17 mars 2010

Communiqué du Front de Gauche en Picardie

Avec tous les autres candidats de la liste du Front de gauche en Picardie, je remercie les 30 719 électrices et électeurs de Picardie (5,35% des voix) qui en votant pour le Front de Gauche ont marqué clairement leur volonté de résistance aux politiques de Droite et de construction d’une gauche bien à gauche.

Ce résultat est porteur d’espoir pour l’avenir et est un point d’appui pour tous ceux qui luttent et veulent faire avancer des solutions réellement alternatives à la Droite, au libéralisme, au capitalisme.


Comme nous l’avions dit tout au long de notre campagne, nous souhaitions le rassemblement de toutes les forces de gauche pour battre la Droite lors du 2e tour et pour élire une majorité de gauche.


C’est dans cet esprit qu’avec l’ensemble de mes colistiers du Front de Gauche, j’ai proposé dès le dimanche soir à la liste conduite par Claude Gewerc, une fusion respectant simplement le vote des électeurs du 1er tour, sur la base même de ce que Martine Aubry suggérait de faire.


Nous sommes consternés de constater que nous nous sommes heurtés lundi et mardi à une volonté constante et affirmée des représentants de Claude Gewerc de réduire au maximum la place du Front de gauche.


Nous avons, pour notre part, en compagnie de nombreux élus picards présents avec nous tout au long de la journée de mardi dans les locaux du Conseil régional, marqué en permanence notre volonté de parvenir à un accord sur une base acceptable par tous.


Soulignons que de son côté, Claude Gewerc n’a, à aucun moment des journées de lundi et de mardi, daigné me rencontrer et discuter de nos propositions !


Nous ne pouvons que regretter cette attitude arrogante et hégémonique et ce refus de prendre en compte la place du Front de gauche en Picardie alors que le rassemblement le plus large était nécessaire face à la Droite.


Claude Gewerc refuse ainsi l’élection d’une majorité bien ancrée à gauche à la Région et prend une lourde responsabilité devant les Picards.


Le Front de gauche va poursuivre son combat contre la Droite et contre l’extrême-droite remise en selle par la politique de N. Sarkozy et appelle l’ensemble du peuple de gauche, tous ceux qui souffrent des politiques actuelles et aspirent à d’autres choix à travailler ensemble à une véritable alternative à gauche.

Thierry AURY
Tête de liste régionale du Front de Gauche en Picardie
Amiens, le 17 mars 2010

CAMON : RÉSULTATS DU PREMIER TOUR DES ÉLECTIONS RÉGIONALES 2010

20 février 2010

ON NE BAT PAS EN RETRAITE !

Les attaques contre la retraite se multiplient depuis des années. « Réformes » après « réformes », les retraités vivent de moins en moins bien avec leurs pensions, les salariés, les jeunes se demandent s'il y aura pour eux une vie après la vie professionnelle. Du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy ne reste plus que « travailler plus », les heures supplémentaires, le dimanche, le lundi de pentecôte, les 35h dans le collimateur et maintenant la retraite à 62, 65 et pourquoi pas 70 ans ? Malheureusement, Martine Aubry au nom du Parti socialiste et Daniel Cohn-Bendit viennent de céder en ouvrant cette possibilité. Une « première » inadmissible à gauche.


Des propositions pour financer les retraites

Les véritables pistes de financement des retraites sont à trouver ailleurs. Mais pour cela, il faut avoir le courage de s’attaquer au capitalisme financier et d’affronter ceux qui le servent ou en profitent.

Depuis 30 ans, les salariés français ont augmenté leur productivité, et donc la richesse produite par notre pays, d’une manière considérable. Ils sont, avec les américains, les travailleurs les plus productifs de la planète. Malheureusement tous ces gains de productivité, toute cette richesse supplémentaire produite ont été captés, détournés vers la finance aux profits des actionnaires et des fonds spéculatifs.

L’une des premières pistes pour financer les retraites passe par imposer, au patronat, de taxer le capital. Particulièrement la finance qui ne participe pas aujourd'hui à la solidarité nationale. Au contraire, elle la détruit.

Le second moyen de financement des retraites consiste à avoir le courage de supprimer les 30 milliards d’exonération de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises. Ces cadeaux au patronat n’ont créé, ni sauvé aucun emploi, pire ils ont permis aux entreprises de mobiliser des capitaux pour les exporter afin de financer leurs délocalisations. Ces 30 milliards permettraient de boucher largement le déficit de la branche retraite de la sécurité sociale qui était de 7,7 milliards en 2009.

Le troisième moyen pour assurer la pérennité de notre système de retraite par répartition consisterait à prendre toute les mesures nécessaires pour assurer le plein emploi et de bons salaires: instauration d’un système de sécurité-emploi-formation, mesures de protection contre le libre échange sauvage pour encourager la convergence des modèles sociaux vers le haut, dévaluation de l’Euro face au dollar. La véritable cause des déficits actuels des caisses de retraite est le produit du défaut de cotisations sociales dû au chômage de masse et au blocage des salaires.

Voilà des propositions qui permettraient de :

● Restaurer le droit pour tous à la retraite pleine et entière à 60 ans avec 37,5 annuités.

● Donner le droit au départ anticipé à partir de 55 ans pour celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt et/ou ont été astreints à des travaux pénibles.

● Prendre en compte pour le calcul de la retraite les années d'études et de formation à partir de 18 ans.

3 février 2010

NON A LA FERMETURE DE CLASSE

Sarkozy et la politique menée par l'U.M.P. continuent leurs ravages dans le pays. Dans la Somme, 50 classes sont menacées de fermeture.

A Camon une classe doit fermer à la prochaine rentrée, à l'école Paul Langevin. Il est important de se mobiliser dès maintenant pour que les autorités académiques reviennent sur cette décision injuste qui pourrait conduire à une moyenne de plus de 26 élèves par classe.

Pour conserver des moyens éducatifs à la hauteur des exigences de notre époque, signez la pétition en ligne sur le site de la Ville de Camon : http://www.camon.net/

30 octobre 2009

Prise de parole de Thierry Aury, après Colette Finet, devant l'hôtel de ville d'Amiens

OFFENSIVE SANS PRECEDENT CONTRE LA DEMOCRATIE LOCALE!

Les élus et les militants communistes ont manifesté dans les rues de la capitale régionale le samedi 7 novembre.

Avec la réforme de la taxe professionnelle et celle des collectivités, le gouvernement et le Président de la République veulent centraliser les pouvoirs, démanteler services publics de proximité et démocratie locale.
En poursuivant et en aggravant ainsi l'asphyxie financière des collectivités, ils veulent porter un coup dramatique à leur autonomie et prélever plus d'impôts locaux dans la poche des familles.
Ils affichent de la sorte un véritable mépris pour les 500000 élu(e)s qui, en France, consacrent temps et efforts à la chose locale. Ils veulent réduire leur nombre comme celui des fonctionnaires territoriaux.

Ce qu'ils visent en fait :

• transformer totalement le paysage des collectivités en fusionnant départements et régions, en créant d'immenses métropoles de plus de 5000000 habitants et en plaçant les communes sous tutelles avant de les faire disparaître.

