Pologne à l’union en 1997, et fait adhérer Varsovie à l’OTAN en 1999. La Gauche unie européenne (GUE) avait mis en garde. Lors d’un débat la semaine dernière, Jerzy Buzek « s’est vanté d’avoir fermé 22 mines », « s’est félicité des privatisations » et « a fait le lien entre immigration et délinquance », prévenaient les députés du Front de gauche. A peine élu, dans son discours, il faisait de Jean-Paul II un inspirateur du combat pour les droits humains en Pologne…

Autant de raisons qui ont poussé la Gauche unie européenne (GUE) à présenter la seule candidature alternative, celle d’Eva-Britt Svensson. Jerzy Buzek a été élu par 555 voix. Un nombre que le conservateur polonais a recueilli grâce à un « accord technique » avec le groupe des Socialistes et démocrates (S&D) et celui de l’Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe (ALDE) où siège le Modem. La GUE où siègent les élus du Front de gauche avait pourtant appelé les autres forces à « choisir entre les valeurs ou les postes ». En échange de leur compromission, les socialistes obtiendront la présidence du Parlement dans deux ans et demi. Et les libéraux démocrates une présidence de commission ad hoc sur la crise financière.

Les Verts, eux, ne participaient pas à ce marchandage, mais ont fait le choix de ne pas présenter de candidat alternatif, malgré leur dénonciation lors de la dernière mandature de la cogestion. « Nous étions favorables à un accord politique », nous explique Pascal Canfin, élu sur les listes d’Europe écologie. « A partir du moment où il n’y a qu’un accord de gestion, nous estimons que l’élection de Jerzy Buzek n’est plus politique, mais relève du symbolique ». Car les Verts critiquent en effet la ligne du nouveau président sur « la libéralisation de l’agriculture », ou sur les thématiques environnementales. « Mais c’est le premier président du Parlement issu d’un pays de l’Est, quelqu’un qui a été des premiers combats de Solidarnosc ». Pas sûr, explique notre interlocuteur que dans deux ans, les Verts votent pour un candidat socialiste, Martin Schultz, qui ne revêt pas le même caractère symbolique.

Surprise du scrutin, Eva-Britt Svensson obtient 89 voix. Soit bien « plus que les 32 membres de la GUE présents » hier matin, se réjouit Lothar Bisky président de la Gauche unie européenne. Certains socialistes et Verts, ont donc voté pour la candidate, membre du Parti de gauche suédois (voir page suivante). Au total, l’équivalent d’un tiers de voix de gauche se sont portées sur la seule candidature opposée à la cogestion. « Nous voulions montrer notre priorité pour le social, et avoir une présidente qui travaille à l’égalité entre homme et femmes », poursuit-il. Pendant que socialistes et verts votaient pour Jerzy Buzek, ils pestaient dans les couloirs contre la proposition des Vingt-Sept de faire réélire José-Manuel Barroso (PPE) à la tête de la Commission.

extrait d'un article publié dans l'Humanité

21 mai 2009

Malaise au NPA

L’option anti-unitaire de la direction contestée par des militants qui créent une structure en interne.

Le congrès constitutif du Nouveau Parti - anticapitaliste (NPA), en janvier dernier, avait laissé un goût amer chez les militants de l’ex-LCR, en désaccord avec le refus de participer à une campagne unitaire dans le cadre du Front de gauche. Christian Picquet, porte— parole du courant Unir, favorable à des listes communes avec le PCF et le PG, avait rassemblé sur sa motion 16 % des congressistes. Dans la foulée, ce militant de la LCR depuis trois décennies avait été sèchement débarqué de la direction du nouveau parti. Picquet et ses camarades ont créé l’association Gauche unitaire, qui est devenue la troisième composante du Front de gauche, aux côtés des communistes et du Parti de gauche.

La fièvre n’est pas retombée, bien au contraire, dans les rangs du NPA. Dimanche, les militants hostiles au solo électoral d’Olivier Besancenot ont décidé de se structurer en interne pour défendre leurs aspirations unitaires. Parmi les initiateurs, le militant syndical Yann Cochin, interrogé par l’AFP, qui estimait que le refus de rallier le Front de gauche est un péché de jeunesse d’un parti qui veut se compter en s’appuyant sur la popularité de son leader. Or le scénario semble, pour l’heure, ne pas évoluer conformément aux espoirs de la direction du NPA. En dépit, jusqu’à présent, d’un boycott médiatique sur la campagne qu’il a engagée dès le début de l’année, le Front de gauche, parti de très bas dans les sondages, gagne des points régulièrement ces deux dernières semaines, tous instituts confondus, alors qu’un mouvement inverse est observé pour le NPA.