• réduire les marges de manceuvre et les moyens que les élus consacrent aux besoins des populations

• museler les collectivités qui résistent et innovent pour mettre en œuvre des politiques différentes

• mettre en concurrence les habitants, les salariés et les territoires

• privatiser ou supprimer les services publics

• achever d'adapter les territoires aux objectifs du capitalisme européen

C'est pourtant l'inverse qui est nécessaire !

Il faut renforcer la démocratie en plaçant le citoyen au cœur de la République et en donnant aux collectivités les moyens de leur politique.
Nous proposons de construire avec vous et avec tous les élus une alternative au dépeçage des collectivités en s'appuyant sur les objectifs suivants :
1) Démocratiser les institutions locales. Il faut combattre l’éloignement des lieux de décisions et développer la démocratie participative de proximité. Le suffrage universel doit permettre la juste représentation des différentes familles de pensée. Il doit rester ancré dans les communes.

2) Développer et rééquilibrer durablement les territoires. L'Etat doit garantir l'égalité entre les citoyens et les territoires et non organiser leur mise en concurrence. Oui, il faut repenser l'organisation territoriale et le développement de services publics démocratisés, mais sur la base de la satisfaction des besoins et des droits fondamentaux. Il faut développer la coopération volontaire pour des projets communs sans effacer les échelons communaux et départementaux.

3) Assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités, Cela suppose des impôts justes, progressifs et efficaces et donc une réforme globale de la fiscalité. Ainsi, il faut moderniser la taxe professionnelle en taxant les produits financiers des entreprises pour qu'elles contribuent à une juste répartition des richesses. Les dotations doivent mieux remplir leurs rôles de justice sociale et de développement économique.

Habitant(e)s, salarié(e)s, élu(e)s, acteurs économiques, nous avons tous besoin des collectivités territoriales, de leurs services, de leurs investissements.

4 octobre 2009

SUCCÈS DE LA VOTATION CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE À CAMON

Sur une durée de 6 heures d'ouverture du bureau de votation 327 citoyens sont venus s'exprimer sur le projet de privatisation de La Poste du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Le résultat est sans appel :
  • oui à la privatisation : 4 voix
  • non à la privatisation : 322 voix
  • vote blanc : 1 voix
La participation a été massive dans l'ensemble du pays.

29 septembre 2009

Lors du conseil municipal réuni le 28 septembre à Camon, les élus de gauche et de progrès ont adopté à l'unanimité la motion suivante :

"LA POSTE DOIT RESTER UN SERVICE PUBLIC D’ETAT
Le Président de la République a programmé un projet de transformation de l'établissement public de la Poste en Société Anonyme. Il s'agit en fait de l'ouverture du capital à hauteur de 3 milliards d'euros pour « faire face », dit le gouvernement à la «concurrence» en Europe à partir de 2011. Le projet remonte à 2008. Mis en difficulté, il a dû le repousser à plusieurs reprises face à une vraie résistance de la population, chez des salariés et des élus. Ce projet intervient dans un contexte dégradé pour la Poste: fermeture de bureaux, réduction de l'offre de service public, notamment dans les campagnes et les villes populaires. Depuis 1997, La Poste n'embauche pratiquement plus de personnel à statut mais uniquement des contractuels; 43% du personnel aujourd'hui... En vérité, l'ouverture du capital, c'est la privatisation. En Europe et dans le monde, les privatisations postales n’ont engendré que baisse de la qualité du service, augmentation des tarifs, suppressions d’emplois et précarité accrue.
La privatisation est donc un choix idéologique du gouvernement. Il s'inscrit dans le cadre de la réduction des dépenses publiques : moins de moyens pour les services publics, plus de profits pour les marchés et les actionnaires.
Défendre la Poste, c'est nécessaire. Et il faut rompre avec les logiques de rentabilité financière au détriment de l'efficacité sociale, moderniser et démocratiser la poste en étendant les pouvoirs d'intervention et de décision des salariés des usagers et des élus.
Nous proposons de donner les moyens nécessaires à La Poste, l’argent existe pour cela. Il faut la développer avec un modèle de gestion moderne autour de trois objectifs : efficacité sociale, coopération, démocratie.
La Poste doit participer à un pôle public financier mobilisant l’épargne populaire au service de l’emploi, de la formation. Nous faisons le choix d'un service public pour les usagers, les salariés, les élus, contre la concurrence « libre et non faussée » des requins de la finance.
Le conseil municipal de Camon demande donc au Président de la République de renoncer à son projet destructeur d’un service public et de donner à la Poste tous les moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions envers les citoyens."

L'opposition de droite, dont Reynald Spicer (conseiller national de l' U.M.P.), a voté contre.

23 septembre 2009

Consultation nationale
le samedi 3 octobre 2009

Face à la menace de privatisation de la Poste, le samedi 3 octobre 2009, lors de la consultation nationale organisée près de chez vous, vous exprimerez votre refus en votant massivement NON au projet gouvernemental.

CAMON
de 11h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
salle Annexe de la Mairie
(au fond de la cour entre la Mairie et la salle Louis Aragon)

26 août 2009

Recomposition à gauche / ouverture au centre : un spectacle désespérant et dangereux


Alors que la politique libérale de N.Sarkozy a frappé très durement tout l’été, la gauche a besoin d’un rassemblement clair et combatif.

Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d’inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux .Il y a une sorte d’irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme si il était aujourd’hui possible de totalement s’affranchir de règles, de principes et de valeurs.

Combien sont aujourd’hui celle et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement , « il n’est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m’en sortir, de l’avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver » ?

Comme y invitait Marie-George Buffet dans sa réponse à Martine Aubry à la mi-juillet, « Il y a urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche ».

Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagée lors des élections européennes. Celle d’un rassemblement de la gauche, à partir d’un projet réellement transformateur, d’une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période.

C’est ce dont il sera question lors des journées de l’université d’été du PCF les 28, 29 et 30 aout à Vieux-Boucau ( 40) et lors de la prochaine Fête de l’Humanité.

Le 23 aout 2009.

Olivier Dartigolles,
porte-parole du PCF.

17 juillet 2009

POSITION ACCABLANTE DES DÉPUTÉS ÉCOLOGISTES ET SOCIALISTES AU PARLEMENT EUROPÉEN

Le Parlement plus à droite que le précédent a désigné son nouveau président, Jerzy Buzek. Dissident polonais et président du premier congrès de Solidarnosc en 1981, il a été premier ministre de son pays. C’est lui qui a lancé les négociations d’adhésion de la Pologne à l’union en 1997, et fait adhérer Varsovie à l’OTAN en 1999. La Gauche unie européenne (GUE) avait mis en garde. Lors d’un débat la semaine dernière, Jerzy Buzek « s’est vanté d’avoir fermé 22 mines », « s’est félicité des privatisations » et « a fait le lien entre immigration et délinquance », prévenaient les députés du Front de gauche. A peine élu, dans son discours, il faisait de Jean-Paul II un inspirateur du combat pour les droits humains en Pologne…

Autant de raisons qui ont poussé la Gauche unie européenne (GUE) à présenter la seule candidature alternative, celle d’Eva-Britt Svensson. Jerzy Buzek a été élu par 555 voix. Un nombre que le conservateur polonais a recueilli grâce à un « accord technique » avec le groupe des Socialistes et démocrates (S&D) et celui de l’Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe (ALDE) où siège le Modem. La GUE où siègent les élus du Front de gauche avait pourtant appelé les autres forces à « choisir entre les valeurs ou les postes ». En échange de leur compromission, les socialistes obtiendront la présidence du Parlement dans deux ans et demi. Et les libéraux démocrates une présidence de commission ad hoc sur la crise financière.

Les Verts, eux, ne participaient pas à ce marchandage, mais ont fait le choix de ne pas présenter de candidat alternatif, malgré leur dénonciation lors de la dernière mandature de la cogestion. « Nous étions favorables à un accord politique », nous explique Pascal Canfin, élu sur les listes d’Europe écologie. « A partir du moment où il n’y a qu’un accord de gestion, nous estimons que l’élection de Jerzy Buzek n’est plus politique, mais relève du symbolique ». Car les Verts critiquent en effet la ligne du nouveau président sur « la libéralisation de l’agriculture », ou sur les thématiques environnementales. « Mais c’est le premier président du Parlement issu d’un pays de l’Est, quelqu’un qui a été des premiers combats de Solidarnosc ». Pas sûr, explique notre interlocuteur que dans deux ans, les Verts votent pour un candidat socialiste, Martin Schultz, qui ne revêt pas le même caractère symbolique.

Surprise du scrutin, Eva-Britt Svensson obtient 89 voix. Soit bien « plus que les 32 membres de la GUE présents » hier matin, se réjouit Lothar Bisky président de la Gauche unie européenne. Certains socialistes et Verts, ont donc voté pour la candidate, membre du Parti de gauche suédois (voir page suivante). Au total, l’équivalent d’un tiers de voix de gauche se sont portées sur la seule candidature opposée à la cogestion. « Nous voulions montrer notre priorité pour le social, et avoir une présidente qui travaille à l’égalité entre homme et femmes », poursuit-il. Pendant que socialistes et verts votaient pour Jerzy Buzek, ils pestaient dans les couloirs contre la proposition des Vingt-Sept de faire réélire José-Manuel Barroso (PPE) à la tête de la Commission.

extrait d'un article publié dans l'Humanité

21 mai 2009

Malaise au NPA

L’option anti-unitaire de la direction contestée par des militants qui créent une structure en interne.

Le congrès constitutif du Nouveau Parti - anticapitaliste (NPA), en janvier dernier, avait laissé un goût amer chez les militants de l’ex-LCR, en désaccord avec le refus de participer à une campagne unitaire dans le cadre du Front de gauche. Christian Picquet, porte— parole du courant Unir, favorable à des listes communes avec le PCF et le PG, avait rassemblé sur sa motion 16 % des congressistes. Dans la foulée, ce militant de la LCR depuis trois décennies avait été sèchement débarqué de la direction du nouveau parti. Picquet et ses camarades ont créé l’association Gauche unitaire, qui est devenue la troisième composante du Front de gauche, aux côtés des communistes et du Parti de gauche.

La fièvre n’est pas retombée, bien au contraire, dans les rangs du NPA. Dimanche, les militants hostiles au solo électoral d’Olivier Besancenot ont décidé de se structurer en interne pour défendre leurs aspirations unitaires. Parmi les initiateurs, le militant syndical Yann Cochin, interrogé par l’AFP, qui estimait que le refus de rallier le Front de gauche est un péché de jeunesse d’un parti qui veut se compter en s’appuyant sur la popularité de son leader. Or le scénario semble, pour l’heure, ne pas évoluer conformément aux espoirs de la direction du NPA. En dépit, jusqu’à présent, d’un boycott médiatique sur la campagne qu’il a engagée dès le début de l’année, le Front de gauche, parti de très bas dans les sondages, gagne des points régulièrement ces deux dernières semaines, tous instituts confondus, alors qu’un mouvement inverse est observé pour le NPA.

La direction du parti d’Olivier Besancenot est-elle en train de payer une erreur d’analyse ? Elle a souhaité réitérer l’expérience de la présidentielle en profitant du - soutien politico-médiatique consenti à son leader. Mais le relatif succès d’Olivier Besancenot avait été obtenu dans un contexte d’éclatement et de division de la gauche antilibérale. La situation a complètement changé en 2009 : avec le Front de gauche, une offre politique unitaire s’est constituée, avec un projet pour changer l’Europe et une volonté d’agir au Parlement européen. Dès lors, de nombreux électeurs et militants ne comprennent pas que, face à une crise sans précédent dont la droite et le grand patronat veulent faire payer le prix au monde du travail, le NPA ne prenne pas sa part dans un combat commun.

Jean-Paul Piérot

17 mai 2009


GRAND MEETING

mardi 2 juin 2009

20h30

salle Valentin Haüy

Amiens


en présence de Marie George BUFFET

et de Jacky HENIN,
tête de liste du Front de Gauche pour notre circonscription

25 avril 2009



ORGANISÉ PAR LES JEUNES COMMUNISTES DE LA SOMME
Dimanche 26 avril à 16h00

salle Louis Aragon à Camon

Projection du film de Jean-Pierre Denne consacré à Jean Catelas

entrée libre

28 mars 2009

Ce qui ne passe jamais à la télévision de Sarkozy:

Le meeting qui a réuni 6000 personnes au Zenith à Paris le 8 mars:
(copier et coller le lien dans votre barre de navigation)

http://www.dailymotion.com/video/x8mk3o_resume-du-zenith-du-8-mars-2009_news


Une interview de Christian Piquet membre du NPA qui a rejoint le Front de Gauche:

http://www.dailymotion.com/video/x8ngsi_christian-picquet-npa-rejoint-le-fr_news

24 février 2009




Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. Le chômage connaît une hausse record. Le pseudo « plan de relance » de Nicolas Sarkozy est un échec complet. D’ailleurs les Français ne lui font plus confiance. Le 29 janvier dernier, une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle a rassemblé plusieurs millions de personnes, d’autres se préparent. Et pourtant, Sarkozy ne veut rien changer à sa politique.

Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin 2009 représentent une étape dans la résistance à la politique de Sarkozy et pour construire une Europe sociale, démocratique et pacifiste.

L’enjeu est clair. Soit rien ne change en Europe avec la poursuite des politiques libérales actuelles et c’est l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit nous nous rassemblons sur des grandes orientations résolument à gauche pour changer d’Europe.

En 2005, nous avons dit NON à l’Europe de la concurrence libre et non faussée.

Non à l’Europe des technocrates, du dumping social et fiscal, de la dictature de la Banque européenne, de l’alignement sur l’OTAN…

En 2009, nous voulons construire l’Europe dont nous avons besoin :
  • Une Europe sociale, écologique et démocratique.
  • Une Europe efficace contre la crise.
  • Une Europe de l’égalité notamment entre les femmes et les hommes.
  • Une Europe débarrassée des dogmes libéraux et des réflexes capitalistes.
  • Une Europe force de paix.

C’est l’objectif du Front de Gauche initié par le PCF et le Parti de Gauche. Par-delà nos différences, nous savons que la crise du capitalisme que nous traversons est porteuse de tragédies si nous n’apportons pas d’alternative face à l’urgence sociale, démocratique, écologique et pour la paix sur notre continent.

Le Front de Gauche s’adresse donc à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne.

7 février 2009

Sarkozy minable face à la crise

Nicolas Sarkozy s’est exprimé jeudi dernier dans le cadre d’une émission spéciale « Face à la crise ».