La direction du parti d’Olivier Besancenot est-elle en train de payer une erreur d’analyse ? Elle a souhaité réitérer l’expérience de la présidentielle en profitant du - soutien politico-médiatique consenti à son leader. Mais le relatif succès d’Olivier Besancenot avait été obtenu dans un contexte d’éclatement et de division de la gauche antilibérale. La situation a complètement changé en 2009 : avec le Front de gauche, une offre politique unitaire s’est constituée, avec un projet pour changer l’Europe et une volonté d’agir au Parlement européen. Dès lors, de nombreux électeurs et militants ne comprennent pas que, face à une crise sans précédent dont la droite et le grand patronat veulent faire payer le prix au monde du travail, le NPA ne prenne pas sa part dans un combat commun.

Jean-Paul Piérot

17 mai 2009


GRAND MEETING

mardi 2 juin 2009

20h30

salle Valentin Haüy

Amiens


en présence de Marie George BUFFET

et de Jacky HENIN,
tête de liste du Front de Gauche pour notre circonscription

25 avril 2009



ORGANISÉ PAR LES JEUNES COMMUNISTES DE LA SOMME
Dimanche 26 avril à 16h00

salle Louis Aragon à Camon

Projection du film de Jean-Pierre Denne consacré à Jean Catelas

entrée libre

28 mars 2009

Ce qui ne passe jamais à la télévision de Sarkozy:

Le meeting qui a réuni 6000 personnes au Zenith à Paris le 8 mars:
(copier et coller le lien dans votre barre de navigation)

http://www.dailymotion.com/video/x8mk3o_resume-du-zenith-du-8-mars-2009_news


Une interview de Christian Piquet membre du NPA qui a rejoint le Front de Gauche:

http://www.dailymotion.com/video/x8ngsi_christian-picquet-npa-rejoint-le-fr_news

24 février 2009




Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. Le chômage connaît une hausse record. Le pseudo « plan de relance » de Nicolas Sarkozy est un échec complet. D’ailleurs les Français ne lui font plus confiance. Le 29 janvier dernier, une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle a rassemblé plusieurs millions de personnes, d’autres se préparent. Et pourtant, Sarkozy ne veut rien changer à sa politique.

Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin 2009 représentent une étape dans la résistance à la politique de Sarkozy et pour construire une Europe sociale, démocratique et pacifiste.

L’enjeu est clair. Soit rien ne change en Europe avec la poursuite des politiques libérales actuelles et c’est l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit nous nous rassemblons sur des grandes orientations résolument à gauche pour changer d’Europe.

En 2005, nous avons dit NON à l’Europe de la concurrence libre et non faussée.

Non à l’Europe des technocrates, du dumping social et fiscal, de la dictature de la Banque européenne, de l’alignement sur l’OTAN…

En 2009, nous voulons construire l’Europe dont nous avons besoin :
  • Une Europe sociale, écologique et démocratique.
  • Une Europe efficace contre la crise.
  • Une Europe de l’égalité notamment entre les femmes et les hommes.
  • Une Europe débarrassée des dogmes libéraux et des réflexes capitalistes.
  • Une Europe force de paix.

C’est l’objectif du Front de Gauche initié par le PCF et le Parti de Gauche. Par-delà nos différences, nous savons que la crise du capitalisme que nous traversons est porteuse de tragédies si nous n’apportons pas d’alternative face à l’urgence sociale, démocratique, écologique et pour la paix sur notre continent.

Le Front de Gauche s’adresse donc à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne.

7 février 2009

Sarkozy minable face à la crise

Nicolas Sarkozy s’est exprimé jeudi dernier dans le cadre d’une émission spéciale « Face à la crise ».

Les français se sont mobilisés en masse le 29 janvier dernier pour leurs salaires, leurs emplois et les services publics. Le Président se devait d’être au rendez-vous de ces attentes. A n’en pas douter, une très forte déception domine toutes celles et ceux qui ont écouté le Président de la République. Elle fera grandir la mobilisation sociale dans les jours à venir.

La seule mesure concrète annoncée face à la crise est la suppression de la taxe professionnelle, c’est à dire un nouveau cadeau aux entreprises. On croit rêver !

Toutes les forces de gauches, tous les syndicats et l’immense majorité des français estiment que ce n’est pas au monde du travail, à la population, de payer la crise. Ce n’est visiblement pas l’opinion du Président de la République qui promet tous les sacrifices à l’immense majorité des français.

Nicolas Sarkozy a troqué ses habits d’hyperprésident contre ceux de simple commentateur. Dans une émission intitulée « face à la crise », le seul qualificatif de la prestation présidentielle qui vient à l’esprit, c’est minable.

Le Président a déclaré qu’il avait le sens du ridicule... Tant mieux, il l’a été ce soir.