Les français se sont mobilisés en masse le 29 janvier dernier pour leurs salaires, leurs emplois et les services publics. Le Président se devait d’être au rendez-vous de ces attentes. A n’en pas douter, une très forte déception domine toutes celles et ceux qui ont écouté le Président de la République. Elle fera grandir la mobilisation sociale dans les jours à venir.

La seule mesure concrète annoncée face à la crise est la suppression de la taxe professionnelle, c’est à dire un nouveau cadeau aux entreprises. On croit rêver !

Toutes les forces de gauches, tous les syndicats et l’immense majorité des français estiment que ce n’est pas au monde du travail, à la population, de payer la crise. Ce n’est visiblement pas l’opinion du Président de la République qui promet tous les sacrifices à l’immense majorité des français.

Nicolas Sarkozy a troqué ses habits d’hyperprésident contre ceux de simple commentateur. Dans une émission intitulée « face à la crise », le seul qualificatif de la prestation présidentielle qui vient à l’esprit, c’est minable.

Le Président a déclaré qu’il avait le sens du ridicule... Tant mieux, il l’a été ce soir.

29 décembre 2008

Halte à l’ agression israélienne à Gaza
Solidarité avec le peuple palestinien


L'horreur, jusqu'où?
L’ offensive militaire israélienne à Gaza, d’ une violence jamais vue, suscite une très grande émotion et une indignation légitime. C’ est une punition collective particulièrement meurtrière, un crime de guerre selon la 4ème Convention de Genève, qui est perpétré contre le peuple palestinien ! Personne ne peut croire que cette agression dévastatrice pourrait – comme le prétendent les dirigeants israéliens – conduire au rétablissement de la sécurité. Au contraire, en agissant ainsi les autorités israéliennes choisissent l’escalade. Jusqu’où ?

Un blocus contre le peuple palestinien
Quelles sont les vraies causes de cette crise dramatique ? Le peuple de Gaza étouffe depuis des mois sous un blocus économique, un véritable siège, aux conséquences sociales terribles. Plus de 50% des habitants de la Bande de Gaza sont au chômage. Sans eau, sans électricité, sans ravitaillement normal en denrées de base, la vie quotidienne est devenue un enfer. Aucun peuple ne pourrait supporter un tel traitement et une telle volonté d’ écrasement et d’ humiliation.

Tout le peuple palestinien, en Cisjordanie comme à Gaza, est visé par cette politique inhumaine qui accompagne un processus de colonisation permanent des terres palestiniennes, avec la construction d’un mur d’ annexion qui coupe des villages, détruit des cultures, ruine des familles…

Les résolutions de l’ONU doivent être appliquées
Toutes les conditions d’ une crise majeure ont été ainsi entretenues durant des mois par Israël dans le mépris affirmé des résolutions des Nations-Unies et du droit international. Le gouvernement israélien n’ a respecté aucun des engagements pris depuis des années en sabordant le processus de paix lancé au début des années 90, en refusant l’ initiative de paix arabe. La tragédie d’ aujourd’hui est le fruit de cette stratégie et du soutien que les Européens , dont la France, et les Etats-Unis ont généreusement octroyé à Israël. Nicolas Sarkozy est même allé très récemment jusqu’à encourager le gouvernement de Tel Aviv en rehaussant le statut d’ Israël dans son association avec l’ Union européenne !

Ça suffit ! Halte aux bombardements !
L’ agression israélienne doit cesser immédiatement.
Les autorités françaises et européennes doivent exiger d’ Israël l’ arrêt des opérations militaires, la levée du blocus de Gaza, le retour à la négociation, l’ application des résolutions des Nations-Unies pour un règlement garantissant notamment le retrait des territoires occupés, le démantèlement des colonies et du mur. L’ accord d’ Association Union européenne/Israël doit être suspendu, comme l’avait demandé le Parlement européen il y a déjà quelques années, tant qu’ Israël ne s’ engage pas clairement dans cette voie.

La sécurité ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit
La sécurité pour tous – Israéliens et Palestiniens – ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit dans la perspective d’un règlement politique. Le PCF appelle toutes les forces attachées à une paix véritable à s’ exprimer et agir dans cet esprit, à s’engager ensemble pour la justice, dans la solidarité avec le peuple palestinien.

22 décembre 2008



Succès de la manifestation chez le ministre Woerth malgré un déploiement policier impressionnant !
Après avoir tenté d’intimider les organisateurs du rassemblement du 20 décembre à Chantilly dont il est le maire, après avoir diffusé dans toutes les boites à lettre de sa ville un tract de " la municipalité" pour "condamner fermement cette action qui politise de façon abusive un moment de joie et de fêtes" (sic), le ministre du Budget Woerth ( l’homme du "bouclier fiscal" pour les riches ) a fait déployer des forces de police considérables pour entraver une manifestation pacifique.

Cette mobilisation policière face à une manifestation citoyenne parfaitement calme est tristement symbolique d’une dérive grave visant à réprimer toute initiative de résistance aux projets gouvernementaux.

Rappelons que sur une initiative des conseillers généraux communistes, un appel avait été lancé par le PCF, le PS et le PRG " à tous ceux qui souffrent de la politique du gouvernement " à venir se rassembler devant la mairie du ministre, pour dire " régressions, provocations, destructions, ça suffit ! " et l’empêcher de passer un Noël tranquille.

Préparée en quelques jours seulement, ce rassemblement a connu un succès dépassant les espérances de ses organisateurs, avec plus de 500 manifestants à quelques jours de Noël, ce qui en dit long sur le mécontentement qui s’accumule devant les dégâts de la politique de l’UMP et aussi sur la volonté que des mobilisations unitaires s’organisent pour riposter.

Parmi les manifestants présents outre de nombreux élus de gauche de toutes sensibilités parmi lesquels les conseillers généraux communistes Gilles Masure, Alain Blanchard et Patrice Carvalho, les maires communistes Jean-Pierre Bosino, Serge Macudzinski, Jean-Luc Dion, tous avec leur écharpe, ainsi que des dizaines d’autres élus communistes de plusieurs localités, on notait une présence forte de la CGT du Bassin creillois, des salariés de l’usine Akzo-Nobel de Montataire menacés de licenciements, de représentants des comités de défense des hôpitaux publics de Creil et de Clermont, d’enseignants, de militants associatifs, et évidemment de militants communistes, socialistes, radicaux ou du npa.

Un "père Noël des riches" , avec la figure de Sarkozy, et portant dans sa hotte de nombreux cadeaux aux privilégiés qu’il a déposé devant la mairie de Chantilly, a eu beaucoup de succès parmi les manifestants ... même si ceux-ci ne croient plus depuis longtemps au "père Noël" ayant appris qu’il ne fallait pas attendre que les choses descendent du ciel toutes seules mais qu’il valait mieux lutter pour les obtenir !

Tous se sont donnés rendez-vous pour de prochaines mobilisations (à commencer par la grande journée d’action syndicale du 29 janvier) , encore plus importantes, et pourquoi pas une nouvelle fois à Chantilly où cela parait déplaire beaucoup aux princes qui nous gouvernent.

article et photos de la Fédération P.C.F. de l'Oise

17 décembre 2008


Depuis plusieurs semaines, la mobilisation grandit sous des formes multiples dans le pays contre les réformes rétrogrades menées par le ministre Darcos à tous les niveaux du système éducatif.

Toutes ces réformes sont imposées sans tenir compte de l’avis des professionnels de l’éducation, enseignants ou chercheurs, pas plus que celui exprimé par les parents ou les élèves eux mêmes. Chaque fois, ces réformes s’accompagnent, voire justifient des dizaines de milliers de suppressions d’emplois de toutes catégories de personnels, notamment enseignants, qui compromettent gravement le bon fonctionnement des services.

Après la privatisation rampante des universités sous couvert d’autonomie, c’est en réalité la mise à mort du service public de l’éducation nationale qui est ainsi en marche, le processus de dégradation continue de la qualité des enseignements délivrés ainsi poursuivi étant destiné, en réalité, à justifier au moment propice la privatisation de pans entiers du système éducatif.
Le PCF soutient les actions engagées par les enseignants, parents, lycéens et étudiants de jour en jour plus nombreux à s’insurger contre cette politique injuste, irresponsable et destructrice.

Une autre politique éducative est possible et nécessaire, pour la réussite scolaire de tous les jeunes. C’est aux citoyens de décider de ce que doit devenir leur école : Il faut, d’urgence, que cette voix soit entendue ! Les mobilisations ont permis un premier recul du ministre Darcos tant sur la forme que sur le fond. Si rien n’est pour l’instant définitif, c’est un encouragement pour poursuivre l’action et le débat sur la nécessaires transformation du système éducatif.

22 novembre 2008

SURPRENANT D'ACTUALITE !
" Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine
puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de
l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait
rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène :il fait rage, il
touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ;
il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement
perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide. L'homme qui, après sa
prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste
avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne,
ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui
l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des
caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et
qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on
le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque
surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui
rit aunez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que
celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé".

Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "
Réédité chez Actes Sud

27 octobre 2008


La crise financière a déjà des conséquences énormes. Nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle grande dépression mondiale. Depuis des années, nous vivons une très grave crise sociale, faite de chômage, de précarité, de bas salaires, et de reculs de tous nos droits sociaux.
Dix fois, on nous a annoncé « le bout du tunnel».
Mais tout s’aggrave.
On nous parle de « moraliser le capitalisme ». Autant vouloir apprivoiser un requin. C’est le système lui-même qui est en cause. Un système obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement sans limite de quelques uns au détriment du développement de chacun.
Un système qui va de crises en crises : sociale, alimentaire, écologique, financière…
Un système qui nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves.
Ce qui se passe aujourd’hui n’a rien à voir avec une prétendue « dérive » du capitalisme.
C’est son aboutissement logique.
A force d’orienter tout l’argent possible vers la finance et la spéculation, l’économie réelle est asphyxiée. Et ça finit nécessairement par exploser.
Il faut faire autrement, changer de logique en commençant à transformer profondément le capitalisme. Plutôt que la Bourse, il faut privilégier la vie.
Et si on considérait par exemple l’augmentation des salaires, l’éducation et la recherche, le développement et l’amélioration des Services Publics, toutes les dépenses utiles aux femmes et aux hommes comme des solutions plutôt que des problèmes ?
Le Parti Communiste met des propositions en débat. Il appelle tous les citoyens à en débattre avec les forces de gauche qui le souhaitent et à se mobiliser tous ensemble pour exiger immédiatement de vraies solutions à la crise.
Le samedi 27 septembre 10.000 personnes ont répondu à l'appel du Parti Communiste Français pour marcher du MEDEF à l'Elysée et réclamer une hausse immédiate des salaires et des pensions de retraites.

5 octobre 2008




Dimanche 28 septembre, les communistes étaient rassemblés au cimetière Saint-Acheul d'Amiens pour rendre hommage à la mémoire de Jean Catelas, député communiste guillotiné par la barbarie nazie et le pouvoir pétainiste et aux résistants tombés dans leur combat héroïque. Richard Sanchez, membre du Comité National du P.C.F. et Patrick Kasmareck, pour le mouvement de la Paix, ont prononcé une allocution lors de cette cérémonie.

17 septembre 2008


ça ne peut plus durer !


Les Français font de l’augmentation du pouvoir d’achat la grande question de cette rentrée. Tous, à part les bénéficiaires des cadeaux du Président, se trouvent en difficulté.

Pour la première fois, les Français voient bien qu’ils vivront moins bien que leurs parents. Les fins de mois sont compliquées à boucler, beaucoup se sont privés sur les vacances et s’interrogent sur la simple possibilité d’élever dignement leurs enfants. De fait, un nombre toujours plus grand de ménages est plongé en situation de réelle pauvreté. La précarité et le temps partiel imposés principalement aux femmes explosent. 10% des Françaises et des Français vivent avec 845 euros par mois en moyenne !

C’est un scandale dans un pays aussi riche et développé que le nôtre.

C’est possible de faire autrement !

En dix ans, les profits sont passés du quart au tiers du Produit Intérieur Brut (la richesse créée). Et, en contrepartie, le pouvoir d’achat populaire a baissé d’autant !

Le capital s’enrichit au détriment des salaires et s’investit de plus en plus dans la financiarisation et la spéculation. Les profits du CAC 40 explosent et les revenus des grands patrons sont faramineux. La fortune de Bernard Arnault est de 17,6 milliards d’euros, elle a doublé en 10 ans. Chaque année, 65 milliards de subventions ou d’exonérations fiscales sont distribuées aux entreprises sans aucune évaluation de leur utilité sociale.

Le pouvoir d’achat, c’est la condition pour relancer l’économie !

Certains experts affirment que la hausse du pouvoir d’achat risque de relancer la hausse des prix ! De qui se moque t-on ? Les salaires, les retraites stagnent depuis de longues années et les prix ne cessent de monter. Au contraire, une hausse du pouvoir d’achat, ce serait bon pour relancer l’économie, pour équilibrer les comptes de la sécu, pour s’attaquer en grand au chômage. C’est ce que reconnaissent un nombre grandissant d’organismes officiels comme l’OCDE.

Alors, ensemble, faisons-nous entendre du gouvernement et du MEDEF.


26 mai 2008

DE QUOI DONNER DES IDEES !

Pour limiter l’ampleur de la crise financière, la Banque Européenne a injecté 250 milliards d’euros dans le circuit monétaire et bancaire. Qu’autant d’argent puisse être mobilisé pour voler au secours des banques spéculatrices montre la masse énorme dont on pourrait disposer pour le bien des populations.

On pourrait ajouter les quelques 27 milliards d’euros annuels d’exonérations de cotisations patronales? De quoi donner des idées ...

Des caisses sont pleines

Celles de l'état sont vides dit Sarkozy. Pourquoi , alors, à peine élu, a-t-il fait cadeau d'une quinzaine de milliards (l' équivalent du déficit de la sécu) aux plus riches contribuables et consenti en leur faveur les diminutions d’impôts (I.S.F.) ?

Il y a en France des caisses bien pleines. Les salaires des patrons du CAC 40 ont, en 2007, progressé de 4,8%. Leur rémunération moyenne est de 2,26 millions d'euros avec des pics à 4,22 millions d'euros pour M. Rollier (Michelin),4,2 pour M.Arnault(LVMH) ou 4,05 pour M. Agon (L'OREAL) et pour le fameux M. Mittal 2,3 millions d'euros ! Chaque fois ne pas omettre de rajouter les stock-options (actions au rabais) et actions gratuites .

Pour les dépenses présidentielles, voyage en yacht aux frais dit-il de M.Bolloré ? 200.000 euros de décoration élyséenne pour une intervention télévisée, une majoration de 140% du salaire présidentiel : les caisses de l'état ne sont jamais vides pour le PDG de l’Elysée !

Qui pompe qui ?

En 2002, pour un litre d'essence sans plomb, l'état percevait 0,70 euros. En 2007 il en percevait 0,90 euro soit +28%. Le montant de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (T.I.P.P.) est fixé par la loi de finances votée par le parlement.

Quand il augmente, la T.V.A. suit...

Grâce à la flambée du prix du pétrole, TOTAL se porte bien :il a annoncé un bénéfice en hausse de 9% au premier trimestre soit 3,250 milliards d'euros...

En dollars (puisque c'est dans cette devise que se traite ce genre d'affaires), le résultat progresse même de 24%.

Pour calmer la légitime colère des pêcheurs le gouvernement va leur octroyer une aide de 110 millions d’euros prise sur nos impôts. Mais pourquoi n’impose-t-il pas plutôt Total ? Quand il s’agit de soutirer de l’argent aux gens modestes, l’équipe Sarkozy n’est jamais à court d’idées.

«Roule à vélo » conseille la ministre Lagarde.

Sarkozy,

la droite

et le pouvoir personnel

En 2005,les français disent non au traité européen. Elu, Sarkozy concocte un «mini-traité» qui reprend les dispositions principales du texte refusé et le fait passer à Lisbonne sans avoir consulté le pays Le 13 mai dernier, les députés refusent la loi sur les OGM. Sarkozy, pas content, annonce qu'elle sera votée quand même.

Eh oui, Sarkozy a besoin de davantage de pouvoir pour faire passer sa politique : d'où ce projet de modifier la constitution en vue de renforcer encore le pouvoir présidentiel et de diminuer d'autant celui du parlement.

En son temps, de Gaulle, qui s'y connaissait, avait forgé la cinquième constitution qui donne de très larges pouvoirs au président, au détriment de la représentation nationale. Ce n'est pas assez pour Sarkozy !

Pourtant, on peut le mettre en échec :une modification constitutionnelle doit recueillir les trois cinquième des voix des sénateurs et députés réunis en congrès.

La droite ne les a pas !

Unis contre cette manceuvre , élus communistes, socialistes, verts et autres démocrates peuvent donc freiner le pouvoir sarkoziste ... sauf compromis

A surveiller !

Quantité de citoyens qui ont voté Sarkozy en 2007 déchantent et voudraient comprendre.

Il serait le Président du pouvoir d'achat, disait-il !

Il est celui de la hausse des prix : plus de 3% en un an ! Les pâtes, le lait, la viande, les œufs, l'essence, le gaz, des envolées pour les fruits et les légumes bien au-delà des habituelles variations saisonnières avec pour résultat la chute de la consommation des ménages de 1,7% pour le seul mois de mars !

La santé coûte de plus en plus cher : des médicaments non ou moins remboursés, les 0,5 euros par boîte, l’euro au médecin conduisent certains à renoncer à des soins et installent en France une médecine à deux vitesses.

« Qui ne peut pas mettre 0,50 euros par boîte de médicament ? » dit la ministre Madame Boutin.

Ajoutons : la modification des allocations familiales, la menace sur la carte famille nombreuse S.N.C.F, l'allongement des annuités de cotisations de retraite à 41 ans en attendant pire avec, pour conséquence, un abaissement des pensions versées !

Et pour faire face, une revalorisation du S.M.I.C de moins de un euro par jour.

« Les caisses sont vides » brame Sarkozy.

Mais il propose des remèdes

Travailler plus !

Faire des heures supplémentaires, sauf que c'est le patron qui en décide pas tellement le salarié qui n'a pas beaucoup son mot à dire. Pas plus que dans le choix d'un temps partiel, de l'horaire, ou dans le licenciement.

Au prétexte de simplification, réécrire le code du Travail et en profiter pour introduire une dérèglementation du temps de travail envisagé non plus sous l'angle de la santé et des nécessaires repos mais sous celui d' un contrat entre patron et salarié Contrat où le rapport des forces est rarement en faveur du salarié ! Ou pour faciliter la concurrence favoriser l'installation de grandes surfaces. Leurs actionnaires ne demandent pas mieux. Quelques petits commerces disparaîtront. Il n'est pas sûr que ça fasse baisser les prix.

Ne pas oublier de culpabiliser le consommateur: il ne sait pas acheter. Qu'il court donc de Carrefour à Géant, d'Inter à Leclerc ou à Auchan repérer ici le prix d'un truc, là celui d'un machin: il a le temps et peut brûler du carburant pour faire de bonnes affaires.

MUNICIPALES ET CANTONALES :

UNE LOURDE SANCTION

POUR LA DROITE

Les dernières élections municipales et cantonales ont vu dans notre département une victoire sans appel des forces de gauche unies. Ainsi Abbeville et Péronne sont perdues pour la droite et Amiens, la capitale régionale, a dit adieu à Gilles de Robien, ancien ministre des radars fixes et de la méthode syllabique de Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac. Les Amiénois ont sans ambigüité, sanctionné les excès architecturaux, le manque de démocratie locale et une politique de logement réservée aux Amiénois les plus fortunés.

Le département est aussi passé à gauche après des décennies de gouvernance à droite.

En ce qui concerne Camon, notre commune, le score de 72% dès le premier tour pour la liste d’union de la gauche et d’initiative citoyenne conduite par Jean-Claude Renaux marque de façon indiscutable l’approbation de la politique menée depuis 2001 et le rejet d’une droite municipale qui a montré les dégâts qu’elle pouvait produire entre 1995 et 2001.

Si bien sûr il s’agissait là de scrutins locaux, il est impossible d’ignorer leur portée nationale. Le président Sarkozy qui depuis son élection est plus le représentant du MEDEF que des Français a été sévèrement sanctionné par le vote de nos concitoyens. Le défenseur du pouvoir d’achat des PDG, des gros actionnaires et de son propre salaire voit son arrogance battue en brèche par les urnes.

Mais, peu importent pour lui ces résultats, il continue et va continuer sa mission de destruction des services publics, maintenir les salaires au plus bas tout en laissant filer les prix pour le plus grand bénéfice du patronat et réduire systématiquement tous les acquis sociaux dont bénéficient les Français.

Cette situation rend d’autant plus urgente la construction d’une alternative de gauche porteuse de progrès social pour les jeunes, les salariés et les retraités. Les communistes, conscients que les divisions et les ambitions personnelles ne servent que la droite au pouvoir, mettront toute leur énergie dans l’élaboration de ce projet unitaire nécessaire au peuple de France.

19 janvier 2008

Prestidigitateurs européens : un troisième référendum escamoté ?

En mai 2005, les Français, tout comme les Camonois refusaient majoritairement le traité de Constitution Européenne élaboré par M . Giscard d'Estaing.

Ils refusaient cette « concurrence libre et non faussée» prônée par ce capitalisme qui conduit aux délocalisations, aux régressions sociales, aux décisions prises au plus loin des gens et à la dépendance de l'O.T.A.N.

Les Français laissaient ainsi la place pour une Europe pacifique, sociale, génératrice de progrès, aux institutions démocratiquement élaborées et susceptibles de perfectionnement : en un mot, tout ce qui déplait aux puissances d'argent.

On comprend que dès son élection, Sarkozy se soit employé à transformer en oui le non des Français. Il peut, clame -t-il, effacer le résultat du référendum, puisqu'en votant pour lui les électeurs ont, du même coup, approuvé tout ce qui figurait à son programme... donc la remise en place du projet de constitution ! Etrange conception de la démocratie qui fait de l'élection d'un Président l'approbation sans appel de toute ses affirmations de campagne !

Il lui suffit de brandir un « nouveau » texte, un «mini-traité »dit-il, sauf que ce traité nullement simplifié, mais au contraire alourdi de 296 amendements, 51 déclarations et autres, volontairement illisible pour le commun des mortels reprend toutes les dispositions du traité de 2005 et que M Giscard d' Estaing reconnait comme son enfant .

Il lui suffit de faire passer cette nouvelle mouture par la voie parlementaire : facile puisqu'une majorité de droite lui est acquise tant à l'Assemblée Nationale qu'au Sénat; La droite européenne se frotte les mains, quitte à trouver une autre combine pour escamoter le vote des Pays Bas.

Mais il y a un os.

Le Conseil Constitutionnel a jugé que la France ne pouvait adopter le traité Sarkozy sans une modification de la constitution de la 5ième République car de nombreux articles du traité Sarkozy s'apparentent trop quand même au projet de 2005. Seule une nouvelle consultation populaire peut revenir sur la décision référendaire.

Qu'a cela ne tienne pense Sarkozy ... Il n'y a qu'a modifier la constitution française. D'où le Congrès qui réunit le 4 février à Versailles députés et sénateurs.

Problème pour les sarkozistes si au Congrès les trois cinquièmes des parlementaires présents ne votent pas la révision constitutionnelle : le Président est contraint de convoquer un référendum.

Autrement dit, si les parlementaires de gauche, dans leur diversité et quelles que soient par ailleurs les opinions sur le traité, réclament que la démocratie soit respectée, ils créent les conditions pour convoquer un nouveau référendum. Le parlementaire qui s'abstient ou oublie d'aller à Versailles facilite l'opération Sarkozy.

A nous de le rappeler à nos élus.

20 novembre 2007

Le conseil municipal de Camon, réuni le 19 novembre 2007 , vote une motion de soutien aux salariés des usines Goodyear et Dunlop:
"La commune de Camon compte parmi ses habitants de nombreuses familles concernées par les terribles menaces qui pèsent sur ces deux entreprises.
La fermeture de ces entreprises entraînerait la disparition de plus de 5000 emplois directs et indirects.
Parce que le résultat du référendum ne convient pas à la direction, celle-ci, faisant preuve d’une arrogance et d’un mépris total des salariés, refuse de reprendre les négociations.
Pire, se livrant à un scandaleux chantage à l’emploi, elle emploie la menace d’une délocalisation des productions et la fermeture des sites Amiénois.
Le Conseil Municipal de Camon réuni ce lundi 19 novembre tient solennellement à exprimer son soutien aux salariés en lutte pour l’emploi et à leurs familles.
Il exige des pouvoirs publics, en particulier du Préfet représentant de l’Etat, qu’ils mettent tout en œuvre pour que les directions de Dunlop/Goodyear reprennent les négociations avec les organisations de salariés.
L’argent existe dans ces entreprises pour procéder aux investissements nécessaires pour le maintien et le développement des productions et de l’emploi.
Il est temps que ce chantage à l’emploi cesse et que l’avis des salariés soit respecté."

Cette motion a été approuvé par l'ensemble des conseillers municipaux, sauf Daniel Varlet probable futur colistier de Reynald SPICER, militant U.M.P., candidat aux municipales 2008.

5 novembre 2007


Le 5 novembre, les militants et les élus communistes vont à la rencontre des salariés de DUNLOP et GOOD YEAR pour faire signer une pétition contre la fermeture des deux sites industriels.

30 octobre 2007

GOODYEAR - DUNLOP

UN CHANTAGE A L’EMPLOI SCANDALEUX

Vous avez exprimé à 64,55% votre rejet du plan patronal destructeur d’emploi et d’accentuation de la pénibilité du travail.

Un vote des salariés, organisé sous un chantage patronal qui aujourd’hui accuse, fustige, bafoue et criminalise votre expression majoritaire.

Les patrons dénoncent : « vous allez avec ce vote fragiliser durablement les deux sites… ».

Aujourd’hui les directions menacent de jeter à la rue 700 à 900 salariés. C’est profondément scandaleux. !

C’est toujours une seule et même logique qui guide les directions : la course effrénée aux profits au détriment de l’emploi.

Une nouvelle fois les patrons éclatent un pneu !

Les salariés de Goodyear et Dunlop ne sont pas de la chair à patron. Il est temps que cesse le chantage à l’emploi et que le choix démocratique exprimé par les salariés soit entendu.

Messieurs les patrons vous devez retourner à la table des négociations.

Il est temps que les bénéfices générés par les salariés servent à la modernisation de l’outil de travail sans le recours à l’habituelle casse des emplois.

L’argent existe, il doit être utilisé au service des femmes et des hommes, de l’emploi, du développement de l’outil et des conditions de travail.

18 février 2007


Marie-George Buffet à Camon

Le 13 octobre Marie-George Buffet est venue à la rencontre des Camonois le temps d’un court débat où plusieurs de nos concitoyens ont pu l’interroger sur les enjeux essentiels de la campagne présidentielle.

Plus tard dans la soirée, elle a rejoint Flixecourt où 700 militants et sympathisants l'attendaient pour un grand repas fraternel.

28 septembre 2006


LA FEDERATION DE LA SOMME DU PARTI COMMUNISTE REND HOMMAGE AUX RESISTANTS
Beaucoup d'émotion et de dignité lors de la cérémonie Jean Catelas, député communiste guillotiné en 1941par l'état vichiste aux ordres des nazis. Brigitte Dionnet, membre du collège exécutif du P.C.F. a déposé une gerbe avec M. Arrachart petit fils du grand résistant.
Service public ou intérêts privés ?

En décidant de présenter un projet de privatisation de GDF devant le Parlement mi-septembre, le gouvernement revient sur son engagement de 2004, voté par sa propre majorité et n’autorisant pas l’Etat à descendre sous la barre des 70% dans le capital de GDF. Si demain, une étape majeure et supplémentaire de la privatisation de GDF était franchie, les tarifs du gaz s’envoleraient encore. Ainsi que les bénéfices et la rémunération des actionnaires.

Vouloir fusionner GDF et Suez, ce n’est pas mettre à l’abri, l’ensemble, d’une OPA hostile. Ce n’est pas en faire un grand groupe gazier : l’activité gaz de Suez ne représente que 25 % de celle de GDF. C’est en revanche vider les caisses du service public GDF pour les actionnaires de Suez. C’est supprimer les emplois en doublon dans les deux entreprises comme c’est le cas pour toutes les fusions. C’est accepter les contreparties demandées par Bruxelles dans sa lettre de “ griefs ” et céder à la concurrence des activités importantes de l’ensemble fusionné.

Il faut, dit le gouvernement, fusionner producteur de gaz (GDF public) et producteur d’électricité (Suez privé, depuis 1987) pour former un fort groupe privé, susceptible de concurrencer les gros producteurs européens. Question : que deviendra dès lors EDF face à ce nouveau groupe privé ? EDF qui produit de l’électricité mais pas de gaz ? Il faudrait la privatiser à son tour ! Et voilà comment en trois opérations on transformerait 3 sociétés publiques en sociétés privées.
La bonne solution est évidente et consiste à regrouper EDF et GDF en un grand groupe public susceptible de consolider en maintenant l’indépendance énergétique du pays et en conservant aux Français des prix raisonnables.
Ce qui n’empêcherait pas , par ailleurs, de rechercher avec les autres pays des coopérations fructueuses dans le cadre d’une politique européenne de l’énergie.

Puisqu’on parle Europe, rappelons que la commission européenne met son nez dans nos affaires de gaz. Elle a adressé au gouvernement une lettre de « griefs » que ce dernier veut camoufler même aux députés. Quels sont ces « griefs » ?

Les contrats d’achat de gaz à long terme pratiqués par GDF sont un avantage certain qui permet des prix inférieurs à ceux du marché. Il faudrait les supprimer :le consommateur paiera !

GDF produit du gaz mais en effectue aussi le transport, le stockage, possède des terminaux méthaniers et son réseau de distribution. La commission veut supprimer cette verticalité et que soient revendues au privé ces activités. Un comble: ces cessions d’infrastructures pourraient aboutir à ce que la nouvelle entité GDF-Suez soit plus petite que le GDF actuel.

Qu’au nom de la libre concurrence, les prix ne soient plus réglementé car il ne faut pas maintenir un niveau inférieur à celui du marché. Là encore le consommateur paiera!
Et l’on retrouve la nocivité de cette politique européenne bien dans l’esprit du projet de constitution de mai 2005. L’on retrouve aussi de la part du gouvernement la volonté de cacher aux Français la réalité des choses !
Livret A, Bruxelles encore !

La commission européenne condamne la distribution du livret A par la poste et les Caisses d’Épargne. Elle est sensible à l’appel des grandes banques privées qui lorgnent sur la manne du livret A et voudraient vendre des produits plus rentables à leurs yeux. Elles voudraient aussi assécher le financement à bas brix du logement social pour lui substituer des prêts bancaires à taux plus élevés.
Où M. Breton fait-il son marché ?

Essence, fioul, gaz, timbre, baguette de pain, loyers, nombre de médicaments non remboursés, fruits et légumes augmentent leurs prix cependant que stagnent les salaires. Tout cela traduirait une augmentation du coût de la vie de 2,45%.

Mais où donc le gouvernement va-t-il pêcher ses chiffres?

11 septembre 2006

Les exigences de la patronne des patrons

Madame Parisot, au nom du MEDEF demande que l’état ne se mêle pas des relations patronat-salariés ( salaires, conditions de travail, licenciements) A quoi bon un code du travail ! Dans la lancée elle veut que les cotisations sociales soient supprimées pour le patron et qu’elles soient toutes reportées sur le salarié quitte à lui octroyer une augmentation de salaire qui serait vite gommée dans cette lutte du pot de fer contre le pot de terre. Par contre, l’état devrait passer à la caisse pour prendre en charge une couverture chômage se substituant au régime actuel.
Reconnaissons que la sirène du MEDEF ne chante pas pour toutes les catégories de patrons. Artisans, petits producteurs, petites, voire moyennes entreprises sont d’abord les victimes de plus grosses sociétés. La concurrence de voisinage, européenne ou mondiale, règle leur sort. Leur ennemi n’est pas la “ charge sociale ” mais la faiblesse du niveau de vie des consommateurs et la dureté des crédits bancaires .
Une France riche

Les bénéfices des entreprises du CAC 40, c’est à dire des 40 plus grandes sociétés ont augmentés en 2005 de 30% et les bénéfices qu’elles distribuent à leurs actionnaires de 27%.En tête, TOTAL avant le boom sur le pétrole a distribué 13% de plus cette année, suivi de France TELECOM qui double le dividende mais supprime 17000 emplois, ARCELOR distribue 85% de plus, DANONE 26%,le CREDIT AGRICOLE 42,4%.
Les dividendes versés aux actionnaires ont, en général, été multipliés par neuf en 20 ans, en même temps le SMIC était multiplié par 2.
CES CHIFFRES DONT
ON NE PARLE PAS
À LA TÉLÉVISION

Il y a longtemps que l’on étudie les mathématiques dès l’école élémentaire. Quelle que soit la méthode les chiffres sont têtus. Monsieur notre ministre doit les connaître mais semble trop occupé à syllaber pour les évoquer publiquement.

Une petite révision s’impose donc :
Sachant que de 2003 à 2007 les écoles comptent 194.900 élèves de plus, combien de postes d’enseignants aurait-il fallu créer pour assurer l’encadrement de classes de 23 élèves ?
La réponse mathématique est : 194 900 / 23 soit : 8473 postes

La réponse de Monsieur de Robien est : 4101 postes, soit un professeur pour 45 élèves supplémentaires !

En Picardie où les besoins en éducation sont énormes le résultat est encore plus flagrant puisque notre région s’est vu retirer plus de 800 postes en trois ans de la maternelle à la terminale.
POUR LA DROITE ET LE PATRONAT
L’ÉDUCATION NE RESTE QU’UN COÛT,
POUR LES PARENTS ET LA JEUNESSE C’EST UN ENJEU D’AVENIR

Monsieur de Robien, ministre de l’éducation aime à paraître pour un homme raisonnable et plein de bon sens. Ministre docile du gouvernement Raffarin puis du gouvernement Villepin, il n’hésite pas à s’exprimer sur les méthodes de lecture, à évoquer le bon vieux temps et à fustiger les manifestants anti C.P.E. qui n’ont pas eu la bonté d’âme d’admirer et d’accepter cette prodigieuse réforme du droit du travail qui envoyait des années de progrès social aux oubliettes.

Pour les familles la rentrée, malgré les différentes aides accordées, reste un poste budgétaire important. En ce qui concerne les étudiants, le coût du logement qui ne cesse de grimper, à cause de la pénurie de cités universitaires vient s’ajouter aux frais d’inscriptions qui peuvent s’élever de 4.400 € à 6200 € dans des écoles supérieures à Amiens et de 355 € à 613 € à l’Université selon les diplômes.

Les collectivités locales comme Camon investissent beaucoup dans l’école pour offrir à tous les enfants les chances de réussite tout comme le Conseil Régional qui attribue un chèque de 100 euros à chaque lycéen entrant en seconde.
A l’opposé, il est désolant et révoltant de constater que l’Etat gouverné par la droite se désengage de plus en plus préférant accorder l’argent public aux entreprises.

De 3 milliards d’euros en 1993, l’aide aux entreprises s’est élevée à 19,8 milliards en 2005 soit une augmentation de plus de 600% ! La France d’en haut continue à être bien servie par MM Chirac, Sarkozy et de Robien qui sont bien loin de connaître une rentrée difficile pour leur compte en banque.